Rapport 2016: Amnesty International dénonce les multiples violations des droits de l’homme sous Ouattara

Amnesty International a présenté son dernier rapport sur la Côte d’Ivoire ce mardi 21 février 2017. Le moins qu’on puisse dire c’est que l’ONG de défense des droits de l’homme a fustigé les négations des libertés individuelles pratiquées par le régime Ouattara à l’endroit de son opposition.

Selon Amnesty International, le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique a été restreint sous Alassane Dramane Ouattara. L’ONG constate également avec grand regret que de nombreux membres de l’opposition arrêtés à l’occasion de la crise postélectorales de 2010-2011 restent toujours détenus sans procès.

«Au moins 146 partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo arrêtés entre 2011 et 2015 étaient toujours en attente de jugement pour des infractions qu’ils auraient commises pendant la période de troubles qui a suivi l’élection de 2010. Quatre-vingt-sept d’entre eux au moins étaient détenus depuis 2011 ou 2012», fait remarqué Amnesty International dans son dernier rapport.

Pendant ce temps, fait remarquer l’ONG de défense des droits de l’homme, des membres du camp Ouattara responsables présumés de crimes commis pendant cette même période échappent toujours à l’obligation de rendre des comptes. Amnesty International dénonce en effet le fait qu’aucun chef de guerre n’est inquiété par la justice, en dépit d’un rapport d’enquête les incriminant. Pire déplore remarquer l’ONG de défense des droits de l’homme, l’attaque du camp de Nahibly par les milices pro-Ouattara n’a pas encore été élucidée. « C’est comme si rien ne s’était passé ici », déplore un haut responsable de l’organisation.

En plus des détenus politiques arrêtés de puis 2011, Amnesty International dénonce également les cas d’arrestations et de détentions arbitraires d’opposants proches de Laurent Gbagbo, dont les cadres du FPI que sont Simone Gbagbo, le Pr Hubert Oulaye, Assoa Adou, Lida Kouassi Moïse, Koua Justin, Nestor Dahi. A ceux-là il faut ajouter le cas de Samba David, le président de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire, une ONG, qui a été inculpé de menace contre la sécurité nationale alors qu’il purgeait déjà une peine de six mois d’emprisonnement pour trouble à l’ordre public. Jusqu’à ce jour, Samba David est maintenu en détention dans l’attente d’être jugé pour ces nouvelles charges, rapporte Amnesty International.

Eburnienews.net

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