Référendum au Burkina Faso : Le PUC choisit son camp

Référendum au Burkina Faso : Le PUC choisit son camp

Le parti des Patriotes unis pour le changement (PUC) s’est prononcé sur la situation politique nationale. La jeune formation l’a fait au cours d’une conférence de presse le mardi 09 septembre 2014 à Ouagadougou. Une occasion pour elle d’appeler «la jeunesse à la retenue en cette période d’effervescence politique».

C’est connu, les Patriotes unis pour le changement (PUC) disent oui à la tenue d’un référendum. «Le plus jeune des présidents de parti politique au Burkina», comme il le dit lui-même, Sidnoma Franck Sankara, demande au premier magistrat du pays de convoquer le corps électoral pour départager les positions politiques actuelles. Le premier responsable des PUC soutient que «le peuple doit être consulté pour en finir avec nos désaccords». Et de préciser que «l’article 49 permet au président du Faso de consulter directement le peuple sur tout projet de loi portant sur toutes questions d’intérêt national. Et comme cette question de l’article 37 divise profondément les Burkinabè et l’ensemble de la classe politique de ce pays, le chef de l’Etat serait dans son bon droit s’il venait à convoquer le référendum».

Le PUC se réclamant de l’opposition et étant membre du Front républicain, il invite par conséquent la jeunesse à se démarquer des «loups affamés de pouvoir» et à se ranger du côté des partisans soucieux de la protection des «valeurs républicaines et de la préservation de la paix sociale». Il met en garde la population, en particulier sa frange jeune, contre les manipulations des hommes politiques en cette période d’effervescence politique.

A la question de savoir si le PUC n’est pas instrumentalisé, son premier responsable répond par la négative. Pour Franck Sankara, l’avenir de la jeunesse n’est pas dans la rue. Et à vouloir le changement pour le changement, on risque de faire basculer le pays dans une instabilité totale comme c’est le cas dans certains pays, notamment la Tunisie, la Libye et l’Egypte. Les «patriotes» saluent donc «les nobles actions du Front républicain en faveur de la paix et de l’ancrage de la démocratie au Burkina Faso». Ils disent être favorables à un gouvernement d’ouverture avec ce Front. Et comme il fallait s’y attendre, la fièvre Ebola s’est invitée à cette conférence de presse. C’est l’occasion pour le président du PUC d’inviter la population au strict respect des conseils et directives des agents de santé afin de stopper la propagation de cette maladie en Afrique de l’Ouest.

Jérôme William Bationo

& Théodore Zoubga (stagiaire)

Source : lobservateur.bf

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