Présidentielle 2016 : le gouvernement gabonais dénonce les tentatives d’ingérence et de complot

Présidentielle 2016 : le gouvernement gabonais dénonce les tentatives d’ingérence et de complot

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilié-By-Nzé a dévoilé et dénoncé mardi dans une déclaration, les actes d’ingérences étrangères venant de la France et la Côte d’Ivoire dans l’objectif de perturber l’élection présidentielle.

Dans sa déclaration devant les journalistes de la presse nationale et internationale, le porte-parole du gouvernement gabonais a d’abord évoqué les actes d’ingérences orchestrés en France par l’avocat de la sœur cadette du président Ali Bongo Ondimba, maître Moutet qui a organisé une conférence de presse au cours de laquelle il aurait brandi des procès-verbaux du scrutin présidentiel du 27 août dernier.

Tout en établissant un lien entre ces manœuvres de déstabilisation, le journaliste français Pierre Péan et l’avocat français, Robert Bourgi et les réseaux « Françafrique », le gouvernement gabonais affirme que ces documents sont « faux » puisque les résultats officiels ne sont pas encore donnés par la commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), seule organe habilité à livrer les résultats.

« Nous rappelons que les seuls résultats officiels sont ceux de la CENAP. Mais notre observation est que dans ce processus électoral, il y a une ingérence étrangère multiple. En France : celle d’un avocat, maître Moutet, qui vient de donner une conférence de presse violant sa prestation de serment d’avocat. Un avocat doit respecter les lois, les instituions et la constitution. Cet avocat fait preuve de collusion puisqu’il a pour client la sœur du président de la République, Onaïda Bongo Ondimba et Jean Ping qui œuvrent tous les deux au dépouillement du Gabon. Il y a ensuite une convergence : l’avocat de maître Moutet… est maître Bourdon, avocat lui-même de l’association SURVIE. La même association qui a porté son soutien… à Jean Ping. Ce Bourdon qui est de cette Françafrique chère à Bourgi et à Péan et à ses réseaux de déstabilisation, les papys racketteurs de la Françafrique…Maître Moutet déstabilise notre démocratie et bafoue notre souveraineté nationale, le vote des Gabonais, le travail de la CENAP en lisant en conférence de presse à Paris, avant que les résultats soient rendus publics et soient officiels des procès-verbaux soi-disant de la CENAP. Ces documents ne sont pas des originaux », a-t-il démontré.

Pour le gouvernement gabonais, « il est inacceptable que depuis Paris, un avocat français, vienne porter atteinte à la sécurité du pays » en ce sens que « ceci constitue une violation de notre code électoral du fait que seule la CENAP est habilitée à collecter, consolider, vérifier, valider les données électorales.

S’agissant de l’ingérence de la Côte d’ivoire, le gouvernement gabonais dit avoir découvert une collusion entre le candidat Jean Ping et Mamadi Diane, un conseiller du président de la République ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara, pour la déstabilisation du Gabon dont l’objectif était de faire démissionner les membres de la CENAP.

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« Hier, le ministère de la Défense nationale dénonçait l’ingérence de hackers ivoiriens commettant des violations grave de notre souveraineté numérique au travers de l’application REGAB. Aujourd’hui nous avons une preuve tangible et irréfutable mettant en cause Jean Ping et Mamadi Diane, conseiller du président de la République de Côte d’Ivoire, dans un complot visant à faire démissionner ce jour les membres de la CENAP par corruption. Cette tentative de déstabilisation d’un organe essentiel à l’Etat en provenance d’une puissance étrangère amie est inacceptable. Le gouvernement gabonais collabore avec les autorités ivoiriennes pour faire toute la lumière sur cette manipulation touchant le cœur de notre processus électoral. Nous sommes respectueux de notre code électoral, de nos institutions et de notre constitution. Cette tentative de faire démissionner des membres de la Commission électorale nationale, autonome et permanente, ne doit pas entacher le vote des Gabonais », a-t-dit le porte-parole du gouvernement gabonais.

Alain Claude Bilié-By-Nzé a indiqué qu’au regard de la révélation de ces faits, le Gabon et son gouvernement font part de leur inquiétude quant à la sincérité du candidat Jean Ping qui apparaît ici comme l’objet et l’instigateur d’une déstabilisation menaçant le processus démocratique engagé, salué par les institutions internationales comme l’ONU, l’UE et l’UA.

Pour lui, l’ingérence étrangère, où se retrouve le candidat Jean Ping, montre bien son intention : bafouer les droits élémentaires des Gabonais, par tous les moyens, de la corruption locale et à la corruption internationale

En conséquence, par souci d’apaisement, de respect du processus électoral, et par respect de la procédure judiciaire, après le rendu des résultats, le gouvernement gabonais se réserve le droit de transmettre ces éléments remis aux autorités gabonaises, aux autorités judiciaires nationales et aux instances internationales habilitées.

Source: Agence Gabonaise de Presse

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