Procès de la crise post-éLectorale: Le garde des sceaux sénégalais, Me Sidiki Kaba indexe à son tour le camp Ouattara

Procès de la crise post-éLectorale: Le garde des sceaux sénégalais, Me Sidiki Kaba indexe à son tour le camp Ouattara

Me Sidiki Kaba, préconise que la CPI engage des poursuites contre tous les présumés coupables de violation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.

L’ancien président de la fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), le garde des sceaux sénégalais, Me sidiki Kaba, a préconisé, dans une tribune à Jeune afrique, édition du 22 au 28 juin, des poursuites à l’encontre des pro-Ouattara sur qui pèsent des soupçons de crimes contre l’humanité. Une démarche nécessaire, selon lui, en vue de la restauration de la paix et la stabilité. «Cela pose énormément de questions en Côte d’Ivoire où certains parlent d’une «justice de vainqueurs». Il faut lutter contre cette perception des choses. C’est la raison pour laquelle la CPI doit veiller à ce que la procédure en cours puisse toucher l’ensemble des deux camps engagés dans la crise post-électorale. Il faudrait faire en sorte qu’en dernière instance, l’on soit convaincu qu’il n’y ait pas un camp privilégié par rapport à un autre. L’équité dans les poursuites est importante. Cela permettra de participer à la stabilisation de ce pays qui a beaucoup souffert», a-t-il affirmé.

L’avocat sénégalais enfonce là une porte déjà ouverte. En effet, depuis longtemps, nombreux sont les défenseurs des droits de l’homme qui prônent l’équité au nom de la justice. au plan local, on a la Ligue ivoirienne des droits de l’homme, (Lidho), le mouvement ivoirien des droits humains (midh), l’action pour la protection des droits humains (apdh), mais également au niveau international des organisations comme amnesty international se sont déjà fait entendre.

La sortie de Sidiki Kaba est un appel de plus en direction de la cour pénale internationale afin que cette instance fasse preuve de droiture. Quoi de plus normal quand on sait qu’en Côte d’Ivoire, ce sont deux camps qui se sont affrontés. Peut-on raisonnablement dire que ce sont les responsables d’un seul camp qui ont commis des crimes?

D’ailleurs, l’ancien procureur Ocampo a tranché en indiquant que des poursuites seront engagées contre les responsables des deux camps. Comme l’a dit me Emmanuel Altit, l’avocat principal de Laurent Gbagbo, la CPI joue gros dans le dossier ivoirien. Les interpellations de ce genre se multiplieront jusqu’à ce que les présumés coupables de violations des droits de l’homme proches d’alassane ouattara soient mis aux arrêts.

Enfin !

Source: Notre Voie

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