Quand le Zimbabwe envoie l’ambassadeur US «s’accrocher sur un bananier»

Quand le Zimbabwe envoie l’ambassadeur US «s’accrocher sur un bananier»

L’administration du président zimbabwéen fait désormais partie de la liste des sans langue de bois. En réponse à la tentative d’évaluer la situation des droits de l’homme dans le pays, le porte-parole du président a qualifié l’ambassadeur US d’«héritage d’une époque terrible» et l’a envoyé «s’accrocher sur un bananier».

Les limites du langage diplomatique ont été franchies entre l’administration du président zimbabwéen Robert Mugabe et Harry Thomas, l’ambassadeur des États-Unis dans le pays.

La diplomatie américaine a réagi dans un communiqué sur l’arrestation du pasteur Mawarire, membre de l’opposition au Zimbabwe, leadeur du mouvement #ThisFlag demandant des réformes économiques, accusé d’incitation à la violence et de Patrick Philip Mugadza, un pasteur qui a prédit la mort du président Mugabe le 17 octobre 2017.

Le communiqué demandait au pays de respecter les droits de l’homme, notamment la liberté d’expression, « extrêmement concernée » par la détention « injustifiée et prolongée » des deux opposants.

« Nous attendons un signal du nouveau gouvernement. Quelle que soit cette personne, elle est un héritage d’une époque terrible. Est-ce parce que cette personne (Mawarire, ndlr) est leur agent? », a déclaré le porte-parole du président George Charamba.

Et M. Charamba d’ajouter, « il croit pouvoir nous donner des ordres, (…) ils peuvent aller s’accrocher sur un bananier ».

Harry Thomas fait partie des ambassadeurs nommés sous l’administration Obama, qui critiquait souvent le Zimbabwe. Voilà pourquoi l’administration dit attendre « un signal du nouveau gouvernement (américain, ndlr) ».

L’administration zimbabwéenne n’est pas la seule à ne pas mâcher ses mots quand les États-Unis essayent de « lui donner des ordres ».

Ainsi, le président philippin Rodrigo Duterte avait plusieurs fois traité son ancien homologue américain Barack Obama de « fils de pute ». Le président a expliqué le caractère rude de ses propos par le fait qu’à chaque fois les États-Unis critiquaient son pays, ils le font toujours sous forme de condition: « Si vous ne le faites pas ou si vous agissez ainsi et que cela ne nous plaît pas, nous vous coupons l’oxygène », alors que les Philippines « ont depuis longtemps cessé d’être une colonie ».

Source: sputniknews.com

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