Partir d’une Côte d’Ivoire violentée, confisquée et bradée à un pays libre et souverain

Partir d’une Côte d’Ivoire violentée, confisquée et bradée à un pays libre et souverain

Certains lecteurs se demanderaient pourquoi toujours tant d’attention et d’écrits sur la Côte d’Ivoire et non ailleurs en Afrique où des maux de tous ordres fragilisent et ravalent les populations. Avant d’aller au sujet de ce jour, il faudra en quelques lignes satisfaire de ceux-ci la curiosité.

Ce qui ne se dit pas assez de la Côte d’Ivoire, c’est que ce pays a été le Laboratoire français d’expérimentation en Afrique francophone de quelque chose d’ignoble et d’inadmissible qui, oublié, ignoré, sous-estimé, accepté et réussi, se déferlera tel un grand torrent dans l’ensemble de cet espace historico-linguistique, s’y éternisera et causera des ravages plus poignants sur des générations et des générations d’Africains.

Il s’agit évidemment ici du kidnapping et de l’évincement ouverts du président Laurent Gbagbo de sa victoire électorale de 2011 par l’Etat français à son propre profit, sous le masque transparent de ses suppôts et gougnafiers locaux représentés par Ouattara et Soro.

Depuis ce coup d’Etat spécial perpétré par la France en Côte d’Ivoire, ce pays fait l’objet de deux types d’attention et d’écrits. Deux types canalisés par deux groupes formés d’Africains et d’Etrangers munis d’outils multiples et variés qui se battent pour faire triompher chacun sa cause.

Le premier type est conduit avec une ténacité insolente de mort par les ennemis de la vérité et de Afrique souveraine, qui sont prêts à tout et ne reculeront devant rien pour pousser jusqu’à son admission leur thèse de mensonges au fond des oreilles des Ivoiriens et des Africains.

Le deuxième type est l’œuvre des panafricanistes, des souverainistes et patriotes africains épris d’amour de rétablir la vérité et la justice, et résolus de faire respecter l’Afrique et ses enfants à travers une lutte âpre et intelligente devant conduire à la sécurisation de l’essor économique, politique, culturel et social du peuple de Côte d’Ivoire et au-delà, les Africains.

Voilà pourquoi la présence constante en Côte d’Ivoire de tant de panafricanistes, patriotes et souverainistes africains est loin d’être une délectation ou un simple mouvement touristique de l’intelligence.

Dès lors, ce qui dérange les uns et les autres, c’est définitivement cette expérimentation française de Côte d’ivoire que ses clebs cherchent à chasser et effacer de la tête des Africains, tandis que des souverainistes et panafricanistes de leur côté se refusent mordicus de laisser choir sur cette grande tragédie de notre temps le moindre bout d’étoffe du silence.

Les appels nuit et jour de tous ces panafricanistes aux patriotes ivoiriens et africains pour qu’ils se lèvent massivement et soutiennent la Vérité et la Justice est aussi un signal aux Vautours de Côte d’Ivoire, de France et d’ailleurs que tout n’est pas permis, fini ou perdu.

Et plus les jours viennent et passent, plus les actes et paroles des traîtres africains de la Côte d’ivoire et ceux de leurs maîtres bâtissent et renforcent le camp des patriotes ivoiriens et africains et les arment plus qu’hier.

Après les révélations en avril 2014 de l’ancien porte-parole de Sarkozy, Dominique Paillé, s’interrogeant sur canal + s’ils avaient fait un choix judicieux en mettant Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire, son patron lui-même l’a affirmé en secret « On a sorti Gbagbo, on a installé Ouattara. »

Tout était vu, entendu et su de tous dès les premiers jours de la rébellion du nord que son principal pilote et bénéficiaire secret était la France. L’on n’attendait que la confirmation officielle des faits par leurs commanditaires.

Dorénavant avec la trahison de Bédié au sein de son parti le PDCI, avec celle de Pascal Affi N’guessan qui défie tout le monde et s’entête d’aller légitimer le pouvoir des putschistes d’Abidjan en 2015, les Ivoiriens, qu’ils soient du PDCI, du FPI ou du RDR, doivent saisir la nécessité de tous les patriotes et souverainistes de tous bords de Côte d’Ivoire de s’unir pour défendre la patrie.

Peu importe que l’on vienne du nord de ce pays, du sud, de l’est ou de l’ouest ; peu importe que l’on soit musulman, chrétien ou animiste ; peu importe que l’on soit paysan, fonctionnaire, commerçant, exerce une profession libérale ou soit chômeur. Les patriotes ivoiriens doivent savoir qu’ils sont tous logés à la même enseigne. Nul ne doit se croire dans ce pays sorti de la cuisse de Jupiter.

Il y a désormais en Côte d’Ivoire un seul vrai peuple ivoirien qui doit se battre contre ses ennemis : C’est celui-là qui sait que l’on a comploté et complote encore contre lui pour le réduire à court et à long terme à quia et au néant sur les plans politique, économique et culturel.

Ainsi, la libération de la CI, sa survie et son plein épanouissement futurs ne seront jamais ni dans la fuite ni dans des caresses à ses bourreaux ni à l’abandon aux croyances à l’intervention d‘un certain ordre divin, mais seulement dans la préparation au combat de la libération nationale.

Les patriotes ivoiriens de toutes les charpentes religieuses, politiques, économiques et laborieuses, convaincus et unis, ont désormais toutes les chances de créer une ingouvernabilité admirablement chaotique et faire partir les imposteurs qui daignent parler et agir au nom de ce beau et riche pays.

Cela ne sera jamais une réussite ex nihilo. Ça dépendra de la capacité des hommes et des femmes patriotes courageux de s’organiser, de se fédérer, de se discipliner, et de leur zèle à placer les querelles byzantines loin de la grande cause nationale.

L’occasion d’exécuter cette œuvre glorieuse en Côte d’ivoire est proche et doit être saisie ; elle peut partir de la présence d’une figure indésirable ou d’une simple question électorale.

C’est par un désordre politique, social et économique profond porté au sublime que les patriotes progressistes de la Côte d’Ivoire ou ceux des pays comme le Cameroun pourront faire ruisseler sur leurs terres la justice, la prospérité et la sécurité, et empoigner enfin leur Souveraineté.

Ô ces jours glorieux-là, ils ne sont pas loin ! Ils ne sont pas loin ! Ils entrent par un premier pays francophone d’Afrique à la faveur d’une petite bêtise de l’un des valets au pouvoir ou du Maître français lui-même, et en un laps de temps, tel un grand feu sous le souffle d’un grand vent, tout se consume : le Franc CFA, la Françafrique, les symboles des cercles occultes … tout.

Cela se réalisera à l’africaine pour l’Afrique avec des Africains et grâce aux talents catalyseurs de quelques patriotes souverainistes africains qui depuis longtemps y travaillent sans faire de bruits.

Pour finir, je m’incline devant les tombes et corps sans tombes de mes sœurs et frères ivoiriens calcinés ou laissés en brousse pour que règnent Ouattara et Soro et que vivent les intérêts français ! Mais n’oublions jamais : Les grands malheurs qui si souvent nous portent et nous allongent au lit de l’abîme peuvent aussi tels des engins volants nous porter au Kilimandjaro du bonheur.

Léon Tuam

Activiste des Droits Humains et écrivain

Léon Tuam

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