REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ? | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?
REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?

REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?

Suite à nos différentes dépêches sur la situation dans les régions de Donetsk et de Lugansk, nous avons reçu un grand nombre de messages nous demandant « si c’était la fin de Novorossiya ». A l’heure d’aujourd’hui, personne ne peut répondre à cette question. Mais il faut tout autant se garder du défaitisme que du triomphalisme.

ANALYSE DE LA SITUATION APRES LES REPLIS DES FORCES DU DONBASS

L’objectif de Poroshenko est d’obtenir au mieux une victoire totale, au pire une avancée majeure. Si il tient à négocier, il cherche alors à marquer des points pour arriver en force dans la négociation. Si il suit le chemin de l’affrontement jusqu’à la fin, selon les conseils de la CIA qui est chez elle à Kiev, alors nous aurons une confrontation qui cette fois-ci sera très sanglante.

La ligne de Front Nord est actuellement repliée sur un axe Donetsk-Gorlivka-Lugansk. Cela veut dire que les prochains affrontements auront lieu en milieu urbain dense. Et vu la tactique des forces ukrainiennes, avec des soldats peu formés qui se sont toujours fait battre en confrontation directe, l’emploi de l’artillerie ne fait aucun doute. Nous avons vu ce qu’ils ont fait deux jours avant la prise de Slaviansk sur une ville sans aucune présence militaire “rebelle”.

Nous sommes donc dans une course à la montre. Et déjà les forces de la Junte du Front Sud se dirigent non pas vers Donetsk mais vers Lugansk. Car Lugansk c’est la frontière avec la Russie. C’est donc le prochains objectif de la Junte. Si Lugansk tombe alors Donetsk aussi.

PIH FB est ce la fin de novorossiya 2014 07 05 FR 2 REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?

Le choix est selon moi déjà fait à Kiev : on ne veut aucune négociation, seulement la reddition pure et simple des républicains de Donetsk et Lugansk. Nous allons donc vers une confrontation armée majeure.

Mais le but de l’OTAN n’est pas “cette” victoire que vise Kiev, mais d’attirer l’Armée russe à intervenir pour diviser durablement les deux Europe. C’est dans ce cadre qu’hier samedi les forces de la Junte de Kiev ont attaqué sciemment un poste frontière russe. Les tirs n’étaient pas des balles ou des obus perdus mais bel et bien une provocation … de plus.

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

Voilà donc le dilemme de Moscou, qui ne peut pas rester sans rien faire face à l’aggravation de la guerre à sa frontière ouest et au bain de sang qui s’annonce, et qui sait en même temps très bien que c’est un piège des occidentaux contre la Russie pour la pousser à intervenir directement.

Je dis cela pour raisonner ceux de nos amis, en Russie ou ailleurs, qui ne veulent absolument aucune intervention russe en Ukraine, et calmer ceux qui veulent à tout prix que la Russie intervienne militairement.

La seule question qui mérite d’être posée à l’heure actuelle c’est : que la Russie intervienne ou pas, est-ce que cela va changer la politique agressive de l’OTAN vis-à-vis d’elle ? Est-ce que cela va arrêter l’intervention nord-américaine dans les affaires de politique intérieure en Russie ? Est-ce que l’UE, totalement OTANisée, va adopter une politique de la main tendue, sincèrement ou continuer sa politique de suivisme de l’impérialisme yankee ?

Nous n’avons pas à proposer de solution. Le Kremlin sait très bien ce qu’il doit faire et quand il le devra. Je ne participerai pas à la cohorte des critiques professionnels et souvent agents de l’étranger (l’Autre Russie made in CIA et autres agents provocateurs stipendiés, subitement redevenus « patriotes » le 16 mars dernier …) contre VVP.

Mais ce que je sais, c’est que la situation militaire se doit d’être stabilisée en faveur des forces républicaines de Novorossiya ou alors une décision devra être prise. A Kiev, en pleine guerre de propagande, on déclare « être à un tournant des opérations militaires ». Ils ont raison et tord à la fois. Nous sommes à un tournant géopolitique que la Russie ne peut se permettre de perdre.

Pour ce qui nous concerne, nous continuons de soutenir le peuple du Donbass dans son combat pour la liberté contre le fascisme assassin et de l’aider en participant à la lutte pour diffuser les vérités que les media de l’OTAN cachent aux peuples des pays de l’UE.

Fabrice BEAUR,

Secrétaire-général du PCN

About admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.