Paiement du stock des arriérés : Les choses se compliquent encore

Paiement du stock des arriérés : Les choses se compliquent encore

Va-t-on réellement payer le stock des arriérés aux fonctionnaires ? Si oui, quand et quels seront les montants ? Voilà autant de questions que se posent la plupart des fonctionnaires et agents de l’Etat. Rappelons qu’une « trêve sociale » a été signée en juillet 2017 entre le gouvernement, la Plateforme nationale des organisations professionnelles et l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire.

Naturellement, les fonctionnaires et agents de l’Etat, ne se reconnaissant pas dans ces deux structures syndicales, continuent de réclamer le paiement du stock des arriérés. Depuis lors, ils observent des grèves. Pour eux, cette trêve sociale signée avec une partie des fonctionnaires n’est en réalité qu’une arnaque orchestrée par le gouvernement et un certains nombre de syndicats qui selon eux ont vendu la lutte. Info ou intox ?

L’avenir nous le dira. Une chose est évidente, parmi les signataires de la trêve sociale, les langues commencent à se délier. Certains, et non des moindre ont commencé à donner de la voix pour dénoncer le flou qui entour cet accord. Mesmin Comoé, secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (Midd), lors d’une assemblée générale n’a pas hésité à réclamer un chronogramme de paiement dudit stock. «Qu’ils nous situent et nous donnent un chronogramme clair du paiement du stock sinon le «G» va prendre la place du «T». (Ndlr la grève prendra la place de la trêve» a soutenu le secrétaire général du Midd. Comme lui, plusieurs responsables de syndicats signataires de la fameuse trêve sociale restent encore dubitatifs sur la suite de cette revendication.

Pourtant, les autorités compétentes avaient promis qu’en janvier 2018, elles s’engageraient à payer une partie de cette dette. Sauf que 2018, c’est dans quelques jours et rien ne semble pointer à l’horizon. En effet, l’Etat ne cache plus les difficultés qu’il traverse ces derniers temps. Ainsi, le prix de certaines matières premières telles que le cacao a chuté.

Que dire de la production du pétrole qui a fortement baissé. Ces réalités obligent le gouvernement à garder le silence sur la question du paiement du stock des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat. Une attitude qui n’est pas faite pour maintenir la confiance entre syndicalistes et gouvernants. Les regards sont désormais tournés vers le premier ministre, Gon Coulibaly, initiateur de cette trêve sociale. Mais qu’attendre en vérité de cette autorité qui a rusé pendant plusieurs mois avant de faire signer cet accord ?

Aujourd’hui, il le brandit fièrement comme un acquis politique. Pourtant, cet homme a déjà affiché sa volonté de ne pas satisfaire les revendications des syndicalistes. Nous en voulons pour preuve, les grèves de janvier 2017, la longueur des négociations qui ont suivie. Mais surtout, le manque de bonne foi du gouvernement qui, en son temps, refusait de reconnaître le stock des arriérés au motif qu’il aurait été pris avec le régime précédant. Quels arguments pourraient présenter le régime s’il n’arrivait pas honoré une fois de plus ses engagements vis-à-vis des fonctionnaires ? La marge de manœuvre est bien maigre.

Poy

Source: letempsinfos.com

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