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«On négocie le retour de Damana Pickass» avait titré le journal pro-Ouattara “L’expression”. Damana Pickass dément: «Je ne négocie pas de retour».

«On négocie le retour de Damana Pickass» avait titré le journal pro-Ouattara “L’expression”. Damana Pickass dément: «Je ne négocie pas de retour».

« Je suis surpris par cette information totalement erronée d’autant que je ne suis concerné ni de près, ni de loin par une telle question. Je ne négocie pas de retour. Je n’ai été contacté par personne. Et puis, la question du retour au pays n’est pas individuelle. Ce n’est pas une question familiale ou régionale. C’est une affaire politique qui a une dimension nationale. Elle ne se règle pas au cours d’un conseil municipal.

C’est une question qu’il faut aborder avec beaucoup de sérieux et de respect Je suis exilé politique et mon cas s’inscrit dans un ensemble. Celui de tous les exilés politiques et réfugiés. La direction de mon parti (le FPI) aborde la question de notre retour dans un ensemble global qui nécessite des garantis sécuritaires. Mais également la libération de tous les prisonniers politiques avec à leur tête le président Laurent Gbagbo, le dégel des avoirs,la restitution des maisons occupées illégalement par les FRCI.

Je voudrais rassurer les uns et les autres que je demeure imperturbable. Je suis le même Damana Pickass, je n’ai pas changé ».  C’est la déclaration qu’a faite hier par téléphone, damana Pickass, cadre du fpi (opposition) et exilé politique au Ghana depuis le renversement du président Gbagbo par l’armée française,le 11 avril 2011.

Il réagissait à l’information donnée par le quotidien L’expression, proche du régime Ouattara, qui a titré hier : «Décrispation : On négocie le retour de Damana Pickass».

Le confrère rendait compte d’une réunion du conseil municipal de Fresco qui se serait tenu, vendredi dernier, en présence du ministre Alain Lobognon, maire RDR de la localité. Au cours de ces assises, M. Lobognon a dit ceci, rapporte L’expression : « J’irai chercher Damana Pickass là où il se trouve. La guerre est finie. C’est le temps de la réconciliation».

Des propos du maire concernant Damana Pickass, lui aussi fils de Fresco, qui ont été interprétés par le quotidien proche du pouvoir comme un «scoop » lié à une initiative en cours visant à ramener Damana Pickass au pays. Une initiative à laquelle celui-ci serait associé. « Je ne suis concerné ni de près, ni de loin par une telle question. Je ne négocie aucun retour. Je n’ai été contacté par personne», affirme Pickass.

Didi er Depry

Source: Notre Voie

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Ci-dessous l’article de “L’expression”

L’ancien leader de la jeunesse du FPI, Damana Pickass, exilé au Ghana depuis avril 2011, est prêt à rentrer au bercail. Un du voile sur le retour au pays a été levé vendredi par le maire Alain Lobognon au cours du conseil municipal qui s’est tenu à Fresco. Selon une source qui a participé à la rencontre, l’élu municipal a affirmé qu’il ira «chercher Damana Pickass là où il se trouve. La guerre est finie, c’est le temps de la réconciliation».

Selon cette même source, l’édile a rappelé qu’il est à l’origine du retour au pays d’un fils de Fresco fortement impliqué dans la crise postélectorale. Sans le citer nommément, l’assistance a compris qu’il faisait allusion à Henri César Damalan Henri César, un des soutiens de Laurent Gbagbo qui avait pris la fuite à la chute de son mentor. Il a invité la chefferie traditionnelle à ne pas céder à la manipulation « des nouveaux convertis à la politiques » tapis dans l’ombre qui attisent la haine entre les populations. « Dans plusieurs courriers envoyés à Abidjan dont j’ai reçu copies, il est dit que les populations de Fresco veulent faire la guerre à un ennemi qui serait votre fils, votre député, votre maire, le ministre de la République que je suis. Je prends également connaissance d’un courrier que le Préfet du département de Fresco vient de m’adresser dans lequel il est question de probables troubles à l’ordre public ici à Fresco notre commune, dans les prochains jours. Je me félicite que dans les différentes réactions de nos parents qui vivent ici, l’on n’ait point soulevé de risques quelconques. Toutefois, il faut mettre fin à la manipulation», a-t-il martelé.

Les populations de Fresco, a-t-il insisté, ont su maintenir la cohésion et la paix durant la période de crise. L’élu municipal a salué les bacheliers et les admis en 6ème de sa commune qui ne ménagera aucun effort pour soutenir les plus méritants à la rentrée prochaine. « Vous pouvez compter sur la mairie pour vous aider à préparer efficacement la rentrée scolaire 2014-15 », a-t-il affirmé sous un tonnerre d’applaudissements. Les pluies diluviennes qui ont arrosé la ville ont provoqué des inondations sans faire de victimes humaines, s’est réjoui le premier magistrat de la commune.

Par Nomel Essis

Source: L’Expression

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