Savez-vous que le professeur Saliou Touré, un Sénoufo bon teint de Boundiali, était l’un des théoriciens de l’Ivoirité?

Savez-vous que le professeur Saliou Touré, un Sénoufo bon teint de Boundiali, était l’un des théoriciens de l’Ivoirité?

Au deuxième jour de l’audience du procès du président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé on a cru assister au procès du président Henri Konan Bédié et de son concept de l’Ivoirité, qui selon maître Massida, la représentante des victimes de la crise pos-électorale, serait la véritable cause du clivage social entre les populations du Nord et du Sud de la Côte d’Ivoire.

Ce qui a étonné plus d’un c’est lorsque maître Massida a conclu son exposé en affirmant que ce sont les cadres du FPI du président Laurent Gbagbo qui ont mis en application les plans tribalistes seraient contenus dans ce concept créé de toutes pièces par les cadres du PDCI dont l’un, le professeur Saliou Touré, est lui même du Nord de la Côte d’Ivoire puisque’il est Sénoufo de Boundiali.

En effet, pour ceux qui ne le savent pas, il faut préciser que regroupés au sein de la Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées et actions Politiques du président Henri Konan Bédié (CURDIPHE), les intellectuels du PDCI ont publié, sous la direction
du professeur Saliou Touré en mars 1996 un ouvrage (ou un manifeste) de 179 pages intitulé “L’Ivoirité, ou, L’esprit du nouveau contrat social du Président Henri Konan Bédié“.

Livoirité Savez vous que le professeur Saliou Touré, un Sénoufo bon teint de Boundiali, était lun des théoriciens de lIvoirité?

Dans ce manifeste, les auteurs précisent entre autre que «l’individu qui revendique son ivoirité est supposé avoir pour pays la Côte d’Ivoire, né de parents ivoiriens appartenant à l’une des ethnies autochtones de la Côte d’Ivoire». Ces ethnies autochtones seraient selon eux divisées en deux grands groupes: “les Autochtones à origines mythiques” et “les Autochtones sans origine mythique”.

Pour rappel, aucun des animateurs de ce concept n’a été ministre dans le gouvernement de Laurent Gbagbo pour le compte du FPI. Il est donc difficle de comprendre que ce soit Gbagbo et ses ami(e)s du FPI qui ont du exécuter le plan d’exclusion qui serait contenu dans un concept conçu et soutenu par des cadres du PDCI.

Eburnienews.net vous présent ici quelque extraits du concept de l’Ivoirité.
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Préface et Avant-propos

“Contrairement à certaines opinions, la notion d’ivoirité n’est ni le fruit d’un sectarisme étroit, ni l’expression d’une quelconque xénophobie; elle est la synthèse parfaite de notre histoire, l’affirmation d’une manière d’être originale, bref, un concept fédérateur de nos différences” (Saliou Touré, Ministre de l’enseignement supérieur).

Le professeur Saliou Touré en compagnie du président Bédié Savez vous que le professeur Saliou Touré, un Sénoufo bon teint de Boundiali, était lun des théoriciens de lIvoirité?

“L’ivoirité est ce lien essentiel qui se tisse au fil du temps entre notre pays et la manière dont chacun y vit et travaille, mais aussi un message de fraternité et de progrès pour réussir une intégration régionale économique profondément humaine” (Bénoit Sacanoud, président de la Curdiphe).

De l’ivoirité

“Plusieurs faits, souligne toutefois le professeur J-N. Loukou, ex-directeur de cabinet du Président Bedié, peuvent justifier l’inquiétude des Ivoiriens.

C’est d’abord l’importance numérique des étrangers en Côte d’Ivoire….liée à un fort taux d’immigration et à une forte natalité. Les étrangers occupent une place prépondérante parfois hégémonique dans l’économie ivoirienne.

Cette présence étrangère menace donc de rompre l’équilibre socio-économique du pays. En deuxième lieu, l’angoisse du comment peut-on être ivoirien, renvoie à la quête d’une identité culturelle nationale. Enfin, le comment peut-on être ivoirien traduit la revendication politique d’être chez soi.

L’ivoirité est, selon nous, une exigence de souveraineté , d’identité, de créativité. Le peuple ivoirien doit d’abord affirmer sa souveraineté, son autorité face aux menaces de dépossession et d’assujettissement : qu’il s’agisse de l’immigration ou du pouvoir économique et politique.”

“Pour construire un nous, renchérit Niamkey Koffi, professeur de philosophie, il faut le distinguer d’un eux. Il faut parvenir à établir la discrimination NOUS/EUX d’une manière qui soit compatible avec le pluralisme des nationalités”.

Les Fondements socioculturels de l’ivoirité

“L’ivoirité, précise Georges Niangoran-Bouah, ethnosociologue, c’est l’ensemble des données sociohistoriques, géographiques et linguistiques qui permettent de dire qu’un individu est citoyen de Côte d’Ivoire ou Ivoirien.

Ce terme peut aussi désigner des habitudes de vie, c’est-à-dire la manière d’être et de se comporter des habitants de Côte d’Ivoire, et enfin, il peut aussi s’agir d’un étranger qui possède les manières ivoiriennes par cohabitation ou imitation. L’individu qui revendique son ivoirité est supposé avoir pour pays la Côte d’Ivoire, né de parents ivoiriens appartenant à l’une des ethnies autochtones de la Côte d’Ivoire.

Les critères d’appartenance à un pays

1- Etre originaire du même pays, poursuit Niangoran-Bouah, c’est-à-dire descendre des mêmes ancêtres fondateurs des différentes provinces du pays.

2- Avoir comme langue, l’une des langues des cinq grands groupes ethnolinguistiques existant. Ce sont :

Le TWI des Akan

Le MANDE-TAN des Malinké et Bambara

Le MANDEFOU des Dan

Le SIENEFO ou SIENAFO des Gur (Sénoufo, Lobi, Dagri)

Le MAGWE des Krou

3- Avoir les mêmes habitudes de vie (culturelle et civilisation).

4- Partager le même vécu socio-culturelle (avoir le même chef et être soumis aux mêmes lois). Tous ceux qui remplissent ces critères sont des IVOIRIENS DE SOUCHE.”

Le pays, les autochtones

“Ce n’est pas être ségrégationniste que de vouloir mettre à nu ses vraies racines. Compte tenu des documents en notre possession, nous pouvons regrouper les ancêtres des Ivoiriens, ou Ivoiriens de souche, en deux groupes. Ce sont :

A- Les Autochtones à origines mythiques.

Selon le tambour parleur, les mythes et légendes ont souvent une part de vérité. A titre indicatif, nous ne mentionnons que quelques noms :

1- Les Sub-terriens (ancêtres sortis de terre ou du trou):

Les Dio ou Diola de Touba (Mandé)

Les Broko de Bondoukou (Gur-Nafana)

Les Koulango de Doumassi (Gur-Nafana)

2- Les Extra-terrestres (ancêtres descendant ou venus du ciel):

Les Klanho de Facobly (Krou-Wè)

Les Abès de Katimanso d’Abengourou (Akan)

Les Assoko de Jacqueville (Akan)

B- Les Autochtones sans origine mythique.

Les No ou Nosso (Krou)

Les Wan (Dan)

Les Toura (Dan)

Les Gagou (Dan)

Les Abèdjè (Akan)

Les Nkokodjè (Akan)

Les Agoua (Akan)

Les Abidji (Akan)

Les Mbatra (Krou)

Les Koukolou ou Mamini (ancêtre des Dida-Krou)

Les Mamba ou Wamba (Gur-Sénoufo).

Source: Actes du forum Curdiphe du 20 au 23 mars 1996, publié sous la direction de Saliou Touré, in Ethics, revue de la Curdiphe, presse universitaire d’Abidjan, 1996

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One comment

  1. si l’IVOIRITE vous emmerde tant quittez la cote d’ivoire, nous on s’enfout;, personne ne vous empeche de vous naturaliser si vous etes etrangers, mais non vous voulez frauduleusement etre ivoirien, laissez Bédié et nos tontons en paix, apatrides wah!

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