Paul Kagame, président rwandais: «l’Afrique ne se développera pas avec des capitaux étrangers »

Paul Kagame, président rwandais: «l’Afrique ne se développera pas avec des capitaux étrangers »

Le président rwandais Paul Kagame a plaidé, lundi à Addis-Abeba, pour une mobilisation soutenue des ressources financières de l’Afrique afin d’assurer le développement du continent qui, a-t-il martelé, ne se fera pas avec des capitaux étrangers.

«Cessons de penser que quelqu’un d’autre viendra faire des choses pour développer le continent a notre place, sinon on va attendre longtemps alors que le monde ne nous attend pas », a dit le président Kagame, à l’ouverture de la 8-ème réunion annuelle conjointe des ministres africains de l’Economie et des Finances.

Se félicitant de l’adoption en janvier dernier, de ”l’Agenda 2063 de l’Union africaine » qui fixe les axes et priorités de développement du continent, le chef de l’Etat rwandais a déplore le fait que les Africains manquent de «sentiment d’urgence et d’appropriation ».

«Il n’existe pas de miracles pour développer l’Afrique, mais nous devons initier des politiques qui devront se transformer en actions concrètes », a-t-il préconisé, soulignant a ce propos que le «‘bon sens économique veut que l’on autonomise davantage les femmes ».

Le président rwandais a aussi plaidé pour que le secteur prive africain joue un rôle important dans la transformation économique du continent.

Axée sur le thème ”Mise en œuvre de l’Agenda 2063: planification, mobilisation et financement au service du développement », la réunion est co-organisée par l’Union africaine (UA) et la commission économique des Nations unies (CEA).

Une étude dont APA a obtenue copie en marge de la réunion révèle que les impôts et taxes internes rapportaient annuellement à l’Afrique plus de 520 milliards de dollars et les minerais et combustibles 168 milliards de dollars.

Par ailleurs, note la source, plus de 400 milliards de dollars sont détenus par les banques centrales ou les banques de réserve sous forme de réserves internationales et que la diaspora envoyait plus de 40 milliards de dollars.

L’étude précise à ce sujet que 10 milliards de dollars supplémentaires pourraient être récoltés par la titrisation de ces envois d’argent de la diaspora.

Les recettes du secteur bancaire en Afrique s’élèveraient à 60 milliards de dollars révèle l’étude, relevant également que la capitalisation boursière atteignait plus de 1 000 dollars.

Source: APA

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