Promesse de libération des prisonniers politiques: Ouattara roule tout le monde dans la farine

Promesse de libération des prisonniers politiques: Ouattara roule tout le monde dans la farine

Les promesses d’un politicien n’engagent que ceux qui croient. C’est bien le cas d’alassane ouattara, président du Rassemblement des républicains (rdr) et chef de l’etat ivoirien.

Le 22 mai dernier, lors d’une rencontre entre une délégation de son gouvernement et le front populaire ivoirien (FPI), l’ancien Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio avait, la main sur le coeur, annoncé que son mandant Alassane Ouattara, soucieux de décrispation et voulait fait des gestes forts à l’endroit de l’opposition.

Ainsi, il annonçait la libération immédiate de 150 prisonniers politiques, la facilitation du retour des exilés en renonçant aux poursuites judiciaires et leur réintégration dans l’administration pour ceux qui y exerçaient,et le dégel des comptes des comptes de 50 personnes proches de Laurent Gbagbo.

Ce jour, Jeannot Ahoussou Kouadio était entouré des ministres Aly Coulibaly, Hamed Bakayoko, Affoussiata Bamba-Lamine, Paul Koffi Koffi, Allah Kouadio et bien d’autres personnalités du régime. L’ambiance détendue et conviviale a laissé croire que le pouvoir Ouattara s’inscrivait enfin dans la voie de la normalisation.et pourtant, il a fallu attendre plus de dix jours, début juin pour voir le pouvoir ivoirien remettre en liberté 50 prisonniers. Les plus connus d’entre eux étant Angenor Youan Bi, devenu depuis quelques jours le président intérimaire du COJEP de Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu, ancien leader du célèbre syndicat estudiantin, le FESCI. Il en reste donc 100 personnes à libérer quand bien même plus de 700 pro-Gbagbo restent toujours enfermés dans les différentes prisons du pays.

Curieusement, depuis la libération des 50 personnes, plus personne d’autre n’est sorti de prison. et pourtant, Ahoussou Kouadio avait rassuré que Ouattara tiendrait ses engagements à la lettre.

Tout en faisant remarquer que la justice traitera au cas par cas la situation de chaque détenu. Profitant donc de cette rencontre essentiellement destinée à annoncer au FPI les fameux actes forts du régime, Ahoussou Kouadio avait demandé de lever son mot d’ordre du recensement général de la population et de l’habitat. Un sujet qui ne figurait nullement à l’ordre du jour de la rencontre.a la lumière de l’évolution des choses, on réalise que le gouvernement ne poursuit pas ses fameux gestes forts parce que le FPI n’a pas levé le mot d’ordre de boycott.

Finalement, on en vient à en déduire que le régime voulait exercer un chantage honteux sur le FPI dans le but de réussir son recensement. Sinon, le pour montrer qu’il
était effectivement de bonne foi, le gouvernement devrait jouer franc jeu en s’acquittant pleinement de ses engagements sans forcément tenir compte de la levée du boycott du FPI. Le faisant, le gouvernement aurait mis le fpi en difficulté.

Malheureusement,en plus des 100 prisonniers qui restent, un grand lot de pro-Gbagbo est encore en prison.en plus, c’est bien après l’annonce du gouvernement que l’ancien ministre Ahoua Don Mello a été interpellé au Cameroun. Ce qui laisse penser qu’en demandant aux exilés de rentrer, le gouvernement tend un gros piège aux concernés.

Source: Notre Voie

About admin

One comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.