Sangaré: «La Côte d’Ivoire n’est pas gouvernée»

Les dirigeants de la plate-forme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds) se sont rendus le vendredi 30 mars 2018, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), en vue de soutenir les 21 démocrates arrêtés au cours de la marche du 22 mars 2018. Parmi lesquels figure Tchéidé Jean-Gervais, directeur du cabinet du président de Eds.

Le président d’Eds, Armand Ouegnin et Abou Drahamane Sangaré, président intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi), membre d’Eds, ont effectué ce déplacement d’expression de la solidarité en compagnie de nombreuses autres personnalités de proue. Ce sont entre autres, le Gouverneur Dacoury-Tabley, les vice-présidents du Fpi, Odette Lorougnon, Akoun Laurent, Seri Gouagnon, Michel Gbagbo, Odette Sauyet et le secrétaire général du Fpi Koné Boubakar. Tous, les mains chargées de vivres et de non vivres pour les détenus. «Nous sommes venus témoigner notre solidarité à nos frères incarcérés pour un délit d’opinion. Non seulement tous ceux qui ont été arrêtés le 22 mars au cours de la marche, mais aussi tous ceux qui sont ici en tant que prisonniers politiques. En plus, c’est la fête de pâques, nous sommes là pour là célébrer avec eux», a déclaré Armand Ouegnin.

Même écho pour Sangaré. «Nous sommes venus apporter notre réconfort à nos amis injustement arrêtés. Parce que la Côte d’Ivoire devient une prison à ciel ouvert, c’est pour cela que nous allons mener le combat que nous continuons de mener L’échec de ce régime hurle à chaque coin de rue et il faut quand même que les Ivoiriens se mobilisent et comprennent tout simplement qu’aujourd’hui la Côte d’Ivoire n’est pas gouvernée. Nous devons agir de façon à rassembler tous les fils de ce pays autour de la cause commune qui est la libération de la Côte d’Ivoire», a fait savoir Sangaré. Ce sont sur ces déclarations que toutes personnalités présentes à la Maca ont pu avoir accès à l’enceinte carcérale.

Après plus d’une heure d’échanges au parloir avec les détenus, les visiteurs ont décliné leurs sentiments à leur sortie. « Nous avons vu les prisonniers politiques. Ils ont le moral et l’espoir. Nous les avons tous rencontrés, nous les avons trouvés en bonne santé et avec un moral de fer », a relaté Sangaré. A sa suite, le président d’Eds a livré ses sentiments. «Il est toujours difficile de repartir après une visite aux détenus politiques. Mais nous les avons retrouvés dans un état mental très fort. Nous leur avons dit de tenir bon et de garder le courage», a-t-il conseillé aux détenus. Avant de prendre la voie du retour sous les vivats et acclamations de nombreux visiteurs venus apporter assistance à leurs proches en détention.

Marcel Dezogno

Source: letempsinfos.com

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