Scandale: Pour ne pas répondre des crimes de ses hommes, Ouattara veut effacer les preuves des charniers de Duékoué avec la complicité de certains chefs traditionnels
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Scandale: Pour ne pas répondre des crimes de ses hommes, Ouattara veut effacer les preuves des charniers de Duékoué avec la complicité de certains chefs traditionnels

Alassane Ouattara, le chef de l’Etat ivoirien, a peur de finir à la CPI. Et pour effacer les crimes de ses hommes, il a décidé d’exhumer les restes humains des massacres des Wê en mars 2011 à Duékoué au quartier Carrefour. Il veut déplacer les corps, pour les envoyer on ne sait où. Et pour ce faire, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, qui conduit le projet avec le Préfet du Département, a corrompu neuf (9) chefs traditionnels et des communautés de Duékoué.

Ainsi est libellé son message que ces chefs ont émargé : « Opération d’exhumation des victimes post-crise électorale 2011. /Décharge ». Et neuf (9) chefs ont signé en dessous du texte suivant : « Les chefs traditionnels et les chefs de Communauté ci-dessous, attestent avoir reçu de Monsieur le Préfet de la Région du Guémon, Préfet de Département de Duékoué, représentant du Gouvernement, la sommes de trois millions de francs Cfa (3 000 000 FCFA) destinés au rituel de purification aux fins de permettre à l’Etat de Côte d’Ivoire d’entamer l’opération d’exhumation des restes humains des victimes de la crise post-électorale 2011 dans le Département de Duékoué »

La décharge signée par les 9 chefs traditionnels et des communautés de Duékoué 739x1024 Scandale: Pour ne pas répondre des crimes de ses hommes, Ouattara veut effacer les preuves des charniers de Duékoué avec la complicité de certains chefs traditionnels

Mais les population se sont opposées énergiquement à cette opération, au point de destituer un des chefs signataires du deal (Noho Bi Michel chef du village Niambly)  pour le remplacer par un autre (Sohou Sahan Félix, adjudant à la retraite) le dimanche 26 juillet 2015. L’opération était prévue ce lundi 2015. Mais le Préfet qui avait menacé de mater toute personne qui s’opposerait à la décision du Gouvernement n’a pas osé approcher le site occupé par une mobilisation exemplaire des populations. L’Onuci est passé voir si les populations étaient violentées. Mais la menace n’a pas été mise à exécution.

Saha Evariste, le député-maire de Bangolo est arrivé sur les lieux, apporter son soutien aux manifestants et exprimer son refus de voir réaliser cette exhumation. Il en est de même pour Evariste Méambly, le président du Conseil régional du Guémon. Ce, comme l’ensemble des  cadres de la Région. Ce lundi 27 juillet 2015, plusieurs panneaux dénoncent la volonté du gouvernement d’effacer les preuves de l’épuration ethnique. Parce qu’en mars 2011, 800 personnes ont été massacrées au cours d’une seule journée au début de la guerre, lorsque Guillaume Soro avait lancé l’assaut contre le pouvoir de Gbagbo. Et des milliers autres personnes ont trouvé la mort dans le silence total. La justice de Ouattara s’en moque.

Les Dozos et militants armés du Rdr narguent les populations. Et comme la CPI semble vouloir s’intéresser maintenant au camp Ouattara, le régime a peur et veut effacer toute preuve de sa culpabilité. Déjà, pour faire oublier le massacre de Nahibly (20 juillet 2012), il a lancé une opération immobilière sur le site du massacre. Pourquoi Ouattara veut raviver la douleur des riverains par cette opération d’exhumation, alors que personne ne sait encore le nombre exact de morts ?

Voici les mots des panneaux brandis sur le site ce lundi : « Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle » ; « Respectons la mémoire de nos morts pour une paix durables. Non à leur exhumation ! » ; «  Où sont les restes humains de Nahibly ? A nos martyrs» ; « La France et l’Onu ont couronné des rebelles assassins avec la victoire du crime », etc.

Peut-on falsifier l’histoire d’un peuple avec trois millions de Francs CFA ?  Ouattara veut effacer les preuves que ses hommes sont criminels et méritent la CPI. Crimes contre l’humanité.

Suzanne Gahé, pour eburnienews.net

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NB: Il est permis de reprendre nos articles sous condition d’en préciser la source

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