Ouattara emprisonne des journalistes pour avoir dénoncé les rançons payées aux mutins

Ouattara emprisonne des journalistes pour avoir dénoncé les rançons payées aux mutins

Depuis le début de cette année 2017 la Côte d’Ivoire est en proie à des mutineries à répétition. La première mutinérie partie de Bouaké, a été enclenchée par 8.400 soldats issus de l’ex-rébellion.

Cette mutinérie a été suivie nombreux autres mouvements d’humeur des soldats de l’armée ivoirienne dans plusieurs villes du pays, notamment à Abidjan, Daloa, Yamoussoukro. Les mutins ont reclamé des primes ECOMOG que Alassane Dramane Ouattara leur avait promis s’ils arrivaient à faire partir le president Laurent Gbagbo du pouvoir. Le régime Ouattara a fait droit aux révendications des des ex-miliciens venus semer la desolation en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002.

La satisfaction de révendications des ex-rébelles a automatiquement entrainé un effet pervers vis à vis des autres corps de l’armée. En effet, dès le début de ce mois de Février 2017, les 2.600 mutins des Forces spéciales ce sont mutinés et ont demandé, à l’État de Côte d’Ivoire de leur aurait versé la prime de 17 millions de FCFA. Cette information a même été publiquement soutenue par les mutins au micro des confrères de TV5.

«Nous voulons nos 17 millions et nos galons de sergent. S’ils refusent de prendre nos revendications en compte, le pays va subir. Parce que nous sommes réellement prêts. Et c’est quelque chose qu’on a déjà commencé et nous sommes prêts à terminer. Jusqu’à la mort», a menacé le porte-parole des mutins.

Humilié par ses miliciens récrutés pour renverser Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara s’est résolu à sévir. Mais tenez-vous bien, le dictateur des bords de la lagune ébrié a plutôt choisi de s’en prendre à des journalistes. On leur réproche d’avoir révélé l’information selon laquelle, le gouvernement ivoirien aurait cédé à la menace de forces spéciales qui par ailleurs sont impliquées dans la sécurité personnelle de Alassane Ouattara.

Convoqués depuis hier dimanche 12 Févrie 2017 dans la matinée à la Brigade de Recherche à Abidjan pour des articles parus dans leurs journaux sur la mutinerie d’Adiaké, Yacouba Gbané (Directeur de publication de Le Temps et LG Info), Coulibaly Vamara (Groupe Olympe, éditeur des journaux Soir Info et L’Inter) et Bamba Franck Mamadou (Groupe la Refondation, éditeur de Notre Voie). Aux dernières nouvelles, ils sont aux arrêts et transférés au camp de gendarmerie d’Agban. Les jounalistes Ferdinand Bailly (Le temps), Hamadou Ziao (rédacteur en chef de l’Inter) et Jean Bédel Gnago (Soir info) sont également détenus avec leurs responsables dans un camp de gendarmerie.

Le procureur de la République a expliqué dans un communiqué lu à la RTI que les interpellations des journalistes ci-dessus mentionnés est motivée par le fait que ceux-ci incitent les soldats ivoiriens à la révolte.

«Relativement aux récents mouvements d’humeurs des militaires (…) il nous est donné de constater que certains organes de presse divulguent de fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte», indique le communiqué du procureur de la République. Le procureur de la République précise que «ces agissements tombent sous le coup de la loi qui réprime l’incitation des militaires à l’insoumission et à la rébellion, les atteintes à l’autorité de l’État et la publication d’informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l’État».

Communiqué du procureur Ouattara emprisonne des journalistes pour avoir dénoncé les rançons payées aux mutins

Curieusement, ni l’etat de Côte d’Ivoire ni le procureur de la République n’ont convoqué le journaliste de TV5 qui a donné le Mico au porte-parole des mutins afin de lancer sa menace aux autorités ivoiriennes. Un tel message n’est-il pas un appel implicite à leurs frères d’armes à se joindre à eux?

Ainsi donc le régime Ouattara a décidé de mettre aux arrêts les journalistes qui rendent compte de la mutinerie, mais pas les mutins eux-mêmes.

Eburnienews.net

One comment

  1. Adou Richard,le procureur à la signature franc-maçonique n’a rien compris que quand on tire des kalachs,c’est déjà la révolte. Drôle de magistrat!C’est sur la menace que les tueurs ont réclamé leurs primes de crimes!Où est donc le problème?Accrochez-vous aux petits avantages du temps des rebelles,vous finirez par vomir vos tripes un jour!

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