Selon “Le Canard Enchaîné”, dix jours avant, par hasard, la police contrôlait et lâchait Coulibaly

Selon “Le Canard Enchaîné”, dix jours avant, par hasard, la police contrôlait et lâchait Coulibaly

Ce 30 décembre 2014, la France n’est pas encore Charlie. Elle s’apprête à ripailler de nouveau, dans une certaine insouciance, même si le plan Vigipirate est activé à un niveau élevé. A deux pas des Buttes-Chaumont, à Paris (XIXème), deux motards de la Direction de l’ordre public et de la circulation procèdent à des contrôles de routine. A 11h45, ils stoppent une Seat Ibiza, immatriculée DL-788-AB, à hauteur du 55 rue Simon Bolivar. Tout près du terrain de jeu des frères Kouachi et de la filière irakienne des Buttes-Chaumont. Le conducteur est accompagné d’une jeune femme. C’est elle qui a loué la voiture, à l’agence Sixt d’Orly.

Estampillé “mouvance islamiste”

Les policiers demandent et obtiennent sans difficultés les papiers du véhicule et du conducteur. Le permis n’est pas encore définitif. L’attestation de réussite à l’examen date de quelques jours à peine, du 10 décembre précisément. Elle est établie au nom d’Amedy Coulibaly. Sa passagère n’est autre que sa compagne, Hayat Boumeddiene. Ils déclarent habiter à la même adresse, rue Marx-Dormoy, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Les deux policiers, c’est la routine, consultent sur Internet le fichier des personnes recherchées (FPR). Surprise : le nom de Coulibaly sonne. La “fiche active” est signée du service demandeur, “AT” – pour “antiterrorisme” – , et porte la mention “PJ02”. En clair, le flic doit s’empresser d’obtenir un maximum de renseignements sans attirer l’attention du suspect, considéré comme dangereux et appartenant à la “mouvance islamiste”. Aussitôt, les deux hirondelles motorisées informent, comme c’est la règle, à la fois leur hiérarchie et les services de l’antiterrorisme. Lesquels ne réagissent pas. Il était pourtant permis de se poser quelques questions, surtout avec le plan Vigipirate activé au plus haut niveau, juste avant l’alerte attentat.

Que faisait Coulibaly dans une voiture de location ? Qui était cette jeune femme qui l’accompagnait ? Préparaient-ils quelque chose ? Pourtant, les services spécialisés ne prennent aucune mesure.Les préparatifs du réveillon peut-être… Aucune surveillance, pas de filature, rien. La trace de Coulibaly est perdue. Une occasion manquée dont le ministère de l’Intérieur a oublié de parler. Est-ce à cet incident que le Premier ministre, Manuel Valls, a fait allusion quand il a parlé de “failles” ? …

Lire la suite dans le Canard Enchaîné.

Source: Sam La Touch

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