Pour Pascal Kokora, 3ème Vice-Président du FPI, les  débats actuels sur la prétendue unité du part sont irresponsables»

Pour Pascal Kokora, 3ème Vice-Président du FPI, les débats actuels sur la prétendue unité du part sont irresponsables»

Le récurrent débat sur l’unité au FPI commence à agacer de plus en plus de personnes et non des moindres. C’est le cas du professeur Pascal Dago Kokora, l’un des compagnons de lutte du président Gbagbo depuis la clandestinité.

En sa qualité de 3ème Vice-Président du FPI, le professeur a assisté, agacé, à ce même débat, qu’il qualifie « d’irresponsable », dans la diaspora. Pour y mettre fin, le 3ème Vice-Président qu’il est fait la déclaration qui suit pour rassurer qu’il n’y a aucune désunion au FPI.

A ce qui évoque toujours le cas Affi N’guessan, le professeur Kokora rappelle que «monsieur Pascal Affi N’guessan s’est engagé dans des décisions et initiatives personnelles qui ont considérablement affecté l’état du parti ».

Ci-dessous la déclaration intégrale du professeur Pascal Dago Kokora.

Depuis plusieurs mois et surtout ces dernières semaines, des commentaires sur des rumeurs cultivées et entretenues par certaines personnes soit dans la diaspora soit au pays, notamment sur des réseaux sociaux, font état de la question de ce que certains appellent l’unité du Front Populaire Ivoirien, et souvent sur un ton désobligeant. Les auteurs avancent même qu’il existerait un groupe de médiateurs en vue de rapprocher la position de Monsieur Pascal Affi Nguessan et celle du camarade Sangaré Abou Drahamane. Mais plus, ces auteurs ont proposé comme base de médiation une charte en cinq points ignorant royalement le Président Laurent Gbagbo comme Président du parti. On peut se souvenir à ce propos de ce que Monsieur Pascal Affi Nguessan qualifiait de « puérile et sans valeur légale » (à Brobo le 1er mai 2015), la déclaration du camarade Abou Drahamane Sangaré relative à la résolution du congrès de Mama ayant fait de Laurent Gbagbo, le nouveau Président du FPI. Ils s’en sont même pris vertement au Secrétaire général par intérim, Koné Boubakar pour avoir dit sans ambiguïté que le FPI n’a mis personne en mission de médiation pour une prétendue unité interne en son sein (Interview au magazine Jeune Afrique).La Diaspora-FPI dans l’espace de la 3ème Vice-Présidence du F.P.I. constate que de tels agissements sont irresponsables car les questions importantes de l’heure pour le FPI concernent en priorité la libération des prisonniers politiques et dont notamment celle du Président Laurent Gbagbo et de son ministre Blé Goudé.

Il convient de rappeler ici que la crise qui frappe notre pays a pour objet un contentieux électoral que la France appuyée par la communauté internationale a réglé par les armes. Par la suite, l’opposition a été totalement muselée dans notre pays puisque ceux qui ont été placés au pouvoir avaient pour but de réduire le Front Populaire Ivoirien à néant. Il a fallu que la diaspora ivoirienne, consciente de la noblesse de la lutte pour la souveraineté nationale menée par le FPI, l’amplifie sur le plan international pour que la cause et les souffrances des démocrates et patriotes emprisonnés ou contraints à l’exil par milliers, commencent à être entendues. Nous saluons ici une fois encore la Diaspora ivoirienne et africaine pour tout le travail qu’elle abat de façon inlassable et l’exhortons à ne pas baisser les bras.

Il faut ensuite dire que lorsqu’il est sorti de prison en 2013, la bienséance et les principes de démocratie commandaient à Pascal Affi Nguessan, alors Président du FPI de prendre les attaches du Président Laurent Gbagbo, détenu à La Haye et de s’en remettre en dernier ressort aux organes statutaires du parti sur des initiatives à prendre, notamment sur ce qu’il a appelé les États Généraux de la République, sur le recensement de la population et le siège du FPI à la CEI notamment. Mais parce qu’il avait une divergence avec la ligne du parti, Monsieur Pascal Affi Nguessan s’est engagé dans des décisions et initiatives personnelles qui ont considérablement affecté l’état du parti. Citons à titre d’exemple :

• Destitution d’un certain nombre de membres de la Direction et nomination de ses proches à leur place afin de se donner une majorité mécanique lors des prises de décision ;

• Nomination puis maintien d’un représentant du FPI à la CEI en opposition à la décision du Comité Central sur cette question sur laquelle il avait été mis en minorité ;

• Aucune décharge des cotisations exceptionnelles levées en vue de l’organisation du Congrès du parti de décembre 2014. Tout comme le refus répétitif de rendre compte de sa gestion financière pendant plus d’une décennie à la tête du parti ;

• Appropriation du logo et des emblèmes du parti, etc…

• C’est face à la superposition de telles dérives que le parti a statué en son Congrès de Mama le 30 avril 2015, en l’excluant de ses rangs.

En réaction et en collusion avec le régime, il a fait arrêter des camarades (Hubert Oulaye, Assoa Adou, Sébastien Dano Djédjé, Koua Justin et Dahi Nestor pour ne citer que citer que ceux-là) dont certains croupissent toujours en prison.

La Diaspora FPI dans l’espace de la 3ème Vice-Présidence du F.P.I, indique que l’unité d’un parti est nécessaire pour remporter de hautes luttes. Mais elle ne doit pas servir de paravent pour occulter ce qui constitue la force réelle d’un parti politique qui est son audience ainsi que celle de son premier responsable. Il importe donc de retenir que c’est la capacité à entraîner les militantes et militants et l’audience que le parti cultive dans le pays qui sont déterminantes dans la lutte.

Pour nous donc, le FPI avec à sa tête le camarade Laurent Gbagbo comme Président et le camarade Abou Drahamane Sangaré comme Président par intérim n’a pas de problème d’unité. Par contre, Pascal Affi Nguessan, qui a été exclu, a un problème avec le FPI. S’il veut le réintégrer, il connaît les voies et procédures à suivre. Ce qui est une pratique dans la vie de notre parti.

Les voies qui consistent à vilipender les responsables du parti dont le Président Laurent Gbagbo, croyant ainsi se mettre en valeur ou rendre service à Affi Nguessan, sont plutôt irresponsables.
Nous en appelons donc à la vigilance des militantes et militants pour qu’elles/ils ne cèdent pas à la confusion et au trouble que sèment volontairement des personnes visiblement instrumentalisées. Et les autres, à plus de responsabilité en mettant un terme à leur entreprise pour s’en remettre à la Direction du FPI à la tête de laquelle est le camarade Laurent Gbagbo.

Fait à Washington, le 18 décembre 2017.

Pour la Diaspora-FPI dans l’espace de la 3ème Vice-Présidence du FPI

Pascal Kokora

3ème Vice-Président chargé de la Diaspora

Rappelons que professeur Pascal Dago Kokora fut l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près les États-Unis d’Amérique de novembre 2001 à avril 2004. Mais avant, professeur Pascal Kokora fut recruté par la très sélecte Georgetown University de Washington DC pour y enseigner le de Français et de Francophonie de 1990 à 2001.

Avec Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Aboudrahamne Sangaré, Boga Doudou Emile, il est l’un des fondateurs du Front Populaire Ivoirien (FPI). Le professeur Kokora est également l’un des fondateurs de la LIDHO.

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