Pourquoi il faut avoir peur du permis ivoirien : Ces erreurs qui rattrapent

Pourquoi il faut avoir peur du permis ivoirien : Ces erreurs qui rattrapent

L’opération de renouvellement du permis de conduire qui fait des vagues en ce moment dans les médias et sur les réseaux sociaux cacherait des motivations encore plus importantes que les questions de finance.

Autrefois très courtisé par les demandeurs, car considéré comme le premier diplôme pouvant ouvrir la voie au premier job qu’est la conduite, le permis de conduire ivoirien a, au fil du temps, perdu toute sa valeur. Le constat est que la plupart des détenteurs du permis de conduire n’ont pas fait d’auto-école. Réduit à un simple document, ce sésame est devenu une source de malheurs pour les Ivoiriens. Car, il ne se passe pas de jour sans qu’une famille ne soit endeuillée, faute d’imprudence des conducteurs. Des experts du ministère des Transports relèvent que toutes ces imprudences qui font pour la plupart des pertes en vie humaine sont dues au fait que des détenteurs de permis de conduire ne passent pas par les auto-écoles.

Pis, ces derniers n’ont aucune notion du code de la route. Pourtant, ils sont passés maîtres de la vitesse. Peut-être, le tort de la tutelle, c’est de confier l’examen de la conduite à des personnes qui ne se soucient guère de la vie d’autrui. C’est avec la complicité de certains de ces examinateurs que ‘’les délinquants de la routé’’ obtiennent le permis de conduire qui tue à longueur de journée sur nos routes. Cette façon de vouloir se faire de l’argent à travers des auto-écoles qui passent tout leur temps à faire des permis ‘’promo’’ fait peser le risque d’insécurité sur les routes. La preuve est que, là où l’on déboursait 250.000 ou 300.000 F comme frais de formation dans les auto-écoles, aujourd’hui les auto-écoles ne demandent qu’entre 35.000 et 100.000 Fcfa. Ce qui, au dire des spécialistes du secteur des transports, est une des causes des mauvaises conduites.

Etant donné que les apprenants ne sont pas bien formés. Ce qui fait que, chaque fois qu’un permis est délivré l’on croit toujours à avoir affaire à un ‘’nouveau délinquant de la route’’. Aussi faut-il rappeler qu’il existerait des structures parallèles d’édition de permis de conduire ou tout autre titre de transport. C’est dans la dynamique de la correction de ces défaillances, soutient un proche du ministre Gaoussou Touré, qu’il a été décidé l’opération de renouvellement de permis de conduire. Laquelle suscite tant de débats quant à son opportunité.

Des critiques à la compréhension de l’opération

Enfin, les usagers, acteurs et le ministère des Transports vont pouvoir accorder leurs violons sur l’importance de l’opération de renouvèlement du permis de conduire. Et ce, grâce aux explications des uns et des autres. C’est ce qui ressort d’une émission radiophonique de la 1ère chaîne de Radio-Côte d’Ivoire à laquelle ont pris part Ibrahim Koné, Directeur général du Centre de gestion intégrée du ministère des Transport, des représentants d’auto-école et un représentant de défenseur des droits des consommateurs. Au-delà des critiques formulées contre l’opération de renouvellement du précieux document, le gouvernement voit autre chose. Il s’agit en effet, de protéger des vies humaines, surtout de faire en sorte qu’il y ait moins d’accidents occasionnés par des personnes mal formées ou qui n’ont aucune notion du code de la route.

Malheureusement, le seul problème qui s’est posé est que les Ivoiriens n’ont pas suffisamment été informés et sensibilisés. Ce déficit de communication, comme l’a reconnu Ibrahim Koné, a eu un effet contraire sur l’opération. Des rumeurs distillées çà et là ont fait croire que l’opération avait une visée économique. Il n’en est rien. L’opération du renouvellement du permis de conduire, selon des acteurs invités hier dimanche la 1ère chaîne de Radio-Côte d’Ivoire, n’est pas mauvaise en soi. Simplement, ils demandent qu’il y ait beaucoup une campagne de sensibilisation. Mieux, ils se sont engagés à mener cette campagne auprès des usagers. Quitte à la tutelle de saisir la balle au rebond. L’essentiel est qu’il y ait moins d’accidents sur les routes.

CK

Source: Le Sursaut

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