Procès Gbagbo: Le juge Cuno menace de prendre la décision que la suite du procès se déroule à huis-clos

Procès Gbagbo: Le juge Cuno menace de prendre la décision que la suite du procès se déroule à huis-clos

Au moment où le juge-président Cuno Tarfusser menace de poursuivre le procès du président Gbagbo à huis clos parce que des internautes se seraient mis à spéculer sur l’identité des témoins de l’accusation, il est important de lui faire deux remarques.

D’abord, c’est le témoin 441 lui-même qui a révélé sa propre identité en prononcant la phrase fatidique : «c’est là où je m’arrêtais pour appeler à la prière». Le reste n’a été que la conclusion logique de déductions assez simples à faire. En effet, en Côte d’Ivoire, l’unique personne chargée d’appeler les fidèles à la prière n’est autre que le muezzin de la mosquée.

Deuxièmement, si le juge Cuno Tarfusser ne le sait pas, il faudrait lui apprendre que le même témoin s’est signalé deux fois au paravant dans des faits publiquement connus et qui ameneraient tout individu qui a suivi l’actualité de la crise postélectorale ivoirienne à savoir que c’est le muezzin de la mosquée Doukouré qui témoignait à nouveau comme il l’a déjà fait au micro de France 24 en décembre 2012. En effet, au micro du journaliste Julien Pain de France 24, le fameux muezzin de la mosquée Doukouré a débité le même récit mensonger que celui que la Cour vient d’entendre. Rien de ce qu’il a dit à la Cour n’est différent de ce qu’il a dit par le passé. Il suffisait de faire de simples recoupements et on saurait qui était le témoin 441.

Mais avant son témoignage au micro de Fance 24, le muezzin de la mosquée Doukouré, devenu le témoin 441 de l’accusation, a par sa propension à mentir, causer la mort de son jeune coreligionnaire, Aboubacar qu’il a ignoblement livré à la vindicte de d’autres musulmans devant lesquels le jeune Aboubacar fut présené par le muezzin comme un patisan de Laurent Gbagbo. La suite on la connaît. Le jeune Aboubacar fut lynché à mort par d’autres jeunes musulmans du quartier.

Pour rappel, selon des témoins de la scène, la victime qui souffrait à l’époque d’un palu aigu, aurait quitté le domicile familial, le samedi 13 Août 2011 aux environs de 22 heures pour, dit-on, « faire les cent pas » qui l’ont amené à se reposer dans la mosquée où il a passé sa dernière nuit sur terre. Selon toujours les même témoins, le muezzin de la mosquée qui s’est rendu très tôt le dimanche matin vers 5 heures à la mosquée, aurait été effrayé par la présence du jeune homme qu’il a pris pour l’un des partisans du président Gbagbo. Pris de peur, le muezzin aurait immédiatement alerté les jeunes musulmans du quartier qui étaient déjà réveillés pour la prière de l’aube. Ceux-ci, sans hésiter, ont battu le jeune homme à mort.

Pour quelqu’un de connu comme c’est le cas du muezzin de la mosquée Dououré, il n’est pas besoin de faire des spéclation sur son compte pour savoir qui c’est, surtout après ait précisé lui-même sa fonction au sein de cette communauté musulmane.

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 10 Mai 2016 (1ère Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 10 Mai 2016 (2ème Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 10 Mai 2016 (3ème Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 10 Mai 2016 (4ème Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 10 Mai 2016 (5ème Partie)

Eburnienews.net

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Procès Gbagbo: Le témoin de ce jour révèle qu’il est le muezzin de la mosquée Doukouré

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