Prestation de serment après son élection: Ouattara découvre la mesure de son impopularité

Prestation de serment après son élection: Ouattara découvre la mesure de son impopularité

Alassane Dramane Ouattara a prêté serment, ce mardi 3 novembre 2015, au Palais présidentiel d’Abidjan. Si le 21 mai 2011, à son investiture à Yamoussoukro, il a salué plusieurs chefs d’Etats présents, à cette occasion, Ouattara n’a eu comme homologues venus l’honorer, que deux chefs d’Etat. Et deux présidents arrivés à Abidjan, plus par contrainte professionnelle que par attachement à l’homme et à sa politique. Il s’agit du président Yayi Boni, président de la République du Bénin, président de l’Union économique et monétaire Ouest africaine et du président Macky Sall, président de la République du Sénégal, président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Deux chefs d’Etat obligés de représenter les deux Institutions clé de la sous-régionale : l’UEMOA et la CEDEAO.

Avec une telle représentation si chétive sur un ensemble de 53 Etats de l’Afrique, le père de la rébellion ivoirienne devrait se faire une opinion des sentiments que sa politique lui renvoie au visage de la part de ses pairs. On peut dire que l’espoir du 21 mai 2011 s’est transformé en dégoût le 3 novembre 2015. Dramane Ouattara dont la communauté internationale, courtisane des richesses de la Côte d’Ivoire, a vanté les qualités imaginaires de démocrate et de brillant économiste, n’est en réalité qu’un tortionnaire, un grand geôlier, tribaliste et un chef d’Etat infréquentable. Peu importe les raisons, mais même la France qu’il sert en rampant, avec un zèle indigne d’un digne fils africain ne s’est pas fait représenter particulièrement. Ni François Hollande le locataire de l’Elysée, ni même son ami intime Nicolas Sarkozy, ancien président, ne sont allés l’épauler. Il s’est contenté de la présence du même ambassadeur de France en Côte d’Ivoire pour réchauffer de son postérieur un siège déjà dévalué par ce désintérêt.

Mais boudé ou pas, Ouattara se sent président élu, avec un score fleuve de 83,66 %. 83,66 % des suffrages ? Une absurdité dans un pays où cet imposteur et faux démocrate a précipité au cimetière des milliers d’innocents, emprisonné de milliers d’opposants, exproprié des foules, paysans et citadins, et se montre le pire ennemi des droits de l’Homme. Et quand il déclare mettre dans sa priorité, la réconciliation, la Constitution et le développement, on se demande ce qu’il manigance encore. Mais en tout cas, cette investiture a donné la mesure de l’impopularité de Ouattara dans la sous-région ouest-africaine.

Suzanne Gahé, pour Eburnienews.net

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