Présidence du FPI: Le congrès a eu lieu. Gbagbo enfin élu président du FPI

Présidence du FPI: Le congrès a eu lieu. Gbagbo enfin élu président du FPI

Finalement la première journée du congrès du FPI a eu lieu, congrès clandestin, au nez et à la barbe des forces de Hamed Bakayoko, de la DST ivoirienne et probablement de la DGSE et des renforts français en tous genres. Affi a dû trouver la journée bien longue…

En fait un Plan B de repli, resté secret a très bien fonctionné, utilisant les réseaux sociaux, skype et échanges téléphoniques sur portables aux puces de téléphone non répertoriées…, des rencontres synchronisées dans plusieurs endroits… Une vigueur et une audace retrouvées, autour d’un Chef incarcéré, mais vivant et appelant à la mobilisation, contre un Affi lâché, désincarné, sans ossature, sans partisans, si ce n’est les Hamed Bakayoko et autres nouveaux amis de la police Ouattarienne.

Et Ouattara, obligé de faire des salamalecs devant Affi qu’il déteste ! Mais il doit être content, son rival n’a plus guère de supporters, lui qui en 13 ans de direction du FPI croyait diriger une entreprise de routine, avec des pantins qui verraient en lui le nouveau Gbagbo ; mal lui en prit. Curieusement, il n’a pas senti tourner le vent, maintenant il est aux premières loges pour gouter à la tempête ! comptant certainement sur les Français et leurs réseaux francs-maçons pour le sortir de ce mauvais pas. Auront-ils des idées fécondes ? Affi, c’était leur dernier chouchou en date, mais comme Mamadou Koulibaly, il n’est pas le chouchou des sympathisants, des membres du FPI, leur choix, c’est l’homme de Scheveningen, lui seul. Alors ? La balle est peut-être encore dans le camps des décideurs qui arroseront de leurs billets pour trouver non des amis mais des clients, mais elle est aussi et surtout, -s’ils sont les plus rapides à réagir-, chez les Ivoiriens de base, qui vont drainer la foule de tous les mécontents, ratissant bien au delà du parti, chez tous ces désespérés, ces laissés pour compte, gavés de mensonges et de promesses non tenues. Oui, les mouvements de foule sont à craindre, si toutes les rencontres ont été jusque là interdites, c’est que c’était la bête noire redoutée par le pouvoir de Ouattara.

Cette rencontre clandestine pour vivre un congrès regroupant presque 5000 membres a boosté les participants, ils ne craignent plus les gardes chiourme ni les menaces d’emprisonnement, les ennemis sont dévoilés reconnus, stigmatisés…La “nouvelle” Françafrique aux tentures bleu blanc rouge d’Affi, et de son costume le jour de l’annonce de sa candidature a brusquement terni, tout est devenu gris et morose. Place à nouveau à l’espérance et aux hommes et femmes de caractère qui ne se laisseront plus dicter leur loi par les faux amis et intrigants de cour auxquels le président Gbagbo avait cru pouvoir accorder sa confiance.

Ce soir, la sentence est sans appel : 4864 congressistes, incluant les 102 fédéraux ont élu à la majorité absolue leur chef, le Président Gbagbo. Pascal Affi N’Guessan lui n’a rien eu, pas la moindre voix, pas le moindre vote blanc. Niet. Ce soir il seront certainement deux à prendre un somnifère, Ouattara parce que c’est une habitude chez lui, et Affi parce que la gifle est douloureuse.

Shlomit Abel

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