Proparco, filiale de l’AFD, passe toujours par des paradis fiscaux (Mediapart)

Proparco, filiale de l’AFD, passe toujours par des paradis fiscaux (Mediapart)

Après la mise en cause, en 2014, de sa filiale “financements privés” pour ses investissements offshore, l’Agence française du développement s’est dotée de règles pour éviter les paradis fiscaux. Sauf que sa définition des pays concernés est si restrictive que les îles Caïmans ou Malte n’y figurent pas. Les investissements passant par ces États continuent.

L’Agence française du développement (AFD) sera au cœur du grand rendez-vous climat-finance organisé le 12 décembre à Paris par le président de la République Emmanuel Macron. Si elle se présente comme vertueuse sur le plan environnemental dans ses investissements, nos récentes enquêtes (ici et ) ont montré que ce n’était pas toujours le cas. Qu’en est-il de sa filiale Proparco, destinée à aider les PME et le secteur privé ? Il est difficile en l’état de tirer un bilan environnemental, mais en épluchant son rapport financier 2016, un autre fait apparaît. Alors que Proparco affirme ne détenir « au 31 décembre 2016, aucune implantation dans les États ou territoires non coopératifs », un examen plus poussé des fonds dans lesquels la filiale a investi montre que certains d’entre eux sont situés à Malte, sur l’île Maurice et même aux îles Caïmans. Des investissements qui, cumulés, représentent plusieurs dizaines de millions d’euros. Pour rappel, selon l’indice de transparence établi par le Tax Justice Network en 2015, Malte se situait à la 27e place, Maurice à la 23e place et les îles Caïmans 5e.

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