Quand le zèle mal inspiré dessert la démocratie et la paix

Quand le zèle mal inspiré dessert la démocratie et la paix

Le monde de la presse ivoirienne, il faut bien prendre le temps de le visiter. Sans volonté aucune de le juger ou de le jauger (en tant que qui, d’ailleurs?), c’est avec étonnement que j’ai lu, malgré les multiples signes et réalités qui se multiplient et se succèdent en ce moment que, lundi 17 Décembre 2018, un journal du nom de ‘’L’ESSOR IVOIRIEN’’, à sa ‘’une’’, a titré : ‘’FAUSSE ALERTE ET TROUBLE A L’ORDRE PUBLIC : Simone GBAGBO devrait être arrêtée.’’

Plutôt que de rire d’un tel titre aussi irrévérencieux que réfractaire à la vérité qui s’impose davantage chaque jour à tout Ivoirien digne de cette qualité, je me suis posé la question de savoir jusqu’où ira la haine gratuite qui nous est servie au quotidien en Côte d’Ivoire.

Le mot ‘’haine’’ n’est pas exagéré, tant nous savons que ceux qui évoquent le thème de ‘’trouble à l’ordre public’’, ne sont pas sans savoir qu’en Côte d’Ivoire, par les temps qui courent, des troubles à l’ordre public se déroulent et se succèdent à un rythme effarant : mutineries à répétition dans l’armée, bagarres entre syndicats du transport public et loubards, guerres entre bergers et cultivateurs, troupeaux de bêtes en divagation sur les routes nationales et internationales ainsi que dans les rues des villes, autos et motos souvent sans papiers qui roulent dans tous les sens à tombeau ouvert, le tout débouchant sur mort (s) d’homme(s) et d’innombrables dégâts matériels, sans que la moindre arrestation n’ait lieu pour une condamnation à titre d’exemple dissuasif. Des troubles peuvent subvenir, comme il y a peu à Bouna, à Odienné, à Biankouman, à Touba, … ou plus récemment à Danané, à Duékoué, sans que le moindre bandit, qui a pourtant agi sans masque ou voile au su et au vu de tous, ne soit inquiété par les autorités compétentes. Partout, en Côte d’Ivoire, des rues peuvent barrées ou coupées sans autorisation municipale, pour des manifestations socio-culturelles ou sportives, parfois même religieuses : des bars ou des maquis peuvent débiter des bruits et des bagarres de rue, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans que cela n’émeuve personne. De tous ces grossiers impairs, ‘’L’ESSOR IVORIEN’’ n’a rien vu, vraiment jamais rien vu et donc n’a jamais jugé et condamné. Mais malheureusement zélé et friand de scoops propres à créer sa propre décadence, ‘’L’ESSOR IVOIRIEN’’, en grand ignorant des signes du temps (‘’cet autre nom de Dieu’’), a estimé que Simone GBAGBO en se réjouissant de la libération imminente de Laurent GBAGBO son époux, a donné une fausse alerte et créé des troubles à l’ordre public et donc la menace d’arrestation. Au moment même où le peuple de Côte d’Ivoire, debout, plus que jamais optimiste et serein, s’attend au meilleur !

Sincèrement, j’en suis encore à me demander ici s’il s’agit d’une autre provocation comme les comploteurs du 18 Septembre 2002 en ont eu l’art imparfait ou si cela relève de leur grossière astuce de bien vouloir vendre leurs papiers-journaux, comme à leur habitude depuis toujours, en salissant la réputation d’honnêtes citoyens comme Simone et Laurent GBAGBO qu’à tort, ils détestent à mort, mais des citoyens sur lesquels ils bâtissent des thèses méchantes afin de gagner leur pain quotidien. Et quand ils menacent Simone GBAGBO d’arrestation, y a-t-il plus grande arrestation que celle qu’elle a endurée du 11 Avril 2011 au 6 Août 2018 ? Qu’est-ce que cela a donné comme résultat ? Le comprendront-ils enfin, tous ceux-là qui s’agitent en vain, comme plusieurs fois dit ou écrit en ces pages, que ‘’GBAGBO est une chance inespérée pour les Ivoiriens et Africains que nous sommes’’ ?

Gabin DJITE, Secrétaire Général – Fédération F.P.I.- Duékoué.

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