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Persécution de l’opposition, isolement de la CDVR: Comment Ouattara sabote la réconciliation

Persécution de l’opposition, isolement de la CDVR: Comment Ouattara sabote la réconciliation

La réconciliation nationale n’est pas une priorité pour Alassane Ouattara. C’est pourquoi sa gestion du pays est caractérisée par un sabotage permanent de paix en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara ne veut pas de la réconciliation en Côte d’Ivoire comme le prouve les faits qu’il pose dans sa gouvernance au quotidien.

Au-delà de son refus de donner les moyens nécessaires à la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) présidée par Charles Konan Banny à qui il ne facilite pas la mission depuis bientôt trois ans, le chef de l’Etat continue de traquer l’opposition, notamment le Front populaire ivoirien (Fpi), avec qui il feint en réalité de discuter pour plaire à ses amis de la communauté internationale.Et la nouvelle procédure judiciaire initiée à l’encontre de Laurent Akoun, 5ème vice-président du parti du président Laurent Gbagbo renforce cette évidence.

En tout cas, les Ivoiriens l’auront compris, il est difficile de faire confiance à ce pouvoir qui dit une chose et fait son contraire par la suite. On se souvient par exemple que le 22 mai dernier, lors de la reprise du dialogue politique Fpi-Gouvernement, Jeannot Kouadio Ahoussou, ministre d’Etat auprès du président de la république qui pilote ces négociations pour le compte du régime, avait fait des promesses à Affi N’Guessan et sa délégation. «Le gouvernement s’est engagé à n’entreprendre aucune poursuite judiciaire contre ceux qui rentreront. Surcette base, je voudrais demander au Front populaire ivoirien de lancer un appel pressant à ceux de nos compatriotes encore en exil en vue de leur retour en Côte d’Ivoire», avait-il déclaré.

En clair, si le gouvernement fait la promesse de ne pas poursuivre les exilés pro-Gbagbo qui regagneront leur pays, dont certains même sont sous le coup de mandats d’arrêt internationaux lancés de manière arbitraire contre eux, cela signifie que cet engagement est aussi valable pour les cadres pro-Gbagbo qui sont en Côte d’Ivoire. Pourtant, Laurent Akoun, qui ne faisait l’objet d’aucune procédure judiciaire est aujourd’hui dans l’oeil du cyclone. Malgré les promesses à l’endroit des exilés, le ministre Ahoua Don Mello a failli être arrêté au Cameroun il y a quelques mois. Ouattara pratique une réconciliation-piège en instrumentalisant la justice qui agit sous ses ordres pour traquer l’opposition au gré de ses intérêts.

Il fait donc des promesses et ne les appliquent malheureusement pas. Comme Ahoussou avait annoncé la libération de centaine de pro-Gbagbo, en vain. « Après analyse par la justice ivoirienne, il s’est avéré que 150 personnes pouvaient être mises en liberté provisoire », assurait-il le 22 mai dernier. A ce jour, seulement 50 pro-Gbagbo ont été élargis. Trois mois plus tard, le régime est incapable de tenir parole.

Le pouvoir ruse donc avec les Ivoiriens et l’avenir de la Côte d’Ivoire. Quel pays peut-il se développer avec un peuple totalement divisé ? Au lieu de faire de la réconciliation une priorité, le camp Ouattara préfère axer sa gouvernance sur la réduction à néant de l’opposition, donc de toute voie divergente à sa politique chaotique. Peut-être veuton ramener la Côte d’Ivoire à la pensée unique ou du moins au parti unique. Déjà que le RDR se bat bec et ongles pour une candidature unique d’Alassane Ouattara aux futures élections présidentielles.

Anderson Diédri

Source: Le Nouveau Courrier

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