Proclamation de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle: Le Conseil Constitutionnel valide la forfaiture

Proclamation de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle: Le Conseil Constitutionnel valide la forfaiture

Comme il fallait s’y attendre le Conseil Constitutionnelle a cautionné la forfaiture d’Alassane Ouattara en validant sa candidature pour la présidentielle 2015. Et ce malgré les nombreux appels à la vigilance lancés ici et là par diverses organismes nationaux et internationaux. Appel portant sur l’inéligibilité du filleul de Nicolas Sarkozy.

Depuis hier  donc mercredi 9 septembre 2015, le Conseil Constitutionnel a rendu public la liste des candidats retenus pour la course. Sur les 33 dossiers de candidatures à examiner, seul 10 Ont été retenus. Parmi ces dossiers figure en bonne place celui d’  Alassane Ouattara candidat à sa propre succession. Cela ne pouvait en être autrement car depuis le début Ouattara avait déjà déroulé son rouleau compresseur.

Avec la reconduction du très contesté Youssouf Bakayoko à la tête de Commission électorale (Cei), surtout la nomination de nombres de ses proches au Conseil constitutionnel notamment Koné Mamadou son président, ex représentant des  forces nouvelles dans l’un des gouvernements Laurent Gbagbo. Comme pour dire qu’il n’est plus question de remettre en cause sa candidature encore moins son inéligibilité. Alassane Ouattara fonce en piétinant royalement les lois ivoiriennes. Malgré les incessants appels à la retenue. Les choses sont lancées.

Un  autre saut dans l’inconnu  et une porte ouverte à tous les périls. C’est certainement à  ce déterminisme de cause à effet que  la Côte d’Ivoire est astreinte. A la lumière  d’une part  de  la mauvaise  foi des uns, d’autre part  au regard  des manœuvres du dilatoire et  de  duperie des autres. C’est pourquoi,  de par des attitudes qui arborent des indices alarmants, tout porte à croire que les Ivoiriens, contre leur gré, courent vers une autre période électorale très mouvementée.

En témoigne déjà la réaction du principal parti d’opposition de Côte d’Ivoire  le Fpi qui dans un communiqué appel les ivoiriens à descendre dans la rue pour dire non à la mascarade. « Alassane Ouattara n’est pas éligible, au regard de la constitution, notamment en son article 35, et au regard de l’Arrêt n° E0001-2000 du 6 octobre 2000 de la Cour suprême, lequel est susceptible de recours. Le Comité central instruit le secrétariat général à mettre en ordre de bataille toutes les structures du parti sur l’ensemble du territoire national et à l’extérieur ainsi que les militants, les démocrates de tous bords pour l’exécution sur le terrain du mot d’ordre du parti. Le comité central apporte son soutien appuyé à la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement pour son initiative d’organiser des manifestations démocratiques à partir du 10 septembre 2015 pour le respect de la Constitution et des conditions d’élections justes et transparentes et apaisées », notifie le Comité Central du parti de Laurent Gbagbo.

La jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (Cnjc) de son côté menace de prendre les rues si le Conseil Constitutionnel ne dit pas le droit.  Diétri Abraham à l’occasion d’un déjeuné de presse affirmait ceci : «  Nous organiserons une marche éclatée sur toute l’étendue du territoire. Elle a pour but de réclamer avant la tenue des élections, la dissolution de la Cei, la refonte du code électorale, le retour des exilés, la libération des prisonniers politiques, le respect scrupuleux de la constitution en son article 35 et la réconciliation nationale. Si le Conseil Constitutionnel ne dit pas le droit, quelque soit l’interdiction, nous sortirons dans la rue et il sera le seul responsable de ce qui adviendra ».

Loin de baigner dans un pessimisme ronflant force est donc de reconnaitre que tous les ingrédients sont réunis pour faire vivre aux ivoiriens des jours ténébreux. Surtout si l’on se réfère à la manière dont le régime Ouattara gère toutes les questions liées à un processus électoral  apaisé.  La Côte d’Ivoire fonce droit dans le mur. Et ce n’est pas la Fidhp (Fondation ivoirienne pour l’observation et la surveillance des droits de l’homme et de la vie politique) qui dira le contraire. Lorsqu’elle affirme « Au regard de l’évolution actuelle de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire, et devant les signes annonciateurs d’un chaos prévisible en 2015, nous décidons d’activer la sonnette d’alarme». Le faisant, cette organisation  indépendante  de protection des droits de l’homme ne croit pas si bien mettre  les pieds dans le plat.

Pour des signes avant-coureurs  qui ne trompent  pas et qui nous instruisent sur le climat caniculaire électoral qui se profile,  si la situation actuelle demeure. Sur cette question, on ne le dira jamais assez,  ces signes ne sont  pas à chercher ailleurs. Ils se matérialisent par  le mutisme  du pouvoir  sur l’appel de l’opposition,  l’attitude honteuse du Conseil Constitutionnel . Sans oublier les actes antidémocratiques qui dissipent chaque jour  l’espoir d’aller un jeu électoral dans  la  quiétude et sans heurts.

Dans  tout ce cocktail explosif, il y a  les poudres qui, à coup sûr vont alimenter    le feu en la demeure. Ce sont  les incontournables sujets à polémiques sur la composition de  la Commission électorale fragilisée par les retraits de l’Église Catholique et l’absence de  l’opposition significative au sien de la direction. A cela il faut ajouter le cas du  fichier électoral qui a du mal à être  actualisé  et crédibilisé  à cause de l’échec du Recensement général de la population et de l’habitat.

Noura Kamagaté, pour Eburnienews.net

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One comment

  1. Voici un magistrat:Kone Mamadou.Je ne le connais point ni même son parcours de juriste.Nommé par sir Dramane Wattra,il devrait être un bon homme de loi!Pourtant,ladite communauté internationale avait vu de mauvais œil que Mr Gbagbo,en son temps,ait nommé sir Yao Paul-Ndre à ce même poste,en rejetant la décision finale de Mr Yao Paul déclarant SEM Gbagbo Président!On avait accusé Paul-Ndre d’être un très ami proche de SEM Gbagbo.D’où refus de sa décision.Aujourd’hui,qui peut être Kone Mamadou?Un juriste de même souche ethnique que Mr Dramane,un ami proche de sir Dramane.Il joue donc un role non de juriste mais de trafiquant D’où la gymnastique mathématico-juridique pour se déshabiller et tremper dans la médiocrité totale,juste pour plaire à un individu,un ami,un mandant,un mortel.Sa décision ne peut donc être neutre et sérieuse.Comment donc d’un bon magistrat on peut virer au juriste malin sans conscience professionnelle ni dignité humaine?

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