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Prostitution : Femmes ou Garçons camerounais, à la recherche de blanc sur les réseaux sociaux

Au Cameroun, la prostitution et l’exhibitionnisme quittent progressivement la rue, pour se retrouver dans les cybers café.
Avec la prolifération des cybers café au Cameroun, les jeunes garçons et filles, prostitués ou non, quittent la rue pour exercer dans les Cybers café. Les sites internet de rencontre sont les plus consultés par les habitués des Cybers café.

Dès leur ouverture, les Cybers café des villes camerounaises, sont pris d’assaut par des personnes les plus insoupçonnables. Femmes d’âge avancé ou jeune, mariée ou non, à la recherche d’un homme blanc, de préférence âgé et fortuné, d’une part.

D’autre part, les hommes quant à eux, plus ou moins jeunes, sont à la recherche de femmes occidentales, «pour une relation sincère et durable, pouvant aboutir au mariage», selon la formule consacrée. Les plus sollicités des Cybers café, sont ceux qui possèdent des webcams, des places Vip, ou des rideaux.

Le Cybercafé les «Z amours», de Melen, ouvre 24h/24. L’un des gérants explique que la nuit est réservée aux internautes dragueurs. Les sites les plus visités sont ceux des rencontres matrimoniales. affection.org, rencontres-francophones.net, abcoeur.com, wiziou.fr, amoureux.com, reseaucontact.co, noulove.com, meetic.com, et le site de rencontre pour gay planetromeo.com, font partie des plus visités par des jeunes camerounais. D’autres sites de rencontres offrent les services d’Escort girls comme escortcam.unblog.fr.

Les plus professionnelles, s’inscrivent sur les sites de rencontre payants.

Il est 10 h, ce jour, lorsqu’une cliente entre. A peine a-t-elle acheté son ticket, qu’elle se renseigne si la webcam est disponible, et insiste pour savoir s’il y a un box libre. Nous ne saurons pas ce qui se passe à l’intérieur du box.

Mais notre informateur nous explique que plus d’une fois, il a surpris des jeunes femmes montrant les parties intimes de leur anatomie. Seins, et parfois parties génitales.

Les clientes s’isolent pour mieux discuter et présenter «la marchandise», à leur partenaire virtuel, installé à l’autre extrême. Et, «assouvir tous leurs fantasmes». «Dans le box, la fille se déshabille pour faire plaisir à son correspondant», poursuit le gérant dans ses explications.
Dans leur intention, l’objectif recherché est d’extorquer de l’argent à ces blancs.

Régulièrement, la police démantèle des réseaux d’arnaqueurs sur internet. Récemment, des étudiants de l’université de Buéa, (région Sud-ouest) du pays, utilisaient les photos de jeunes filles, à la recherche de maris blancs, qu’ils postaient dans les sites de rencontres.
D’après lui, 80 % de sa recette journalière vient des clientes qui fréquentent les sites de rencontre. Après, ce sont les sites de sport qui sont les plus visités, pour les paris sportifs. «Très peu de clients viennent ici pour faire des recherches sur internet», indique notre interlocuteur.

Avec les réseaux sociaux, de nombreuses utilisatrices ont trouvé la parade pour mieux se mettre en valeur.

Des prostituées connues, mettent sur Facebook, leurs photos les plus suggestives. Certains observateurs avertis, pensent que c’est pour plaire ou attirer.

Les autorités sont silencieuses face à toutes ses dérives. La législation sur internet balbutie encore.

La révolution de la technologie de l’internet, n’a pas que du bien. Elle a franchi tous les seuils au Cameroun, rapprochant riches et pauvres, et travestissant les mœurs. Parfois elle crée la dépendance, favorise la réalisation des rêves, ou brise des vies.

Armand Ougock

Source: Times24.info

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