Offensive contre les «Microbes»: 122 arrêtés à Abobo et déférés

Offensive contre les «Microbes»: 122 arrêtés à Abobo et déférés

La police nationale est déterminée à éradiquer le phénomène des « Microbes » qui sévissent dans certains quartiers de la capitale économique du pays.

Le chef du District de police de la commune d’Abobo, où ces gangs ont vu naissance après la crise post-électorale, a décidé de faire de leur éradication son cheval de bataille.

Ainsi après plusieurs actions vigoureuses menées par lui et son équipe sur le terrain, il en ressort que 122 «microbes» ont été mis aux arrêts et déférés à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca), toujours à l’en croire cinq éléments de ses bandes armées ont perdu la vie lors des interventions de la police.

Pour rappel, les « Microbes » sont des bandes armées à l’arme blanche et souvent à feu, qui se constitués par groupe après la crise post-électorale de 2011, à laquelle certains ont pris part en tant que combattants, pour le fameux « Commando invisible ».

Ils sont pour la plupart âgés de 12 à 20 ans, agressent et tuent les citoyens avant de les dépouiller de leurs biens. Ils sont remarquables dans les communes, d’Abobo-gare, Attecoubé, Anyama et Adjamé.

Les populations d’Abobo s’organisent en groupes autodéfense :

Face aux attaques répétées des bandes armées (microbes) dans la commune d’Abobo, les populations prennent leurs précautions. Koaci.com a constaté depuis quelques joursqu’elles s’organisent en groupes d’autodéfense en vue de mettre fin aux attaques répétées des microbes comme c’est le cas «au carrefour mauritanien».

Selon des informations en notre possession, les habitants de ce quartier possèdent des sifflets. En cas d’agression, dès le premier coup de sifflet, les habitants mettent la main sur les agresseurs. Cette pratique a permis à l’arrestation de deux microbes dans la nuit de mardi aux environs de 20 heures.

Ces derniers à l’aide de machettes tentaient de voler dans une ruelle du quartier un habitant qui rentrait du travail. Ils ont été maitrisés par les jeunes du quartier qui sont sortis spontanément après le coup de sifflet deleur victime. Les deux agresseurs ont été battus et conduits dans le commissariat le plus proche, précise notre source.

Nous apprenions par ailleurs qu’un imam ayant dénoncé les actes d’agression des microbes lors d’un prêche dans une mosquée à Abobo a été victime d’agression et a trouvé la mort quelques jours plus tard après un séjour dans un hôpital de la place.

Notons pour finir que, Si l’action de la police est salutaire à Abobo, elle doit attaquer le mal par la racine chez les prostituées où logent aux yeux et au su de tous, les chefs de groupes. L’exemple d’Adjamé-Bracodi est le plus probant…

Donatien Kautcha

Source: Koaci.com

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