SACRÉ BONIN!

SACRÉ BONIN!

Commençons par cette vérité qui ne lui plaît pas du tout : « Au commencement du FPI était d’abord GBAGBO entouré de ses amis !»

« C’est d’abord un seul homme qui tue l’éléphant mais c’est encore lui qui alerte tout le village afin que tous viennent ensuite se partager sa chair »!

Chacun, en dégustant la viande de l’éléphant a –au moins- une pensée de reconnaissance pour le chasseur qui a rendu possible son festin !

Que coûte-t-il à Jean BONIN de reconnaitre que le parti –le FPI- dont il s’est tant servi et dont il s’autorise à parler en des termes si injurieux pour l’un de ses fondateurs et pour ceux qui ont décidé de suivre ce dernier- est d’abord et avant tout, l’œuvre privée d’un groupe de personnes qui ont accepté d’en faire une œuvre commune, de le mettre au service de tous ?

D’où lui viennent toute cette hargne et tout ce mensonge et toute cette haine qu’il déverse avec tant de légèreté sur Laurent GBAGBO ?

Qu’il se rassure, nous ne lui reprocherons jamais de n’être entré au FPI que pour suivre son mentor AFFI N’Guessan et de s’être engagé –ce faisant- à le défendre bec et ongles envers et contre tous, et ce, contre tout bon sens!

Ce n’est pas nous qui allons lui reprocher d’avoir choisi de se mettre du côté de ceux qui ont cru qu’ils pouvaient se servir du FPI –parti créé par quelqu’un d’autre- comme d’un tremplin pour tenter de devenir « quelqu’un » !

Mais, dans tout ce que Jean Bonin a dit sur Gbagbo et sur le parti que ce dernier a créé, il y a tellement à boire et à manger que nous, nous voulons seulement tenter ici de comprendre comment ou pourquoi un être apparemment aussi sensé que lui peut ainsi devenir le négateur patenté de l’évidence !

Son erreur première vient peut-être du «zèle » de certains journalistes.

Ceux-ci prétextent ne devoir s’en tenir qu’à la décision « légale » du pouvoir Ouattara de ne reconnaître comme opposant à son régime que « le clan Affi » dans ce que Jean Bonin appelle lui-même « une crise de leadership interne au FPI ».

Ces journalistes ne veulent rien savoir du Congrès du 30 avril 2015 à Mama qui a élu Gbagbo président du FPI et que Bonin se permet de présenter comme « un simulacre de congrès sous une lugubre paillote dans un village… ».

Alors, partout, unissant leurs voix, leur plume et leur micro au choix arbitraire, injuste, partisan, intéressé et égoïste de leurs mandants, et prenant ainsi partie pour Affi dans cette crise interne au FPI, ils présentent « le lion du Moronou » comme le seul président du FPI, au lieu de dire, -au moins par souci de neutralité- quand il s’agit du clan Affi: « le FPI de Affi », d’une part, et d’autre part, « le FPI de Sangaré » pour désigner l’autre camp.

Alors, quand ces journaux appellent Bonin « Secrétaire général adjoint du Front Populaire Ivoirien », celui-ci en est si fier qu’il croit être le représentant d’un parti qui compte !

Or, cette partie du FPI qu’il représente, ne compte que…dans l’entendement de ses commanditaires !

Il en est si fier qu’il croit que tout lui est permis.

Il ne sait surement pas que quand nous le lisons, nous louons Dieu de nous avoir donné un démocrate de la trempe de ce GBaGbo qu’il n’hésite pourtant pas à brocarder à tort et à travers.

Il ne sait sans doute pas que ce droit à la liberté d’expression dont il use et abuse lui a été offert par la lutte de Gbagbo en personne et par celle de tous les démocrates.

C’est donc fort de cela que notre ami Bonin ne voit pas une ingérence intolérable dans le fait que ce sont le pouvoir Ouattara et ses démembrements de justice, de media et de sécurité qui « choisissent Affi et son FPI » comme seuls interlocuteurs et que la frange du FPI qu’il dirige représente à leurs yeux le FPI tout entier !.

Il ne veut pas voir qu’ainsi, Ouattara et son pouvoir « s’autorisent à s’ingérer dans les affaires internes du FPI » alors qu’ils « n’ont jamais pris une seule fois une carte du FPI » !

Ce droit d’ingérence qu’il autorise ainsi Ouattara et ses serviteurs à utiliser, il ose le reprocher ou le refuser à Gbagbo, le fondateur du FPI !

Et il pense entraîner dans ses incohérences les «hommes et femmes qui sont morts pour et à cause du FPI ; ces exilés, ces handicapés, ces chômeurs qui, à cause du FPI, vivent l’enfer. »

Or, tout devrait partir de ce constat simple qu’il fait lui-même : le FPI vit une crise et notre homme reconnaît qu’il y a deux (2) camps au FPI : celui de Abou Drahamane Sangaré ; celui de Affi N’Guessan Pascal auquel il appartient.

Et entre les deux il y a ceux qui sont ou donnent –comme il le dit si bien- « l’onction électorale. » c’est-à-dire les militants du FPI.

Mais par mauvaise foi il veut faire croire que c’est Gbagbo qui manipule cet arbitre commun donneur de l’ «onction électorale » puisqu’il dit que Gbagbo est  « l’instigateur, il est celui qui donne des instructions à ceux qu’il reçoit pour qu’ils aillent sur le terrain combattre Affi et le FPI ».

Mais alors, pourquoi ne veut –il pas ouvrir les yeux sur le fait que ce sont ces derniers –les militants du FPI- qui donnent effectivement la légitimité, c’est-à-dire la reconnaissance de la base militante –ce qui est le plus important- en cas de litige entre les deux premiers camps ?

Oui, alors pourquoi refuse-t-il de comprendre qu’entre Sangaré et Affi, qu’entre ces deux leaders qui « se disputent le parti », les militants du FPI à qui il reconnait ce droit de trancher le litige en leur âme et conscience n’ont jamais cessé de donner leur onction au groupe de Sangaré ?

Pourquoi ne veut –il pas reconnaître que tous les appels de Sangaré au boycott de toutes les élections organisées depuis 2011 ont été suivis à la lettre par la majorité des militants du FPI, donnant ainsi –et c’est le plus important- la légitimité au leader Sangaré ?

Comment arrive-t-il à feindre de ne pas se rendre compte que son clan –celui de Affi- est largement minoritaire et donc –plus grave- est celui que rejette la majorité des militants du FPI ?

3 élus sur près de 200 candidats présentés par le « clan Affi » à la législative de décembre 2016 alors que ce dernier a triché en voulant usurper l’aura de Gbagbo, en tentant de faire croire aux électeurs que l’objectif de la participation à ces élections était d’accélérer la libération de Gbagbo!

Pourquoi lui est-il si impossible de se rendre à l’évidence que la quasi-totalité des militants du FPI se reconnaissent dans ce que Jean Bonin appelle si méchamment« la chose de Gbagbo », c’est-à-dire la frange du FPI dirigée par Sangaré ?

Ou bien, peut-être ne le sait-il que trop !

Et justement, Jean Bonin ne se fait guère d’illusion quant au choix de la base –c’est-à-dire les « donneurs d’onction » entre le « clan Sangaré Abou Drahamane » et le « clan Affi » !

Il s’est sans doute rendu compte –pour son grand malheur- que les militants sincères du FPI sont nombreux, ne peuvent être abusés, ils sont incorruptibles, lucides et n’accepteront jamais de suivre des aventuriers, des plaisantins qui veulent les distraire sur le difficile chemin que GBAGBO –leur leader- leur a indiqué : celui, escarpé, difficile mais exaltant et plus sûr de la recherche sincère et sans compromission de la démocratie et non pas celui, facile, illusoire de l’enrichissement facile, de la compromission traîtresse, du reniement de soi et des valeurs qui fondent l’être humain que le « clan Affi » propose !

C’est ainsi qu’on pourra mieux comprendre son acharnement contre le père fondateur du FPI qu’il rend responsable d’avoir influencé le choix lucide, conscient, responsable de la majorité des militants qui ont décidé d’opter pour « le clan Sangaré » persécuté par le pouvoir, au détriment du « clan Affi » adulé par les dirigeants et tous leurs relais politiques, médiatiques et judiciaires !

Il n’est plus nécessaire de se demander pourquoi tant d’acharnement contre un prisonnier qu’ils ont eux-mêmes décrété incapable –depuis sa geôle- de décider quoi que ce soit concernant le FPI et à qui ils ont dénié le droit de diriger le parti qu’il a lui-même créé ?

Oui, alors, pourquoi Jean-Bonin veut-il que Gbagbo redevienne subitement opérationnel en mettant « Affi et Sangaré face à leur responsabilité politique pour que cesse la crise au FPI » ?

Pourquoi ne veut-il pas comprendre que la crise est née –avant tout et surtout- parce que « son Affi » s’est écarté de la ligne originelle du parti, s’est comporté en iconoclaste et a cru –poussé dans le dos par des mains obscures- que son heure était venue de se dessiner un destin national en se servant du FPI pour assouvir ses visées personnelles pourtant parricides !

Alors, comment ou pourquoi prétendre recourir aux services d’intermédiation d’un homme dont on ne se reconnaît pas et qu’on voue aux gémonies, si ce n’est pas pour masquer l’échec cuisant, retentissant et infâme de la politique du « clan Affi » ?

Et ce n’est pas user de la même rhétorique que ses maîtres à penser qui résoudra le problème quand il dit: « Comme beaucoup, je me suis fait avoir. Je me suis fait rouler dans la farine. »

Rappelons-lui –sans esprit polémique- que « quiconque roule son adversaire dans la farine, est donc plus intelligent que lui » !

Mais, passons !

Maintenant que chaque camp a en sa possession des éléments objectifs d’appréciation de sa côte auprès des militants du FPI, ayant pris acte de la volonté de ceux qui donnent « l’onction électorale » de leur refuser toute caution, l’on s’attendait à ce que le sieur Bonin conseille à celui dont il paraît qu’il est le secrétaire général adjoint de ravaler son orgueil, de faire amende honorable, c’est-à-dire de se repentir pour tout le mal qu’ils ont fait au FPI et de reconnaître que sa vision politique n’est pas celle que les militants du FPI attendent..

Maintenant que leur supercherie a été éventée, plutôt que d’insulter tout le monde, ils ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes et à eux seuls !

Le sieur Bonin dit encore que, au FPI, « avant Gbagbo, c’est Gbagbo. Après Gbagbo, ce doit donc être Gbagbo ».

Le Secrétaire Général Adjoint du « clan Affi » ne le savait peut-être pas avant, il lui faut le savoir maintenant une fois pour toutes : « pour le FPI seulement, Gbagbo est indétrônable » !

Et comme le dirait l’autre : « vrai-vrai là, au FPI, Gbagbo est « indéboulonnable » ; pian !

Comment ça?

Cet homme dont ils ont nié l’existence ; qu’ils ont considéré comme mort et en train d’être « conduit inexorablement dans sa tombe malgré les pleurs de ses enfants qui s’accrochent à son cercueil » ; quelqu’un dont ils ont décidé de tourner la page pour jouer leur propre carte ; quelqu’un dont ils constatent que malgré leurs manigances, il est encore et toujours au centre du jeu politique en Côte-d’Ivoire, malgré leur collusion avec leurs nouveaux alliés locaux et occidentaux qui les ont assuré de leur soutien s’ils acceptaient de se séparer de lui !

Comment cet inoxydable Gbagbo ne pouvait-il pas les faire sortir de leurs gongs ?

C’est pour cela que nous les comprenons dans leur tentative de le faire passer pour ce qu’il n’est pas et ne sera jamais !

Ce Gbagbo que Jean Bonin a décrit comme un égoïste: «Non, Gbagbo n’a pas intérêt à ce que le FPI ait des maires pour que tous ces jeunes jetés dans les rues par le RHDP puissent trouver du travail. Gbagbo ne veut pas que comme lui, en 1990, d’autres puissent être députés pour défendre les intérêts locaux de leurs régions. Il ne veut pas qu’après lui, quelqu’un d’autre soit président de la république. Sans lui, personne ne doit être quelqu’un » !

Il sait, ce sacré Bonin qu’elle est vaine cette autre tentative malheureuse de diaboliser un homme dont la plupart des contemporains reconnaissent la magnanimité, l’altruisme, l’abnégation, la permanente lutte pour le bonheur de ses semblables et de tous les Ivoiriens sans exclusive !…

Aaaaah, Bonin ! ce sacré Bonin !

Ce Gbagbo qu’il peint et dépeint ainsi, comme il est étranger à la Côte-d’Ivoire !

Comme il nous semble bien différent de celui que nous connaissons !

Comme il est si loin de celui à qui nous avons donné le pouvoir de nous gouverner en 2000, qui se trouve actuellement en prison à la Haye pour avoir refusé de monnayer la souveraineté de notre pays …

Pauvre Bonin !

Il ne le sait probablement pas : tous ces jeunes, tous ces désœuvrés qu’il semble vouloir récupérer pour qu’il l’aident à lutter contre Gbagbo n’attendent et ne lui disent qu’une seule chose : «Qu’on libère enfin Gbagbo, l’homme va vivre mieux en Côte-d’Ivoire ! »

En attendant, effectivement « malgré cette politique de la terre brulée,-spécialité de Affi et de sa clique qui, comme Attila, s’accrochent au parti créé par Gbagbo -pour ne pas subir le sort de Koulibaly- le FPI vivra » !

N’en déplaise au « clan Affi » et à ses commanditaires, jamais ils ne parviendront à, jamais ils ne parviendront à « vider le FPI de sa substance » comme ils se  » comme ils se le sont promis !

C’est d’ailleurs dans l’attente de réaliser cette autre forfaiture qu’ils ne veulent pas aller créer leur propre parti ; c’est-à-dire un parti qui leur ressemble !

Sinon, entre nous, quand Bonin et son club d’amis se rendent compte que dans ce FPI, ils ne sont « que des faire-valoir et des manœuvres, corvéables à souhait qu’on peut éjecter suivant l’humeur du souverain ou des membres de sa famille biologique… »

Le mieux ne serait-il pas d’en sortir afin d’éviter toutes ces humiliations qu’on dit y subir ?

Quel est donc cet amour fou qui vous y maintient au point de vous transformer en masochistes ?

Sacré Bonin ! Vous finirez par dire la vérité un jour, comme le fait tout sorcier qui sait que seule la confession peut lui épargner, éviter ou abréger les souffrances liées aux nombreux crimes qu’il a commis dans ce monde qu’il est sur le point d’abandonner !

Lundi, 02-01-2017

TAGRO Tapé Innocent, enseignant

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