Pour avoir réclamé 356 milliards Francs CFA d’arriérés de paiement à l’Etat, Gré Faustin et Gbohou Gaspard interpellés, à Abidjan

Pour avoir réclamé 356 milliards Francs CFA d’arriérés de paiement à l’Etat, Gré Faustin et Gbohou Gaspard interpellés, à Abidjan

Comme annoncé, les fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire se sont retrouvés à la place de la République d’Abidjan-Plateau ce mercredi 15 juillet 2015 pour réclamer et exiger la prise en compte et le paiement de toutes les factures de 2000 et 2015. La manifestation n’a pu se tenir à cause de l’arrestation de deux de ses leaders.

Cette manifestation du Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (SYNAFECI) n’aura duré que le temps de quelques minutes. Pour la simple raison que la mobilisation à peine commencée aux environs de 8 heures, MM. Gré Faustin et Gbohou Gaspard, respectivement Secrétaire général et Sga-Adjoint ont été interpelés par les forces de l’ordre déployés sur les lieux du rassemblement. Manu militari, ils ont été conduits à la préfecture de police, où ils seront certainement entendus par les autorités policières.

De sources concordantes, outre l’interpellation de M Gré Faustin et son adjoint, Gbohou Gaspard,  aucune autre arrestation, n’a été signalée.

Pour rappel, lesdites revendications portent sur les factures de 2000 à 2010 auditées par l’inspection générale des Finances « IGF » depuis 2012, d’un montant de 356 milliards Francs CFA. Qui concerne les factures rejetées des entreprises de ramassage des ordures, celles  des fournisseurs en alimentation,  de location de voitures, des CHU et grandes écoles, de la Sotra et de Cnpra, ainsi que le paiement des 30 mois d’arriérés des baux administratifs « maisons baillées » occupées par les policiers, pour ne citer que celles-là.

Quarante huit heures (48h) plus tôt, le SYNAFECI a averti les médias nationaux et internationaux, les opérateurs économiques et l’opinion nationale et internationale  de la tenue dudit sit-in par communiqué dont lepointsur.com a reçu copie. En attendant que la  lumière soit faite sur les raisons de cette brutale  répression, la question que se pose nombre d’observateurs est de savoir si le sit-in était oui ou non autorisé  par les autorités ivoiriennes. Pour l’heure, tous les regards sont tournés vers la préfecture d’Abidjan-Plateau, où sont détenus les deux leaders des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Idrissa Konaté

Source: lepointsur.com

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