Scandale: Deux trafiquants proches du président nigérien arrêtés à l’aéroport de Niamey

Scandale: Deux trafiquants proches du président nigérien arrêtés à l’aéroport de Niamey

Fin août, la douane nigérienne a interpellé à l’aéroport de Niamey deux trafiquants de devises, réputés proches du président nigérien.

Deux proches du Président Mahamadou Issoufou ont été arrêtés fin août par la douane nigérienne, à quelques jours d’intervalle, à l’aéroport Diori Hamani de Niamey, en possession, dans quatre valises, d’un total de 14 milliards de francs CFA en trois devises étrangères.

Célèbres trafiquants

Le premier est le célèbre Rhissa Ali Mohamed, surnommé Rimbo, du nom de sa compagnie de transport. Il a été surpris alors qu’il transportait 10 milliards de francs CFA en devises. Rimbo passe pour l’un des principaux bailleurs de fonds du Président. Il est actuellement l’un des plus gros employeurs du Niger, à la tête d’une nébuleuse de sociétés de transport, d’agroalimentaire, d’import-export et même de vente de carburant. Rimbo a récemment cédé à Total un réseau de stations service né de son accès privilégié aux marchés de vente de l’essence raffinée à Zinder par la Société de Rafinage de Zinder.

Le second, arrêté quelques jours plus tard avec 4 milliards de francs CFA en devises, est le député du parti rose Boukari Sani Zilly, l’un des relais au Niger du tout puissant opérateur économique nigérian Tahirou Mangal, qui contrôle la contrebande entre Niger et Nigeria à partir de Maradi. Mangal est réputé, lui-aussi, financer le régime de Niamey et il jouit, lui-aussi, des juteux marchés à l’export de l’essence raffinée à Zinder.

La douane a saisi l’argent liquide et appliqué la directive de l’UEMOA qui exige, au-dessus de 10 millions de francs CFA en devises, la justification de l’utilisation de la somme transportée, dans le cadre du contrôle international des transferts financiers. La réglementation du Niger prévoit, dans ce cas-là, la confiscation de 28% de la somme et son versement au Trésor public. Par ailleurs, 4% du montant versé au Trésor doit revenir aux agents des douanes à titre de gratification.

Les deux fois, la Présidence a ordonné aux douaniers de rendre l’argent à ses propriétaires respectifs.

Douaniers en colère

Le 29 août, le Syndicat national des agents des douanes (SNAD) a dénoncé ces interventions des autorités nigériennes.

Il a précisé que l’enveloppe restituée s’élevait à 8,843 milliards de FCFA et était le fruit de plusieurs saisies opérées à l’aéroport les 20, 22 et 24 août 2015. On ignore l’identité du troisième homme. S’adressant à la presse, le commandant Boureima Hamidou, secrétaire général du SNAD, a expliqué que le souhait de la douane est d’amener les autorités à ne plus s’ingérer dans son travail.

« Ces saisies ne sont pas les premières mais à chaque fois qu’elles portent sur des grosses sommes, il y a intervention, a-t-il déploré, ajoutant que ce comportement est de nature à saper le moral des douaniers. »

“Il faut, a-t-il martelé, que ces ingérences cessent et il faut aussi que les gens comprennent qu’on ne circule pas comme on veut avec de l’argent car c’est réglementé. Tant que vous sortez avec de l’argent non déclaré, vous risquez la saisie ».

On ignore la provenance de cet argent liquide.

Droit de réponse de M. Rhissa Mohamed dit ‘’Rimbo’’ au site ‘’Mondafrique’’

Un article signé Mary Blary, publié le 6 septembre 2015, lu 3.142 fois le lundi 7 septembre 2015 à 11H21, repris par plusieurs médias nationaux, et intitulé ‘’Deux trafiquants proches du président nigérien arrêtés à l’aéroport de Niamey’’ met en cause gravement mon honorabilité, d’autant plus gravement que l’information, telle que vous la diffusez est entièrement fausse en ce qui me concerne.

Le PV des saisies en question d’environ 9 milliards de francs CFA, mentionnent expressément les noms des trafiquants auteurs de cette tentative de fraude, délit, sanctionné par la législation de mon pays, le Niger. Il reste cependant que mon nom a été jeté en pâture à la vindicte publique, alors que rien ne le justifiait. Aussi, vous demanderais-je de publier mon droit de réponse sur votre site afin que vos lecteurs abusés sachent ce qu’il en est réellement. En souhaitant, pour la crédibilité de votre site que vous saurez à l’avenir éviter de pareilles bourdes, je vous prie de croire, en l’expression de ma cordialité.

Rhissa Mohamed

Fait à Niamey, le 7 septembre 2015.

Source: Mondafrique

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