RDC : le gouvernement, par la voix de Lambert Mende, l’exclusion de certains candidats à la présidentielle

RDC : le gouvernement, par la voix de Lambert Mende, l’exclusion de certains candidats à la présidentielle

Réagissant aux opposants sur la notion de l’inclusivité du processus électoral en cours, le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) évoque la rigueur de la loi.

Le mercredi 12 septembre 2018, cinq grandes figures de l’opposition de RDC dont Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Félix Tshisekedi se sont retrouvés à Bruxelles. Ces retrouvailles de la capitale belge ont débouché sur un communiqué final de neuf points exigeant à Kinshasa entre autres, l’abandon de la machine à voter, le retrait du fichier électoral des quelque 10 millions d‘électeurs n’ayant pas d’empreintes digitales et la fameuse question de l’inclusivité du processus électoral. Mieux, la participation de tous les acteurs politiques qui le souhaitent, aux élections du 23 décembre prochain

Suite à ces déclarations, le gouvernement congolais n’a pas tardé de réagir. Lambert Mende Omalanga (en photo) est revenu ce jeudi 13 septembre sur la déclaration faite à Bruxelles par les leaders de l’opposition. Pour le ministre congolais de la communication et porte-parole du gouvernement, il est question du respect de l’ordre constitutionnel.

« Pourquoi on doit écarter Kabila et maintenir les autres »

« Souvenez-vous, le président Kabila ne devrait pas se présenter aux élections parce que la constitution le lui interdit. On n’a pas parlé d’inclusivité, là on a parlé de constitutionnalité et de légalité, et quand le président respecte la constitution en ne se présentant pas, on nous sort l’inclusivité », a confié, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende (en photo) au site local actualite.cd.

Pour lui l’inclusivité est régie par la loi. « Si on doit parler d’inclusivité, pourquoi est-ce que Kabila n’est pas admis à être candidat pour un autre mandat, pourquoi on doit écarter Kabila et maintenir les autres, c’est de la manipulation », a-t-il ajouté.

En outre, le gouvernement ne veut pas entendre parler d’un processus consensuel, car selon Lambert Mende, il est toujours question du respect des textes dont la Constitution. « Nous n’avons pas écrit nos lois pour venir les appliquer par consensus, or la machine à voter est une décision de la CENI qui est un organe indépendant, donc on ne va pas remettre en cause l’indépendance de la CENI, c’est violer la constitution », a ajouté Lambert Mende.

Des institutions internationales et pays étrangers dont la Belgique et l’Angola ont exhorté eux aussi à un processus électoral « crédible ». Ce que rejette Kinshasa avec la dernière énergie au nom de sa souveraineté.

Rappelons que l’opposant, Jean Pierre Bemba a vu sa candidature à la présidentielle rejetée par la Cour constitutionnelle après recours. L’autre opposant, Moïse Katumbi, n’a pas pu déposer son dossier de candidature parce qu’il n’a pas a été autorisé par les autorités à rentrer sur le territoire congolais alors qu’il revenait d’exil.

Par Claude GBENYEDJI

Source: grandmagafrique.com

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