Scandaleux: George Zimmerman, le meurtrier de Trayvon Martin met aux enchères l’arme avec laquelle il l’a tué

La vente aux enchères qui devait débuter ce jeudi était loin d’être du meilleur goût. Après avoir tué Trayvon Martin en 2012, un jeune adolescent noir, George Zimmermann a décidé de céder – au plus offrant – le pistolet utilisé le jour du drame.

La mort de ce jeune avait ravivé les tensions raciales outre-Atlantique. Pour Zimmerman, jugé non coupable de meurtre, il y a trois ans, selon une loi de l’Etat de Floride admettant l’autodéfense, cette vente était donc «l’occasion d’acquérir un morceau d’histoire des Etats-Unis».

Le lien vers la vente a disparu quelques heures plus tard et l’arme n’était plus référencée parmi celles mises aux enchères sur le site spécialisé dans les armes à feu Gunbroker.com.

Le 26 février 2012, à Sanford en Floride, cet Américain de 32 ans effectue une ronde de surveillance dans son quartier lorsqu’il remarque Trayvon Martin, un jeune noir de 17 ans. Zimmermann, jugeant le comportement de l’adolescent suspect, appelle la police. «Il semble préparer un mauvais coup» explique-t-il aux forces de l’ordre. Avant que les policiers n’arrivent sur place, une altercation éclate entre Zimmerman et Martin, non armé. Le premier sort son pistolet, tire et abat l’adolescent.

Les enchères commençaient à 5 000 dollars

Dans son annoncé, Zimmerman décrivait le pistolet, un Kel-Tec PF-9 9 millimètres, comme «l’arme utilisée pour défendre ma vie et mettre fin à l’agression brutale de Trayvon Martin le 26 février 2012». La mise à prix était fixée à 5 000 dollars (environ 4 400 euros). Pour convaincre de potentiels acheteurs, l’Américain de 32 ans illustrait même son annonce avec des photos du pistolet prises lors de son procès.

George Zimmerman, qui a eu plusieurs démêlés avec la justice depuis son procès, précisait qu’une partie de la somme servira à combattre la «violence» à l’encontre des officiers de police du mouvement Black Live Matters, un mouvement militant afro-américain, à mettre un terme à la carrière de la procureure Angela Corey, qui instruisait son procès, et à combattre la «rhétorique anti-armes d’Hillary Clinton». George Zimmerman terminait son annonce par une citation latine : «Si vis pacem, para bellum». «Si tu veux la paix, prépare la guerre».

Source: Le Parisien

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