# EODE-TV/ CRISE AU BURUNDI. QUI VEUT SEMER LE CHAOS EN AFRIQUE ? (3)/ LUC MICHEL SUR AFRIQUE MEDIA TV from EODE-TV on Vimeo.

Qui veut semer le chaos en Afrique ? – PARTIE 3
EODE-TV & AFRIQUE MEDIA TV/
Avec EODE Press Office/ 2015 07 19/

Intervention de Luc MICHEL, Administrateur-général d’EODE,
dans l’émission LE DEBAT PANAFRICAIN :

CRISE AU BURUNDI. MODIFICATION DE LA CONSTITUTION.
Ou en est-on ?
Peut-on parler d’une présidentielle à hauts risques le 21 juillet ?
Luc MICHEL précise sa thèse sur une « révolution de couleur » made in USA au Burundi …

Video sur le Website d’EODE-TV
https://vimeo.com/133866263

Filmé en Duplex à Bruxelles par EODE-TV (images brutes),
Diffusé en direct sur AFRIQUE MEDIA TV,
Le 19 juillet 2015 dans l’émission ‘LE DEBAT PANAFRICAIN’,
présentée par Alain Michel Yetna.

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Présidentielle au Burundi: Les USA tombent le masque!

Début Août 2014 à Washington se tenait le « Sommet USA-African Leaders » sur invitation d’Obama. Un piège tendu aux chefs d’état africains. Obama et Kerry y annoncent une vague de changements de régimes en Afrique, désignant même 13 chefs d’état. Le modèle : le soi-disant « printemps arabe ». Le but : recoloniser l’Afrique au profit des USA, en liaison avec le travail de prise en main des armées africaines par l’AFRICOM (créé par Bush II en 2007), le Commandement US pour l’Afrique. Parmi les cibles principales, outre le « noyau dur » du « nouveau Panafricanisme » : Idriss Deby Itno au Tchad, Paul Biya au Cameroun et surtout le président équato-guinéen Obiang Gnuema Mbassogo, le président du Burundi. Sa déstabilisation commence immédiatement sur le mode des « révolutions de couleur » en Eurasie (*) !

UNE PRESIDENTIELLE SOUS TENSION QUI CONSACRE L’ECHEC DU « MAIDAN BURUNDAIS »

La Révolution de couleur au Burundi n’a pas fonctionné. L’agitation est restée limitée à quelques quartiers de la Capitale. La « société civile » dont se gargarisent les occidentaux est un leurre extrêmement minoritaire, piloté par les organismes du gouvernement américain spécialisés depuis trente ans dans les changements de régime. Le Président burundais, les experts russes et moi-même nous parlons significativement d’un « maidan burundais ».

Un coup d’état piloté par l’ancien chef des services secrets, et appuyé par des radios privées financées par les réseaux Soros (via l’institut sud-africain OSIWA, qui finance aussi entre autres « Le Monde Afrique ») a aussi échoué en mai et n’a pas reçu de soutien populaire. Ce petit pays agricole des Grands Lacs, peuplé de 10 millions d’habitants, est resté marqué par une longue guerre civile qui fit 300.000 morts entre 1993 et 2006 et qui doit faire réfléchir avant d’écouter les sirènes incendiaires de Washington.

Imperturbable, le Président du Burundi Pierre Nkurunziza a organisé des élections législatives et communales le 29 juin dernier et la Présidentielle ce 21 juillet. « Les bureaux de vote ont ouvert à 7 h ce mardi au Burundi, pour une élection dont l’issue ne fait aucun doute » commente hostile l’AFP, qui parle de « La fuite en avant du président burundais ». Quelque 3,8 millions de Burundais sont appelés aux urnes pour un scrutin sans suspense boycotté par l’opposition, et « jugée non crédible par la communauté internationale » dit encore l’AFP, qui oublie de préciser que Moscou, Pékin et une bonne partie des BRICS soutiennent Pierre Nkurunziza.

Le scrutin est boycotté par l’opposition, instiguée par Washington, Paris et Bruxelles, qui dénie le droit à Pierre Nkurunziza – élu en 2005 et en 2010 – de briguer un nouveau mandat (deux interprétations de la Constitution et des Accords d’Arusha s’opposent) et dénonce un «simulacre d’élection», dont elle a demandé sans succès le report.

WASHINGTON CONDAMNE LES ELECTIONS AU BURUNDI

Mais l’AFP c’est ici la Voix de son maître. Et l’opposition compadore encore plus ! Car le discours à charge contre la Président burundais est organisé, planifié depuis près d’un an dans les officines américaines spécialisées, celle de la NED, de la NDI, de l’US-AID et de Soros, dont son ICG.

Hier les masques sont tombés. Les Américains ont pris la tête du mouvement qui entend installer un régime pro-occidental fantoche à Bujumbura ! John Kirby, porte-parole du département d’Etat américain, a en effet déclaré ce mardi dans un communiqué que l’élection présidentielle au Burundi ne sera pas «crédible» et discrédite encore «davantage» le gouvernement qui l’a organisée dans un contexte très tendu. «Les Etats-Unis préviennent que des élections tenues dans les conditions régnant actuellement au Burundi ne seront pas crédibles et discréditeront davantage le gouvernement», a noté le porte-parole.

UN CLIMAT DE PEUR DANS LA CAPITALE CONTRE LES PARTISANS DU PRESIDENT

Si le Pays est calme, dans les quartiers de la capitale où a été organisé le « maidan burundais », la tension et la peur règne. Mais contre les partisans de l’élection ! Deux heures après l’ouverture du scrutin, l’affluence devant les bureaux de vote, dont certains ont ouvert en retard, était extrêmement faible, a constaté un journaliste de l’AFP. «Il est encore trop tôt, il y a eu beaucoup de tirs cette nuit», a expliqué une membre de la commission électorale nationale indépendante (CENI).

A l’école Saint-Etienne, dans le centre-ville de la capitale, dès la sortie de l’isoloir, certains votants se ruaient vers une fontaine d’eau afin d’effacer l’encre de leur doigt pour éviter les représailles de la part de ceux qui boycottent le scrutin. «On efface l’encre car les gens ne veulent pas qu’on vote», confiait un électeur burundais. «Je ne veux pas retourner dans mon quartier avec de l’encre sur le doigt», confirmait une autre électrice dans le quartier de Gyosha, au nord-est de la capitale.

L’ONU APPELLE AU CALME

A quelques heures de l’ouverture du scrutin, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé les autorités burundaises à «tout faire pour assurer la sécurité et la tenue pacifique» de l’élection présidentielle. Il invite «toutes les parties à s’abstenir de commettre toute forme de violence qui pourrait compromettre la stabilité du Burundi et de la région».

La prise de position de l’Administration Obama, dès Août 2014, contre la candidature de Pierre Nkurunziza a plongé depuis fin avril le Burundi dans une profonde crise politique, émaillée de violences qui ont fait plus de 80 morts. Après la très large victoire sans surprise du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, aux législatives et communales du 29 juin, déjà boycottées par l’opposition, la victoire de Pierre Nkurunziza ne fait aucun doute, selon les observateurs. En face, ne restent que trois candidats issus de petites formations réputées alliées au pouvoir, en plus de son principal opposant, Agathon Rwasa, qui n’a pas retiré officiellement sa candidature, mais conteste à l’avance la légitimité du scrutin et dit n’avoir pas fait campagne.

UN «PLURALISME DE FAÇADE» DISENT LES RESEAUX SOROS !

Les trois autres candidats enregistrés – Minani, président du parti Frodebu-Nanyuki (opposition), et les deux anciens chefs de l’Etat Domitien Ndayizeye et Sylvestre Ntibantunganya, tous trois opposés à un troisième mandat de M. Nkurunziza, mais surtout tous inféodés à Washington – se sont retirés de la course, dénonçant «une mascarade» et une élection «pas aux normes […] internationales».

On a compris que l’on est encore et toujours dans « La Voix du maître américain », lorsque lon sait qui sont les « experts » chargés de donner le ton dans les médias pro-occidentaux. « Malgré un pluralisme de façade, il s’agit d’une élection à un seul candidat dont les Burundais connaissent déjà l’issue », a commenté Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group. Le fleuron des réseaux Soros, où le spéculateur international siège au conseil d’administration …

LE PARI GAGNE DE PIERRE NKURUNZIZA

Les résultats de l’élection présidentielle au Burundi sont attendus vendredi et devraient offrir sans surprise un troisième mandat au chef de l’Etat Pierre Nkurunziza. “Les représentants des Commissions électorales provinciales sont en train d’acheminer les résultats” à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à Bujumbura, a expliqué à l’AFP son porte-parole, Prosper Ntahorwamiye. “Au plus tard demain dans la matinée, on aura les résultats et on commencera la compilation au niveau national (…) nous tablons sur une proclamation des résultats vendredi à 15H00”. Si aucun chiffre officiel n’a été publié jusqu’ici, il a estimé que la participation s’établirait entre 70 et 80%.

Conseiller en communication du président Nkurunziza, Willy Nyamitwe a tiré mercredi lors d’un débat sur RFI “un bilan largement positif” de cette élection, dénoncée comme une “mascarade” par l’opposition compradore et quasi-unanimement critiquée par la soi-disant « communauté internationale » (réduite au bloc américano-atlantiste comme d’habitude) commente l’AFP, notamment les États-Unis, l’Union européenne et la Belgique, ancienne puissance coloniale qui porte de lourdes responsabilités dans la guerre civile de 1993-2006 et le climat politique qui l’a préparée. “La conduite de cette élection est là pour convaincre, même les indécis, que le Burundi a atteint une certaine maturité dans la conduite d’élections libres, apaisées et transparentes”, a-t-il déclaré.

On notera encore que loin des médiamensonges occidentaux décrivant un « président isolé » (sic) face à une opposition majoritaire (resic), de nombreuses forces politiques soutiennent le processus électoral. Ce sont les formations politiques du CNDD-FDD présidentiel, du FNL dit de Jacques Bigirimana, l’UPRONA dit de Concilie Nibigira, la coalition de Rwasa Agathon et Charles Nditije, et le FRODEBU du Dr. Jean Minani, qui se sont mobilisés.

Luc MICHEL

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