Selon le camerounais Franklin Nyamsi, Gnamantêh Nanankoua serait un hystérique ivoiritaire

Selon le camerounais Franklin Nyamsi, Gnamantêh Nanankoua serait un hystérique ivoiritaire

L’OPNI Gnamantêh Nanankoua ou l’hystérie barbue d’un ivoiritaire obsessionnel

La scène politique fonctionne par moments comme une cour des miracles. De temps en temps, y surgissent des personnages tellement décalés de la réalité qu’on croit voir fonctionner soudain une étrange machine à remonter le temps. On se trouve, parfois, en plein 21ème siècle, comme soudain projeté dans les temps archaïques de la préhistoire, lorsque des formes pré-humanoïdes se disputaient la surface de la terre. N’est-ce pas l’émotion que soulève l’apparition d’un certain monsieur Gnamantêh Nanankoua, dont la mine originalement barbue suggère un désir de visibilité que ses déboires politiques récents, faisant sans doute suite à de nombreux autres, en tous domaines, semblent avoir gravement exacerbé?

Voici donc un véritable OPNI – « Objet Politique Non Identifié »- qui fait irruption dans une actualité qui le dépasse. Ce barbu ostentatoire, au regard hirsute et à la bave pendante aux encoignures des lèvres, s’est soudain mis à bougonner comme un troubadour des temps jadis. Leader d’un groupuscule minuscule, nommé Congrès National Populaire, Gnamantêh Nanankoua, loin de se tenir sagement coi dans son insignifiance substantielle, s’est en effet fendu d’une tribune de presse contre le président de l’assemblée nationale, dans laquelle il se livre à coeur joie à un bien sinistre défoulement pulsionnel. Pêle-mêle, et à coup d’offenses plus saugrenues les unes que les autres, où l’ignorance le dispute à l’arrogance, Gnamantêh Nanankoua, recalé par le conseil constitutionnel de la course à la présidentielle 2015 en raison d’un dossier défectueux et de prétentions farfelues, croit avoir trouvé en Guillaume Soro, le punching-ball sur lequel il pourrait soulager sa rage. Pour servir de thérapie à Gnamantêh Nanakoua, il conviendrait peut-être de poser trois gestes de compassion rigoureuse:

I) Un diagnostic: Pourquoi Gnamantêh est-il vraiment en colère à ce point?

II) Une hypothèse de travail: Que vient faire le nom du président Guillaume Soro dans l’ire de Gnamantêh?

III) Une enquête prospective: Que penser de l’autochtonisme obsessionnel de Gnamantêh, qui semble lui servir d’assise intellectuelle dans sa diatribe contre le président de l’Assemblée Nationale?

Répondre à Gnamantêh, c’est aussi rendre service à tous les derniers Mohicans de l’idéologie criminelle de l’ivoirité qui agonise lentement aujourd’hui, pour le bonheur inestimable de l’Afrique ivoirienne. Oui, tel le Titanic, le bateau juridique de l’ivoirité a coulé le 9 septembre 2015. Célébrons sa messe de requiem!

I – La colère hystérique du pauvre Gnamantêh: pour une présidentielle qui lui a filé sous la barbe…

L’objet manifeste de la colère de Gnamantêh est ce qu’on nomme précisément un alibi: sa récusation par le Conseil Constitutionnel ivoirien comme candidat à l’élection présidentielle 2015. Prenons-en acte et allons donc savoir pourquoi le pauvre Gnamantêh, ivoirien de souche multiloculaire dans une Côte d’Ivoire qui n’a pas deux siècles, n’a pas été convié au grand duel de la démocratie dans son pays. Lisons donc l’extrait de la décision du Conseil Constitutionnel N°CI-2015-EP-159/09-09/CC/SG du 09 Septembre 2015 concernant notre gugusse:

« (…) Sur la déclaration de candidature de : Monsieur NANANKOUA GNAMANTEH AKOLI NIAMKEY
Considérant que Monsieur NANANKOUA GNAMANTEH AKOLI NIAMKEY, né vers 1952 à Morokro S/P de Tiassalé, enseignant à la retraite, journaliste, investi par le Congrès National Populaire, a déposé sa déclaration de candidature à la Commission Electorale Indépendante, le 14 août 2015 ; que cependant, l’examen de son dossier révèle que le reçu de versement du cautionnement de 20 000 000 francs prévu par les articles 24 et 55 du Code électoral fait défaut ; que cette circonstance affecte la régularité de la candidature de Monsieur NANANKOUA GNAMANTEH AKOLI NIAMKEY qui doit être déclarée irrecevable conformément à l’article 57 du Code électoral (…)»

Avez-vous bien lu? Gnamantêh a été recalé pour défaut de versement de la caution légale de 20 millions de CFA, requise par la loi ivoirienne pour tous les candidats à l’élection présidentielle. A qui est-ce donc la faute, si M. Gnamantêh n’a pas pu remplir les critères requis par les articles 24 et 25 du Code électoral ivoirien? Tel un vendeur de Gnamankoudji qui rentre au soir sans avoir trouvé preneur pour son breuvage, le sieur Gnamantêh n’était sûrement pas de bonne humeur au soir du 9 septembre 2015. Il broyait sa rage, comme il broie le noir. Lui qui croyait trouver par miracle une rondelette somme de 20 millions déposée au coin du chemin par Notre Dame des Routes pour son ambition présidentielle, s’est retrouvé forclos par la force légale et légitime de la loi. Convaincu donc que la loi est inattaquable quand elle est juste, Gnamantèh s’est mis à se chercher un défouler, tel le loup de la fable de La Fontaine.

Il aurait pu entamer une grève de la faim devant le Conseil Constitutionnel, pour réclamer du peuple une cotisation de 20 millions pour un candidat en souffrance; Gnamantèh aurait pu aller consulter les mânes de ses ancêtres, pour qu’ils lui fassent octroi de cette bagatelle somme; il aurait pu vendre ses rares terres et biens, pour entrer dans la short list des présidentiables de l’an ivoirien 2015. Il aurait aussi pu se calmer, boire sa colère et revenir à la raison, devant la sage décision des juges ivoiriens. Gnamantêh aurait même pu se pendre, puisque sa vie inconnue d’inconnu n’aurait plus de sens s’il n’est pas candidat à la présidence de la république…

Oh, que non! Gnamantêh a choisi d’en vouloir à la terre entière et au ciel lui-même qu’il a vu lui tomber sur la tête. Il a commencé par accuser les médecins de la PISAM, assermentés pour l’examen médical des candidats à la présidentielle. Il les a accusés de l’avoir regardé de travers, d’avoir fouillé son corps dans tous ses coins et recoins, à la recherche de la petite bête qui permettrait de l’écarter de la course présidentielle. En effet, la barbe suspecte de l’homme, dont les poils vibraient de colère rentrée, aurait pu les alerter. Heureusement que les médecins ont trouvé Gnamantêh bien portant! Certes, au regard de l’état mental de l’homme, le recul du temps nous apprend que les médecins auraient pu déceler quelques anomalies mentales évidentes. Un candidat à la candidature qui s’affole aussi vite peut-il diriger des hommes? Mais les braves fils d’Hippocrate, sachant sans doute qu’un type comme Gnamantêh, « ça va même pas quelque part », ont laissé passer l’olibrius, sûrs qu’il ferait juste le temps d’un feu de paille dans cette histoire…

Gnamanteh aurait donc voulu être traité comme le président de la république qu’il n’est pas. On ne le lui a pas permis. Il aurait voulu qu’on trouve une tare pathologique au président de la république. Or, ce dernier n’en n’a pas. La nuit du 9 septembre 2015 fut la nuit du malheur de Gnamantêh. Nuit de toutes les malédictions, nuit de tous les délires. A qui faire finalement porter le chapeau de sa pauvreté? Fou de rage, Gnamantèh est sorti dans Abidjan, à la recherche d’un bouc-émissaire…

Or, comme tous les gens éperdus, pris dans le vertige d’une retraite stérile et d’un ennui affligeant, notre Gnamantêh a dû s’arrêter devant un étal de journaux, à la recherche d’une page qui raconterait au moins son malheur. Mais du malheur de Gnamantêh, la presse ivoirienne du 10 septembre 2015 se foutait comme de l’an quarante. La médoasphère était cependant occupée par les géants de la scène, en tout premier lieu le président Alassane Ouattara, qui caracolait en tête des présidentiables de son pays, envers et contre toutes les bravades des rares poches de défense subsistantes de l’idéologie de l’ivoirité dans le pays. Gnamantêh enrage et contemple impuissant le triomphe du droit sur ses pulsions. Sur quoi tombe-t-il encore? Sur le plus célèbre billet de ce début septembre 2015, publié par le président de l’Assemblée Nationale Guillaume Soro, pour célébrer la date historique du 9 septembre 2015, marquant la fin de l’ostracisme juridique ivoiritaire dans la jurisprudence politique de la république de Côte d’Ivoire. Et voilà le président Guillaume Soro pris en grippe par le trublion Gnamantêh, trop heureux de se trouver un bouc-émissaire de première classe.

II – Guillaume Soro, la bête noire de l’ivoiritaire Gnamantêh et ses pareils

C’est le cas de le dire, le billet publié par le président de l’assemblée nationale le 10 septembre 2015 est un monument de communication politique, pour au moins trois raisons: a) Guillaume Soro parle au bon moment, quand le centre de l’opinion s’est déplacé sur les lèvres du Conseil Constitutionnel Ivoirien; b) Guillaume Soro parle du bon sujet, en établissant une continuité historique magistrale entre la décision transcendante du Conseil Constitutionnel dirigé par le magistrat Mamadou Koné, et son propre combat politique contre l’idéologie discriminatoire de l’ivoirité depuis la période de son engagement universitaire dans les années 90, jusqu’à la confrontation tragique du 19 septembre 2002 avec les forces politiques rétrogrades rassemblées par le régime hautement criminel de Laurent Gbagbo; c) Guillaume Soro parle de l’avènement d’un Bien Public, en soulignant la dimension panafricaine, morale, juridique, républicaine et équilibrée de la décision du Conseil Constitutionnel. Lisons derechef ce billet historique de Guillaume Soro, dont la succulence n’a pas fini de satisfaire le désir de vérité et de justice des hommes et femmes de bonne volonté qui l’ont lu avec délectation:

« Chers Tous,
Le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire vient de proclamer la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle Ivoirienne. Je m’en réjouis au plus haut point. J’ai un sentiment de grand soulagement et de grande satisfaction.
C’est une VICTOIRE HISTORIQUE pour moi et tous les démocrates et une grande œuvre de justice rétablie. Le combat contre l’IVOIRITÉ vient de triompher au plan du DROIT qui vient d’être ainsi dit.
En effet le 19 Septembre 2002, de jeunes ivoiriens ont décidé de combattre cette autre bêtise humaine qu’est l’IVOIRITÉ au prix de leurs vies. Rétablir la dignité de tous les citoyens. Nul ne doit, en effet, être spolié de sa nationalité. Dès lors, le Conseil Constitutionnel vient de consacrer la justesse de notre combat débuté depuis le 19 septembre 2002 en reconnaissant la validité de la candidature de Alassane Ouattara; mettant ainsi un point final et définitif à l’Ivoirité.
Ce combat, il convient de le rappeler transcende les questions endogènes à notre pays et prend une forme panafricaine: personne ne doit être honni parce qu’il est étranger. La construction de l’Afrique unie et intégrée n’est possible qu’en admettant que partout en Afrique Tout Africain est chez lui.
Aujourd’hui doit être jour de fête et d’allégresse pour tous les démocrates et combattants de la liberté et du panafricanisme. Je suis heureux de l’aboutissement de notre combat pour la démocratie.
À cet instant précis j’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont consenti le sacrifice suprême ( Zaga-zaga, Yereguégo et tous les anonymes qui ont péri.), leur combat n’est pas vain. J’ai exécré et j’exècre tous ceux qui ont voulu catégoriser les ivoiriens. Il ne peut y avoir d’Ivoirien à 100% et d’Ivoirien au 1/4. Et au nom de l’ADN du citoyen, on ne peut martyriser les citoyens.
Ce jour consacre le triomphe de l’intelligence humaine dans mon pays. C’est la victoire du droit et de la démocratie. C’est donc jour de REJOUISSANCE.
GKS. »

Nous reviendrons ailleurs sur ce joli morceau d’architecture politique Chef du parlement ivoirien. Notre objectif ici est plus limité. Savoir où le bât blesse pour l’homme en colère. Où Gnamantêh trouve-t-il matière à s’attaquer au Président Guillaume Soro dans ce billet? Gnamantêh a-t-il été victime de revanche anti-ivoiritaire au Conseil Constitutionnel? Que nenni. Guillaume Soro savait-il qu’il existait même un Gnamantêh Nanankoua , époux de femme sénoufo dans cette Côte d’Ivoire? Que nenni. Guillaume Soro est-il responsable de la pauvreté économique de Gnamantêh qui n’a pas trouvé 20 millions comme la loi le demande à tous les candidats à la présidentielle? Que nenni encore.

Gnamantêh applique donc la norme du loup de la fable de La Fontaine: « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère », dit le loup à l’agneau qu’il s’apprête à dévorer coûte que vaille. Gnamantêh en avait donc marre. Lui, l’enfant-chouchou de ses femmes, ne peut pas être candidat à la présidentielle à cause d’une affaire d’argent, et Guillaume Soro ose voir dans cette journée triste du 9 septembre un jour de réjouissance?

Gnamantêh fonce donc tête baissée, en bon esclave de sa haine, contre l’Honorable parlementaire.

Et là, tout y passe. Voyons donc à présent, les arguments en forme de coups d’épée dans l’eau de l’hystérique barbu Gnamantêh:

Argument 1: Tout ce que Guillaume Soro fait relèverait du déguisement, nous dit l’excité de Gnamantêh? Incroyable! Est-ce déguisé que Guillaume Soro a dirigé la FESCI de main de maître dès 1995 et été élu l’homme de l’année 97 en Côte d’Ivoire? Est-ce déguisé qu’il a assumé la paternité de la rébellion ivoirienne du MPCI contre la bêtise ivoiritaire en 2002 et mené les négociations avec le camp des Refondateurs jusqu’en 2007? Est-ce déguisé qu’il a dirigé pendant 5 ans les gouvernements Gbagbo et Ado en Côte d’Ivoire? Est-ce déguisés que Guillaume Soro et les FRCI ont débarrassé ce pays du régime archaïque de Laurent Gbagbo? Qui ne connaît pas le franc-parler de Guillaume Soro dans ce pays?

Argument 2: Guillaume Soro serait président de l’Assemblée nationale par les armes? Gnamantêh peut-il battre Guillaume Soro aux élections à Ferkéssédougou? Peut-il seulement l’affronter démocratiquement même dans son propre village, lui Gnamantêh dont l’ensemble du parti peut se réunir dans une boîte d’allumettes?

Argument 3: Guillaume Soro devrait remercier l’ivoirité au lieu de la combattre, nous suggère le farfelu de Gnamantêh? Et pourquoi ne pas acheter des fleurs du Paradis aux tueurs du charnier de Yopougon et aux patrons cyniques des Escadrons de la Mort du régime Gbagbo?

Argument 4: Guillaume Soro chanterait faussement en choeur avec l’Appel de Daoukro du président Bédié? Et pourquoi cela devrait-il poser un problème à Guillaume Soro si les houphouetistes sont résolument en marche vers un parti unifié qui peut s’appeler PDCI-RDR ou PDCI-RDA, peu importe?

Argument 5: Guillaume Soro ne devrait pas associer l’histoire de la lutte contre l’ivoirité à la décision du conseil constitutionnel de reconnaître la citoyenneté irréprochable du Président Ouattara? Mais ne sont-ce pas les mêmes ivoiritaires qui conçurent sur mesure l’article 35 pour éliminer, croyaient-ils, Ouattara de la course à la présidence de la république?

Argument 6: La Charte du Nord publiée en 1991, serait apparue selon Gnamantêh avant l’ivoirité, en 1994? Est-ce de la faute du président Guillaume Soro si le sieur Gnamantêh ne connaît même pas l’histoire des idées politiques de son pays? N’est-ce pas que le concept d’ivoirité, au sens culturel, fut construit par Niangoran Porquet dans les années 70? N’est-ce pas que dès 1989, le président Houphouët ayant fait appel au Dr Alassane Ouattara pour diriger le gouvernement et redresser l’économie en faillite, des ivoiritaires de l’opposition et de l’extrême-droite du PDCI-RDA commencèrent à traiter Alassane Ouattara de Mossi, d’usurpateur étranger, pendant que Gbagbo clamait haut et fort que le président Houphouët gagnait les élections ivoiriennes grâce au « bétail électoral » étranger dans le pays? L’ivoirité politique est née longtemps avant le Charte du Nord, qui n’en fut qu’une réaction de résistance!

Argument 7: Guillaume Soro, selon Gnamantêh, aurait des comptes à rendre aux Ivoiriens pour leurs souffrances endurées en raison de sa « sale guerre »? Et qui a donc provoqué la guerre en Côte d’Ivoire? Ceux qui dès 2000, assassinaient des Ivoiriens et les Etrangers en raison de leur patronyme, de leur faciès et de leurs origines, ou ceux qui, aux côtés de Guillaume Soro, mirent fin à la spirale génocidaire du régime ivoirien? Comment Gnamantêh oublie-t-il si facilement que ceux qui ont agressé le peuple de Côte d’Ivoire, en 2000 comme en 2010, c’est Laurent Gbagbo et ses hordes criminelles inspirées par cette idéologie incendiaire et inhumaine?

Argument 8: L’ivoirité , nous dit Gnamantêh sera bientôt l’objet de thèses universitaires qui la sauveront de la critique de Guillaume Soro? C’est à pleurer de pitié pour ce Gnamantêh. Quelle chance une thèse universitaire défendant le nazisme a-t-elle de faire vivre son homme en Allemagne? Quelle chance une thèse universitaire légitimant l’Apartheid a -t-elle de prospérer en Afrique du Sud? Quelle chance une thèse universitaire divinisant l’ivoirité a-t-elle de prospérer en Côte d’Ivoire démocratique? Il faut avoir fait de bien piètres études universitaires comme ce Gnamantêh pour ignorer qu’un travail authentiquement universitaire sur une idéologie discriminatoire et criminelle, n’aura que trois finalités possibles: 1) La décrire pour la déconstruire; 2) La décrire pour aider la société à s’armer contre elle; 3) La décrire pour la comparer à d’autres barbaries comparables. A quand donc le Doctorat Diabolis Causa de Gnamantêh en sciences ivoiritaires? Aux calendes grecques…

III – Gnamantêh, le salaud de Sartre…

Et pour conclure cette analyse des délires de ce Gnamantêh, qui semble littéralement avoir laissé son Gnamankoudji lui monter au nez, touchons un mot de l’incongruité de sa devise: unir tous les autochtones de Côte d’Ivoire. Si le territoire de Côte d’Ivoire existe depuis 1893, l’autochtonisme de Gnamantêh a à peine plus d’un siècle. Sapristi! Faut-il franchement que ces nationalistes africains à courte vue, ces anticolonialistes dogmatiques, viennent nous saouler les oreilles matin et soir avec des frontières héritées il y a à peine plus d’un siècle du forceps du tracé colonial? La Côte d’Ivoire, pour Gnamantêh, appartient aux autochtones ivoiriens. Et que dire des Ivoiriens d’adoption, issus de l’allochtonie? Sont-ils moins Ivoiriens que les autres? Au fait, d’où viennent les Akans de Côte d’Ivoire comme ce Gnamatêh? D’où les Voltaïques? D’où les Mandé du Nord comme du Sud? D’où viennent donc les Krou? Tous ces peuples ont une histoire migratoire plus ou moins ancienne qui déborde les frontières de l’actuelle Côte d’Ivoire…Et pan, sur le caquet rabattu de l’impertinent ignorant!

Au fond, nous l’avons dit, Gnamantêh s’attaque au Président Guillaume Soro pour de fausses raisons et sur la base d’une ignorance crasse de l’essence de la politique ivoirienne. Gnamantêh en réalité, fait partie de ces Ivoiriens qui, se sentant imaginairement plus Ivoiriens que les autres Ivoiriens, ont fini par croire que leur volonté se ferait sur la terre des hommes comme dans le ciel de leurs rêves. Gnamantêh remplit à ce titre, parfaitement les critères du salaud selon le philosophe existentialiste français, Jean-Paul Sartre. Il se ment et finit par y croire lui-même, par foi en sa mauvaise foi. L’homme Gnamantêh s’hypnotise tout seul avec ses propres fadaises. Le salaud sartrien qu’est Gnamantêh ne veut pas prendre conscience de sa liberté, puisqu’il croit son existence nécessaire, absolue, alors qu’elle est injustifiée, gratuite.

Le salaud, l’autochtoniste aveugle Gnamantêh, c’est l’égoïste sans frein, sans scrupule, sans compassion, prêt à tout sacrifier pour ses seules illusions subjectives de toute-puissance. Heureusement, la pauvreté est passée par-là, salvatrice: Gnamantêh n’avait pas les 20 millions de caution requis pour se présenter à la présidentielle 2015. Remercions pour une fois, qui n’est pas coutume, la pauvreté de nous avoir épargné du spectacle incongru d’un présidentiable malotru de trop à la reine des élections de ce beau pays! Remercions, derechef, et ad infinitum , Guillaume Soro et ses vaillants camarades du MPCI-FN, d’avoir porté les coups de boutoir nécessaires et héroïques à la plus grande ignominie spirituelle de l’histoire ivoirienne: l’idéologie criminelle de l’ivoirité.

Franklin Nyamsi

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