Nous n’accepterons plus la transhumance politique (Par Steve Beko)

Nous n’accepterons plus la transhumance politique (Par Steve Beko)

Lorsque le Président Gbagbo accéda à la magistrature suprême en 2000, il ouvrit les bras à toutes les personnes soucieuses de contribuer au développement du pays nonobstant leur chapelle politique ou encore les propos blessants et dégradants qu’elles auraient tenus par le passé sur son compte ou celui de son parti.

Ainsi, que ce soit des militaires, de simples fonctionnaires ou encore des politiques, il pardonna à tous et leur confia des responsabilités importantes au sein de l’appareil de l’état. Au niveau des militaires, Detho LETHO qui avait été chargé de l’assassiner le 18 Février 1992 reçut des promotions importantes après avoir présenté des excuses et trouvé des justificatifs pour expliquer son attitude passée. A son propos, la Première dame Simone Gbagbo dira dans son livre Paroles d’Honneurs:

”Un officier qui depuis lors s’est repenti m’interpella et me dit : « Simone Gbagbo, tu sais qui je suis…. Tu es là au lieu d’aller faire la cuisine, tu fais des marches et tu mélanges tout dans le pays. On va faire l’assaut final avec toi aujourd’hui !»”

En ce qui concerne les politiques, Laurent Fologo ” Laurent Gbagbo sera Président de ce pays le jour que les poules auront des dents” et N’zi Paul David ” le jour Gbagbo devient président, je retourne aux champs” pour ne citer que ces deux là parmi tant d’autres atterrissent respectivement à la tête du conseil économique et social ivoirien et au cabinet du Président de la république.

Mais il faut que cela soit clair ce temps est révolu. Simplement parce que la génération qui monte n’a pas la magnanimité de Laurent GBAGBO que certains assimilent à la naïveté et nous le revendiquons. Il sera certes notre guide après sa remise en liberté mais s’il s’amusait à vouloir rappeler ces Judas, nous serions les premiers à l’envoyer en justice pour haute trahison.

Il affirmait le 15 Novembre 2000 : « Un jour viendra ou, dans ce pays, il y’aura deux camps. D’un coté celui dont le territoire et la nation se confondent pour la défense de ce que nous sommes et de l’autre, celui pour lequel, ni la nation, ni le territoire, encore moins la République que nous tentons de bâtir n’a de sens, encore moins de valeur «. Hé bien, nous y sommes et nous voulons annoncer qu’il n’y aura pas de place pour se dédire. Les arguments du genre ” ils ont pris ma famille en otage, je n’avais pas le choix, j’étais avec vous en esprit, mes avoirs étaient gelés, ma femme et mes enfants ne supportaient plus l’exil, etc. ” ne passeront pas, alors là pas du tout.

Ceux de notre camp qui parce que nous avons perdu le pouvoir ne trouvant rien d’autre à faire que de salir le FPI et le Président Gbagbo doivent savoir qu’ils ont ainsi pris un billet aller sans retour. Qu’ils se fassent assez de beurre sur notre dos car ils en vivront lorsque nous ferons tomber ce régime moribond qui décime notre peuple.

Quelles circonstances atténuantes ceux que je vois et que je n’ai pas envie de citer pourront-ils évoquer devant ces femmes et ces jeunes qui auront tenu plusieurs mois avec le minimum vital dans un camp de réfugiés?
Quels arguments vont-ils évoquer face aux jeunes étudiants ivoiriens que j’ai vu rembourrant des nids de poules ici au Ghana afin d’avoir de quoi survivre?

Ne nous leurrons pas, les allers-retours sont terminés. Chacun a son camp et assumera ses prises de positions d’aujourd’hui. Quand le moment viendra, nous frapperons dans le tas et DIEU sauvera les innocents.

Steve Beko

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