Révélations troublantes sur l’arrestation de Lida Kouassi: A-t-il été arrêté pour avoir voulu être président du FPI?

Révélations troublantes sur l’arrestation de Lida Kouassi: A-t-il été arrêté pour avoir voulu être président du FPI?

Depuis jeudi dernier, le ministre Moïse Lida Kouassi séjourne à nouveau, dans les locaux de la direction de la surveillance du territoire (DST). Son arrestation fait ainsi suite, à celle d’un de ses proches, le juge Noël Kodjané, intervenue la veille à la Riviera-Attoban. De sources sécuritaires, il est serait reproché aux deux hommes de préparer des opérations de déstabilisation du régime Ouattara.

Des manoeuvres qui seraient programmées pour le mois de décembre 2014. Des accusations balayées du revers de la main, par des proches du ministre Moïse Lida Kouassi qui jurent que les vraies raisons sont plutôt ailleurs, dans le politique notamment. Premièrement, ils font observer qu’aussi curieux que cela puisse paraitre, le nom du ministre Lida ne figure pas sur la liste des 83 personnalités pro-Gbagbo concernées par le procès aux assises, alors que l’homme partage avec les ces infortunés camarades, pratiquement les mêmes chefs d’accusation qui lui ont d’ailleurs valu plusieurs mois de prison dans les goulags du nord. Preuve, en déduisent-ils, que le régime réservait à l’ancien ministre de la Défense, un traitement particulier, un coup tordu. Et cela n’a pas raté puisque, note la source, n’ayant en sa possession, aucun élément imparable, le pouvoir choisira de fouiner dans les affaires privées de Lida, notamment la cession de quelques biens fonciers.

Des transactions confiées au juge Noël Kodjané,un proche certes, mais surtout un expert en la matière. Cela suffira aux hommes du ministre d’Etat, Hamed Bakayoko, pour conclure que le juriste est le financier de Lida et que les fonds, du reste, modestes, attendus des transactions évoquées plus haut, sont destinés au financement des actions subversives contre le régime Ouattara. Or selon des sources bien informées, cette entrée d’argent devait servir au financement de la candidature du ministre Lida, à la présidence du FPI, lors du congrès de la mi-décembre. Dans cette optique, l’homme devait, dit-on, annoncer sa candidature aujourd’hui, le délai de forclusion étant fixé au mardi 28 octobre 2014. Et en prélude à cette action, Lida devait faire une importante déclaration à un meeting, placé sous sa présidence, samedi dernier, à Yopougon Toits-rouges, en compagnie de Michel Gbagbo et Koua Justin.

Ce sont donc autant de coïncidences qui confortent les proches du ministre Lida que le coup de la DST a forcément un lien avec les ambitions de leur champion, au FPI. Celui-ci aurait été monté seulement pour le neutraliser et laisser ainsi le champ libre à ses adversaires internes qui refusent de l’affronter à la loyale. Pour eux, le silence observé jusque-là, par la direction du
FPI, sur l’arrestation d’un vice-président du parti, est la preuve qu’il y a vraiment anguille sous roche dans cette affaire où le régime s’est encore couvert de ridicule en faisant croire qu’un
modeste magistrat et une personnalité dont les avoirs sont gelés, peuvent financer un coup de force, en recrutant à prix d’or, des mercenaires.

Source: Aujourd’hui

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