Ouattara réagit aux manifestations de rues: « il faut pardonner à ces jeunes pour ces perturbations, car ils ont été manipulés »

Ouattara réagit aux manifestations de rues: « il faut pardonner à ces jeunes pour ces perturbations, car ils ont été manipulés »

Les manifestations de la jeunesse d’une coalition l’opposition ivoirienne « ces derniers jours » pour exiger une présidentielle transparente « sont des actes isolés » qui ne « doivent pas émouvoir », a affirmé dimanche le chef de l’Etat Alassane Ouattara pour qui ces jeunes « ont été manipulés », à une cérémonie.

« Les actes isolés de ces trois derniers jours ne doivent pas vous émouvoir », a indiqué Alassane Ouattara, ajoutant que « les manipulateurs se sont cachés », s’adressant à son équipe de campagne, à une cérémonie de lancement de son slogan pour la présidentielle.

Pour M. Ouattara, « il faut pardonner » à ces jeunes pour ces « perturbations », car ils « ont été manipulés » par leurs leaders qui n’ont « pas dormi » chez eux la nuit de mercredi à jeudi, la veille des ces manifestations.

Jeudi, à l’appel de la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (CNC), principale plateforme de l’opposition en Côte d’Ivoire qui conteste l’éligibilité du chef de l’Etat, des personnes ont manifesté brièvement à Abidjan et l’intérieur du pays pour exiger des conditions d’une élection « transparente ».

Des manifestations très vite dispersées par la police. Dix personnes ont été interpellées et deux autres tuées selon un bilan des organisateurs vendredi.

Dimanche, l’un des organisateurs David Samba a été interpellé à son domicile à Yopougon à l’Ouest d’Abidjan.

L’opposition ivoirienne conteste l’éligibilité du président ivoirien, arguant que sa candidature « n’était valable qu’en 2010 » et la reconduction de Youssouf Bakayoko, à la tête de la Commission électorale indépendante (CEI, chargée d’organiser la présidentielle), jugée « déséquilibré » au profit d’Alassane. Ouattara

M.Ouattara a été élu à la présidentielle de 2010 après avoir été autorisé à être candidat par des arrangements politiques. Sa candidature avait été rejetée pour « nationalité douteuse » une première fois au scrutin de 2000 par la Cour suprême.

Par Edwige Fiendé

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