S’achémine-t-on vers une nouvelle crise Burkina-Côte d’Ivoire? Salif Diallo accuse: « Les manœuvres de déstabilisation du Burkina viennent de Côte d’Ivoire»

S’achémine-t-on vers une nouvelle crise Burkina-Côte d’Ivoire? Salif Diallo accuse: « Les manœuvres de déstabilisation du Burkina viennent de Côte d’Ivoire»

Dans son édition en ligne du mercredi 4 janvier 2017, le journal le “Le Pays” a publié un entretien que Salif Diallo lui a accordé le 29 décembre 2016. Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale et ex-homme du régime de Blaise Compaoré, dont il était l’un des fidèles, s’est prononcé sur plusieurs sujets concernant la vie de l’Etat burkinabé.

Salifou Diallo a par exemple abordé la fameuse «affaire des tablettes remises aux députés». Monsieur Diallo, l’un des hommes forts du nouveau régime au pouvoir à Ouagadougou a également abordé la question des attaques armées récurrentes contre le Burkina depuis la fin de la transition. et là le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso n’a pas pris de gang pour pointer le doigt accusateur vers la Côte d’Ivoire.

«Je dis et je le répète que les manœuvres de déstabilisation viennent en partie de Blaise Compaoré et de son clan. Les anciennes connexions entre Blaise Compaoré et les milieux terroristes existent toujours. Ne soyons pas dupes !», a répondu Salif Diallo à une question du confrère burkinabé “Le Pays” qui voulait savoir si le nouveau régime avait une idée des auteurs des attaques terroristes perpétrées au Burkina Faso.

Rappelons que au moins onze militaires burkinabés ont été tués le vendredi 16 décembre 2016 lors d’une attaque djihadiste contre un détachement de l’armée basé à Nassoumbou, dans le nord du pays. Selon le haut-commissaire de la province du Soum, Mohamed Dah, cette attaque constitue « la plus grosse attaque djihadiste jamais perpétrée contre l’armée burkinabée».

L’attaque de Nassoumbou constitue la deuxième attaque directe à laquelle l’armée burkinabée est confrontée depuis le début des attaques djihadistes au premier trimestre 2015 au Burkina. Il faut également précise que le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015. Or comme le montre “Jeune Afrique” dans un article intitulé “Moustapha Chafi : l’homme qui murmurait à l’oreille des terroristes”, les djihadistes qui opèrent dans cette partie de l’Afrique ont une relation très suivie avec Moustapha Chafi, l’homme de main de l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré.

Ceci expliquerait certainement les accusations sans faux fuyant de Salif Diallo contre Blaise Compaoré. Cet homme du sérail connaît évidemment les méthodes de son ancien patron. Quant à la suite que le régime de Roch Kaboré pourrait donner à ses accusations en relation avec le pouvoir d’Abidjan, Salif Diallo n’en a rien dit.

Eburnienews.net

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One comment

  1. Mème si ce Diallo comme tous les Burkinabés est corrompu jusqu’au cou. Qu’il ai au moins le courage de dire que le Burkina a été la base arrière de la rebellion pendant plus de 15 ans. Et tout ce qui arrive aujourd’hui aux ivoiriens est la resultante et l’apport du Burkina contre la CIV. L’operation dignité2 sera contre le Burkina, J’en suis sure.

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