Réélection d’Ali Bongo : Mohammed VI, émissaire de François Hollande ?

Réélection d’Ali Bongo : Mohammed VI, émissaire de François Hollande ?

Alors que sa réélection reste contestée par ses opposants sur le plan national et par certaines personnalités à l’international, Ali Bongo peut compter sur le soutien du roi du Maroc que d’aucuns présentent comme l’«émissaire» du président français.

Après sa tournée en Afrique de l’Est, Mohammed VI s’est-il rendu au Gabon. Bien que l’information n’ait été confirmée ni par la présidence du Gabon ni par les autorités marocaines, des médias marocains, à l’instar des sites d’information Huffpostmaghreb.com et Telquel.ma, assurent, preuves à l’appui, que le 1er novembre, l’avion du roi, immatriculé CN-RGA, a atterri à Libreville à 14h56. Les raisons de cette «halte» équatoriale ? Le mystère reste entier.

Pourtant, selon des indiscrétions, la visite de Mohammed VI à son «frère» Ali Bongo est loin d’être une visite de courtoisie. Le roi du Maroc ne serait pas simplement venu lui adresser ses «félicitations chaleureuses» après sa réélection, d’autant qu’il l’avait déjà fait en septembre dernier à la suite de la décision de la Cour constitutionnelle. Le monarque serait venu au Gabon pour rassurer Ali Bongo de ce que la France est avec lui et le soutient, en dépit de la position de l’Union européenne. C’est du moins ce que croit savoir La lettre du continent (n°740 du 2 novembre2016). A en croire nos confrères, le président gabonais «a bénéficié de la bienveillance et de la méditation de Mohammed VI les semaines qui ont suivi la présidentielle d’août à Libreville».

«François Hollande a sollicité le souverain chérifien afin que ce dernier rende compte au chef de l’Etat gabonais (…) de la position de la France dans la crise née (du scrutin du 27 août 2016)», prétendent des sources relayées par La lettre du continent. Et, dit-on, Mohammed VI pèserait lourd sur le continent. Ni la France ni un autre pays ne s’aviserait de le contredire ou de toucher à un de ses amis. Or, Ali Bongo est son «ami d’enfance». Manuel Valls, le Premier ministre français, le sait. «Lors de son passage à Abidjan, (le chef du gouvernement français), à une question qui lui a été posée sur ses déclarations sur le Gabon à RFI, a répondu : «De toute les façons, Ali est soutenu par le Maroc», a rapporté l’hebdomadaire Echos du nord (n°363 du 2 novembre 2016). Comme quoi, même la France se plie aux décisions de Sa Majesté. Et en venant au Gabon à la suite d’Idriss Déby et de Paul Kagamé, Mohammed VI est sans nul doute venu confirmer la nouvelle position de la France. D’aucuns espèrent que ses échanges avec le président de la République portent également sur le dialogue politique qu’il entend organiser.

Source: gabonreview.com

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