Selon Affi N’Guessan, « La crise au Fpi est une bataille de contrôle du parti »

Selon Affi N’Guessan, « La crise au Fpi est une bataille de contrôle du parti »

Le président du Front populaire ivoirien (Fpi) s’est prononcé, ce mercredi 25 février 2015, sur le thème: « Le Fpi face à son avenir ». C’était dans le cadre de la tribune, « l’Invité des rédactions » de Fraternité Matin.

A cette occasion, le leader du Fpi a déroulé sa vision de la vie politique nationale. Aussi a-t-il insisté pour dire que « la Côte d’Ivoire est condamnée à se réconcilier ».

« La crise au Fpi est une bataille de contrôle du parti », a indiqué M. Affi pour expliquer la situation qui prévaut actuellement au sein de son parti. Pour ce qui est de la réconciliation nationale, il a reconnu qu’il y a des « avancées ».

Cependant, ce qui reste à faire est largement plus important, a-t-il souligné. Pour lui, on ne peut pas faire de la réconciliation, si l’on s’appuie sur la justice pénale. « C’est pourquoi, nous avons prôné la justice transitionnelle et les états généraux de la République », a dit le président Affi, pour qui la « question de la réconciliation interpelle les sentiments, les cœurs ».

A la question de savoir s’il a changé depuis sa sortie de prison, l’homme a indiqué qu’il agit de façon tactique et stratégique pour avancer. « Nous n’avons pas changé, nous nous adaptons plutôt aux circonstances (…) C’est plutôt la situation qui a changé. Un homme politique doit s’adapter aux circonstances. Si la situation change, il ne doit pas rester dans une attitude figée. Sinon, il ne fait pas de la politique », a-t-il expliqué.

Tout au long de son discours, Affi N’Guessan a prôné le dialogue comme une arme pour avancer. « Nous devons faire confiance au dialogue pour avancer. Avant toute manifestation, il a soutenu qu’il faut d’abord discuter. S’il y a un blocage pendant les discussions, on peut passer aux manifestations. Et là, il faut choisir stratégiquement des manifestations qui peuvent nous faire avancer », a-t-il révélé. C’est le cas, a-t-il affirmé, du boycott du Recensement général de la population et de l’habit (Rgph).

S’agissant de la justice ivoirienne, M. Affi a fait remarquer que le fait de la critiquer ne veut pas dire que les militants du Fpi et les Ivoiriens la rejettent ou qu’elle est ostracisée. « Nous dénonçons la justice des vainqueurs mais pas la justice en tant qu’institution. Puisque cette institution qui est un pilier essentiel de l’Etat s’impose à nous. C’est comme les autres piliers qui constituent les institutions de notre Etat », a-t-il précisé.

S’agissant des élections 2015, le président Affi a soutenu que la raison d’être du Fpi est de conquérir le pouvoir d’Etat et les autres pouvoirs secondaires de façon démocratique. « Sur cette base, le Fpi ne peut qu’affirmer son engagement de principe pour les élections », a-t-il affirmé.

CHEICKNA D. Salif

Source : Fraternite Matin

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