procès Simone Gbagbo: Harold Metch, premier témoin à bénéficier d’une “protection”

procès Simone Gbagbo: Harold Metch, premier témoin à bénéficier d’une “protection”

Un ancien chef de milice inculpé pour “assassinat”, Harold Metchro Metch, bénéficie du “système de protection de témoins” pour le procès de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo, a annoncé mardi le procureur général Ali Yéo, au palais de justice du Plateau à Abidjan.

“Nous avons mis en œuvre depuis son arrestation le système de protection de témoins. Etant donné que c’est un témoin capital, nous n’avons pas voulu prendre de risque”, a dit le procureur Yéo, en réaction à une question de la défense sur les “conditions de détention” de l’ex-“chef d’Etat-major du Groupement des patriotes pour la paix (GPP)”.

“Il n’est précisé nulle part que le témoin est protégé”, a rétorqué l’un des avocats de Mme Gbagbo, Maître Rodrigue Dadjé, relevant que sa préoccupation était motivée par le souci de “comprendre les circonstances” dans lesquelles le témoin a fait ses “déclarations” et non pour “dévoiler” volontairement son “lieu de détention”.

Selon lui, il existe des “contradictions” entre la déclaration du témoin en instruction et celle qui a été faite à la Direction de la surveillance du territoire (DST).

Un ancien chef de milice inculpé pour “assassinat”, Harold Metchro Metch, bénéficie du “système de protection de témoins” pour le procès de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo, a annoncé mardi le procureur général Ali Yéo, au palais de justice du Plateau à Abidjan.

“Nous avons mis en œuvre depuis son arrestation le système de protection de témoins. Etant donné que c’est un témoin capital, nous n’avons pas voulu prendre de risque”, a dit le procureur Yéo, en réaction à une question de la défense sur les “conditions de détention” de l’ex-“chef d’Etat-major du Groupement des patriotes pour la paix (GPP)”.

“Il n’est précisé nulle part que le témoin est protégé”, a rétorqué l’un des avocats de Mme Gbagbo, Maître Rodrigue Dadjé, relevant que sa préoccupation était motivée par le souci de “comprendre les circonstances” dans lesquelles le témoin a fait ses “déclarations” et non pour “dévoiler” volontairement son “lieu de détention”.

Selon lui, il existe des “contradictions” entre la déclaration du témoin en instruction et celle qui a été faite à la Direction de la surveillance du territoire (DST).

Relevant que l’ex-chef de milice est détenu à la DST alors qu’il est “placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA)”, Me Dadjé a évoqué la possibilité que Harold Metch ait été “influencé”.

“Personne ne m’a mis une arme sur la tête pour me demander de mentir. Je suis là (sur) ma propre initiative”, a assuré Harold Metchro Metch à la barre.

Le témoin a accusé l’épouse de Laurent Gbagbo d’être liée à la disparition du journaliste français Guy André Kieffer, affirmant qu’il a été “tué” et son corps “incinéré” par l’ex-aide de camp de l’accusée, le Commandant Anselme Séka, sur ordre de sa patronne.

Selon lui, son mouvement faisait entre autres du “renseignement” qui consistait à “répérer les lieux où les membres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, opposé à Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2010) tenaient leurs réunions” mais aussi à recueillir des informations sur des “personnalités” de cette coalition dont les ministres “Gnamien Konan, Mabri Toikeusse”.

Harold Metch a soutenu que le GPP, défini selon lui comme une “force paramilitaire” dont le financement provenait de la “présidence” d’alors, “est né dans le but d’aider au maintien du pouvoir de Laurent Gbagbo (…) en soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS), au premier jour de son audition.

Le 29 juin, le président de la Cour d’assises Bouaki Kouadio, a suspendu l’audition de M. Metch en attendant la “production” d’un rapport d’expertise psychiatrique qui “aurait révélé qu(‘il) est mentalement malade”, à la demande des avocats de Simone Gbagbo.

Depuis le 31 mai, l’ancienne Première dame ivoirienne est jugée pour “crimes de guerre” et “crimes contre l’humanité” commis lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

Par Manuella Yapi

Source : Alerte info

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