Nouvelle mutinerie dans les casernes du nord Pour 18 millions Fcfa, des ex-rebelles paralysent Bouaké depuis tôt ce matin

Nouvelle mutinerie dans les casernes du nord Pour 18 millions Fcfa, des ex-rebelles paralysent Bouaké depuis tôt ce matin

La paix en Côte d’Ivoire, ce n’est pas pour demain ! Se désole un membre de la société civile. En tout cas pas pour le régime d’Alassane Ouattara qui peine à traduire dans les actes ses propres promesses de campagne vieilles de sept ans.

Tôt ce matin les casernes de Bouaké ont encore déversé leurs soldats dans les rues. Entre 400 à 500 ex-combattants manifestent contre le régime d’Abidjan, pour exiger le paiement d’un peu moins d’une vingtaine de millions Francs cfa. « On veut 18 millions de F CFA (27.000 euros) par personne, la reconnaissance de notre grade de caporal et notre intégration dans l’armée ».

Début janvier, des anciens rebelles avaient paralysées les villes garnisons du pays avant de trouver une oreille attentive. Réclamant 12 millions soit 27.000 euros et une villa chacun selon les promesses à eux faites par Alassane Ouattara alors candidat à l’élection présidentielle de 2010 contre le président Laurent Gbagbo, ces anciens rebelles au nombre 8400, avaient perçu 5 millions Francs cfa soit 7.500 euros par tête, avec promesse de versement d’un million Franc cfa par mois sur sept mois à compter  de mars 2017. Un pactole qui met du temps à tomber dans leurs poches. Cette affaire est pendante qu’une autre montée de colère trouble le sommeil des Bouakéens.

Depuis ce matin « l’accès sud de la ville de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, point de départ des mutineries qui ont secoué le pays en janvier », selon l’AFP (Agence France presse). Letempsinfos.com apprend par la même occasion, que ces soldats mécontents diffèrent de ceux qui avaient sérieusement inquiété le régime Ouattara début janvier 2017. Il s’agit cette fois-ci de démobilisés qui n’étaient pas concernés par les primes de 12 millions que le candidat Alassane Ouattara avait promises aux anciens combattants de l’ex-rébellion dirigée alors par Guillaume Soro actuel président de l’Assemblée nationale. Alors que ce dernier se trouve à Paris (France) où il entreprend du lobbying en direction des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, pour négocier une rédemption en se débarrassant de l’image de rebelle qu’il a toujours revendiqué dans son ouvrage ‘’Pourquoi je suis devenu rebelle’’, les anciens soldats dont il était le commandant en chef, prennent encore la rue. Simple hasard ou manipulation ? Nul n’en sait rien pour le moment. En revanche, il ressort de nos sources locales à Bouaké ancien fief des rebelles du nord, que ces ‘’nouveaux’’ mutins veulent, ‘’eux aussi’’ leur part du gâteau exprimée en termes pécuniaire et attributs militaires. « On veut 18 millions de F CFA (27.000 euros) par personne, la reconnaissance de notre grade de caporal et notre intégration dans l’armée ». Indiquaient ces mutins dont un des porte-parole du mouvement de colère se nomme Amadou Ouattara. Aux cris de colère de : « notre part du gâteau ou rien ! ».

L’histoire de ces démobilisés commencent avec la rébellion de 2002. Certains parmi eux avait été intégrés dans l’armée réunifiée, pendant que d’autres ‘’profitaient des avantages’’ du DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion), un programme social qui se conclura par une grande désillusion pour la plupart de ces anciens rebelles qui ont gardé leurs armes de dotation par dévers eux. Mais ces anciens rebelles n’ont pas moins constitué une force de pression au profit d’Alassane Ouattara qu’ils ont aidé à prendre le pouvoir par la force en avril 2011 en parvenant à déloger le président Laurent Gbagbo  constitutionnellement reconnu.

Le mois derniers, un autre groupe de soldats mécontents avaient menacé de « participer aux jeux de la francophonie » si eux aussi ne recevaient par 12 millions Francs cfa. Menace à la suite de laquelle, le régime Ouattara avait dépêché illico presto une délégation d’Imams dirigée par le président du Cosim, Cheick Boikary Fofana. Mais ces guides religieux tous proches du Rassemblement des républicains (Rdr) parti politique au pouvoir présidé par le chef de l’Etat Alassane Ouattara avaient échoué dans leur mission de médiation face à la détermination des mutins.

Simplice A-G

 Source: letempsinfos.com

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