Pour deployer sa dictature, Ouattara est en train de détruire les partis d’opposition

Pour deployer sa dictature, Ouattara est en train de détruire les partis d’opposition

Un des pires dictateurs du siècle nous est né depuis le 11 avril 2011.  Jour où la coalition franco-onusienne, à l’aide d’un bombardement intense durant une dizaine de jours sur la résidence du Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, celui-ci a été renversé au profit du président du Rassemblement des Républicains (RDR), Alassane Dramane Ouattara.

Un homme qui s’est abondamment prévalu d’une autre nationalité, la citoyenneté burkinabé. Cet homme venu donc d’à côté, est en train de détruire aveuglement les partis politiques en Côte d’Ivoire. Sa dernière victime est le Parti ivoirien des Travailleurs, le PIT dirigé par le ministre Daniel Aka Ahizi, élu président lors du 4e congrès ordinaire des 11, 12 et 13 janvier 2013. Le PIT vient d’être expulsé de son siège et de son Quartier général, au profit des dissidents pro-Ouattara, purement dans l’illégalité.

En effet, dans la matinée du mercredi 19 août 2015, les dissidents Séka Séka Joseph, Kouablan François et Kouassi Mermoz radiés du parti le 10 mai 2015, ont forcé, en toute illégalité sans aucune décision de justice, l’accès du Quartier général et du siège du PIT (à Abidjan-Adjamé). Sur ordre, selon nos sources, du Directeur de Cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Hamed Bakayoko, ces personnes sont encadrées par un bataillon des forces de police nationale (CRS, Préfecture de police d’Abidjan, District de police d’Adjamé, 7e et 28e Arrondissement).

La police elle-même appuyée par des loubards. Un acte qui, selon les mots du président Daniel Aka Ahizi, prononcés  jeudi 20 août 2015 à Abidjan-2 Plateaux, au cours d’une conférence de presse, a « favorisé l’occupation des lieux par des imposteurs en brutalisant les militants du Parti ». C’est pourquoi à l’occasion, il a crié son indignation au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : « Comment comprendre que la tutelle des organisations politiques prend fait et cause pour des hors la loi au mépris des règles qui régissent les organisations qu’elle est censée encadrer ?».

Il est bon de savoir que le 1er août 2015, ces dissidents se sont réunis en « un pseudo congrès extraordinaire » avec seulement 200 participants, congrès abondamment médiatisé par la télévision d’Etat, pour faire de Séka Séka Joseph, le président du PIT dont il est pourtant exclu. Et dès cette imposture, Séka Séka Joseph déclare l’alliance du PIT avec le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) et proclame Alassane Dramane Ouattara candidat du PIT à la présidentielle de 2015. Or, depuis le dernier congrès ordinaire, avec 1500 délégués participants, le PIT a choisi Daniel Aka Ahizi, comme son candidat à cette même échéance électorale.

Le PIT est donc déstabilisé, divisé par Alassane Dramane Ouattara parce qu’il ne le soutient pas pour son maintien au pouvoir. Mieux, Aka Ahizi, proclame le PIT fondamentalement de gauche. Il est des pourfendeurs de la politique du régime, estimant qu’il trompe les Ivoiriens avec « une croissance appauvrissante » ; « l’argent ne circule pas parce qu’il va à l’étranger » et que « ce régime est au service des multinationales ». Avec Aka Ahizi, le PIT se trouve dans une Coalition qui réclame une transition politique pour créer les conditions des élections crédibles et apaisées et dit sans cesse que Ouattara est inéligible en l’état actuel de la Constitution ivoirienne.

S’opposer à Ouattara est un problème en Côte d’Ivoire. L’ami de Nicolas Sarkozy divise pour régner. Il a commencé par l’Appel de Daoukro lancé par Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA pour faire de lui le candidat unique du RHDP. Appel lancé sans considération des militants du parti d’Houphouët-Boigny. Qui a irrité bien des cadres de ce parti dont Charles Konan Banny, Kouadio Konan Bertin (KKB) et Jérôme Kablan Brou, déclarés après, candidats à la présidentielle, donc adversaires de Ouattara.

Ouattara a divisé le Front populaire ivoirien (FPI), en faisant de Pascal Affi N’Guessan, ancien président exclu parce qu’en mission pour tourner la page de Gbagbo, le président légal, conditionné pour l’accompagner à la présidentielle 2015. Il a divisé le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) d’Anaky Kobéna en suscitant une dissidence conduite par Moutayé qui, après s’être proclamé président du MFA et livré au RHDP, a été nommé ministre en récompense de sa trahison. Aujourd’hui, c’est le tour du PIT de recevoir les foudres de la dictature de Ouattara, ou le Hitler noir.

On se souvient qu’Hitler fut une terreur pour les partis politiques en Allemagne. Puisque dès son accession au pouvoir, il se met à supprimer les partis et même les élections. Il n’est plus le Chancelier. Mais le Führer qui prend toutes les décisions. Ouattara se trouve dans la peau d’Hitler. Il détruit les partis politiques qui jouent leur rôle d’opposition. Prépare une mascarade électorale pour se maintenir au pouvoir. Il force sa candidature, alors qu’il n’est pas éligible pour s’être prévalu d’une autre nationalité. Sa gouvernance depuis le 11 avril 2011 est faite d’arrestations, d’emprisonnements des opposants pro-Gbagbo, de gel des avoirs des cadres de l’opposition, etc. Un dictateur nous est né. Alassane Dramane Ouattara.

Suzanne Gahé, pour eburnienews.net

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NB: Il est permis de reprendre nos articles sous condition d’en préciser la source

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