Questions Africaines : Le Burkina Faso est très mail parti ! (La Révolution Permanente N°00520/09/15)

Questions Africaines : Le Burkina Faso est très mail parti ! (La Révolution Permanente N°00520/09/15)

Nous écrivions en octobre 2014 une Chronique intitulée « Burkina Faso : Une Révolution sans ambition !» quand aujourd’hui, notre analyse d’alors, censurée par certains journaux en ligne de la Résistance panafricaine, remet sur la table, les grosses faiblesses d’une action populaire salutaire mais politiquement et stratégiquement gérée avec une légèreté inexcusable. 

Nous disions alors « Ouaga a mal commencé et Ouaga va mal finir. » Mais très peu d’observateurs à Ouaga ont pris le temps de lire notre approche avisée de la question révolutionnaire posée depuis peu à Ouaga.  

Maintenant que nos craintes, comme une prophétie, se sont accomplies, nous nous adressons de nouveau à Ouaga. 

Et nous disons ce qu’il suit. 

Le Burkina Faso a osé l’insurrection en 2014. Mais elle a placé sous tutelle, sa révolution étouffée dans l’œuf depuis l’assassinat de Thomas Sankara par Blaise Compaoré et son bras agissant, le criminel Gilbert Diendéré.  

Pour libérer donc l’aspiration révolutionnaire du peuple burkinabè de la tutelle du colon français et de ses suppôts lèche-culs réunis depuis cette matinée à Abuja au Nigeria, 3 petites choses doivent être absolument osées. 

Et elles sont les suivantes : 

  1. Lancer immédiatement l’offensive militaire des Forces républicaines contre le voyou de Diendéré. Cette offensive doit se solder par la capture de Diendéré. Dans la situation qu’il vit actuellement, ce général voyou a déjà fait le choix de mourir s’il ne peut pas obtenir une porte de sortie négociée par Alassane Dramane Ouattara en complicité avec Blaise Compaoré. Par conséquent, toute perte de temps renforcera sa visibilité médiatique et lui permettra de mentir à l’opinion en lui faisait croire qu’il y aura un risque de guerre civile, si ses revendications ne sont pas prises en compte dans un accord politique tordu venant de la CEDEAO. Gérer un criminel disposant de moyens de l’Etat, c’est comme piloter une voiture. Les hésitations et l’incapacité à prendre la bonne décision face à un obstacle, provoquent toujours des accidents très graves. Il faut donc neutraliser Diendéré avant la tombée de la nuit du 23 septembre 2015. Sinon, une scission s’opèrera au sein des Forces républicaines et là, ce qu’on a voulu éviter se produira ;

     

  2. Les informations en notre possession permettent de confirmer que l’action de Diendéré a été organisée à Abidjan. Elle est coordonnée depuis Abidjan. Et tout le lobbying politique qui la sous-tend est piloté par Abidjan. A preuve, sans avoir une administration avec des représentants qui négocient pour son compte, Diendéré est bien représenté à Abuja ce jour-même par Abidjan qui négocie un accord de sortie honorable pour Diendéré et ses hommes. L’enjeu, lui donner le temps d’opérer un repli tactique et ensuite, envahir le sud du Burkina Faso avec une rébellion armée organisée depuis Abidjan. Connaissant l’importance stratégique des frontières Sud du Burkina Faso, tout contrôle de cette partie du pays par une rébellion mise en place par Alassane Dramane Ouattara au nom et pour le compte de Blaise Compaoré et sa suite, mettra immédiatement à genou, tout pouvoir politique installé à Ouaga, fût-il soutenu par le peuple. Alors, deuxième action à engager sans attendre : soutenir depuis Ouaga tout mouvement de neutralisation d’Alassane Dramane Ouattara engagée à Abidjan dans les jours à venir, afin de créer les conditions d’une paix durable à Ouagadougou ;

     

  3. Décliner poliment toute mission de bons offices proposée par la France. Ce pays a décidé de refaire son économie à l’agonie avec l’argent du pillage des Etats africains dans la cadre de missions dites de maintien de la paix après qu’il a organisé, armé et financé à crédit des rébellions avec du matériel militaire américain et français. Pour créer les conditions de mise sur pied de ces rébellions, la France manipule des hommes politiques locaux, les pousse à créer des troubles politiques et ensuite se sert de zozos comme Yayi Boni du Bénin et Faure Gnassingbé du Togo, pour imposer des accords injustes, révoltants et porteurs de rancœur. C’est cette étape qui est en cours actuellement avec les vauriens de chefs d’Etat de la CEDEAO réunis à Abuja. Pendant qu’il est encore temps, oubliez la France, refusez ses offres, imposez une solution qui répond aux attentes du peuple burkinabè et ensuite, sécurisez votre pays. Après quoi, la diplomatie se chargera de remettre des relations refroidies à jour.

     

Cela dit, l’avenir du Burkina Faso est et doit demeurer l’affaire des Burkinabè. Mais au nom du Panafricanisme qui est un mouvement de solidarité entre Africains afin de relever les défis transversaux ou locaux, nous avons parlé.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

Et à toutes fins utiles, nous mettons en fin de la présente chronique, notre Chronique d’octobre 2014. Bonne lecture. 

A Très Bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente

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