Selon l’ex-ministre ivoirien Patrick Achi, aucun projet realisé sous Ouattara n’a été conçu sous Gbagbo: Rappelons-lui les faits

Selon l’ex-ministre ivoirien Patrick Achi, aucun projet realisé sous Ouattara n’a été conçu sous Gbagbo: Rappelons-lui les faits

Lors d’un débat télévisé sur la chaîne “Voxafrica” qui l’opposait à Dongo Assanvo (représentant Affi N’guessan), le ministre Patrick Achi (PDCI) a soutenu, toute honte bue, que les gouvernements Gbagbo auxquels il a appartenu pendant 10 ans n’ont initié aucun projet. Selon le ministre Patrick Achi, tous les projets dont le régime FPI disait être le concepteur, aurait en réalité, tous été conçus par les gouvernements PDCI antérieurs.

En réalité, cette affirmation a été entendue par le passé. Elle fut ressassée pendant plusieurs années par les maîtres de Patrick Achi que sont Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. En effet, pendant qu’ils étaient dans l’opposition, les leaders du RHDP accusaient le président Laurent Gbagbo de ruiner la Côte d’Ivoire avec ses projets. Dans l’article ci-dessous, le journaliste Benjamin Koré du quotidien “Notre Voie” a, de fort belle manière, démontré la mauvaise foi des dirigeants du RHDP. EBURNIENEWS.NET reproduit le même article pour montrer la mauvaise foi du ministre Patrick Achi, un homme qui doit son salut au président Gbagbo.

Le président Laurent Gbagbo est accusé par son opposition et sa presse d’être l’homme qui a ruiné la Côte d’Ivoire. On pourrait dire que c’est de bonne guerre si, dans leurs critiques, les opposants ivoiriens se laissaient, de temps en temps, visiter par un air d’honnêteté. Le président Laurent Gbagbo est accusé par Bédié, Ouattara, Anaky et leur presse de détruire la Côte d’Ivoire.

Ces leaders feignent d’ignorer les gros ouvrages réalisés en temps de guerre par l’actuel chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Il est malsain et malhonnête de la part de Henri Konan Bédié et d’Alassane Dramane Ouattara de tenter de faire croire que le président Laurent Gbagbo est le destructeur de son pays quand on sait qu’après Félix Houphouët-Boigny, l’actuel chef de l’Etat est celui qui bâtit pour laisser un héritage moderne aux futures générations comme l’a fait feu Félix Houphouët-Boigny.

En un mot, Gbagbo est un bâtisseur de son temps comme Houphouet. Les œuvres parlent d’elles-mêmes et il n’y a pas de polémique à entretenir sur les constructions d’envergure qui ont cours. Félix Houphouët-Boigny a bâti des hôpitaux, des ponts, des routes, des écoles, des universités et des édifices religieux. L’histoire retient de lui qu’il a fait de l’Ivoirien un homme admiré dans la sous région. A part le gros stock de dette et une immigration incontrôlée et bien d’autres tares laissés en héritage, Houphouët a doté le pays d’infrastructures. Gbagbo, des œuvres qui parlent Comme le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, le pésident Laurent Gbagbo est entreprenant.

Depuis sa lutte pour la conquête du pouvoir d’Etat, l’ancien président du FPI a opté pour la décentralisation afin de remettre aux populations, le pouvoir de décider de leur propre destin. Permettre aux populations, partout où elles se trouvent, de donner les priorités de leurs besoins afin que les budgets alloués à chaque département y soient consacrés. Pour Laurent Gbagbo et son parti, il n’est pas normal que tout le pouvoir de décision soit centralisé et confiné aux mains de l’Etat central qui réalise dans la plupart des cas, des infrastructures sans tenir compte des priorités des populations pour lesquelles ces infrastructures sont créées.

C’est toute la philosophie qui sert de fondement à la décentralisation mise en œuvre par Laurent Gbagbo et le FPI dès leur accession au pouvoir. Les Conseils généraux et les Districts mis en place dans les deux capitales et départements, sont la matérialisation de cette décentralisation. Il n’y a donc pas de polémique à entretenir. Tout ce que chaque Conseil général a jusque-là bâti dans chaque département, fait partie intégrante du bilan du président Laurent Gbagbo. Si à Korhogo, N’Golo Coulibaly, président du Conseil général a bâti une école, un dispensaire et électrifié un village dans le département, ce sont des actes qui seront versés au bilan de Laurent Gbagbo.

Car cela relève de son génie politique, parce que c’est lui qui a créé les Conseils généraux et Districts et les a dotés de budgets de moins en moins consistants du fait de la guerre. Si à Abengourou, Tanda, Toumodi, Bouaké, Ferké, Katiola, respectivement les présidents Edjampan, Adjoumani, Patrice Kouamé, Jean-Claude Kouassi, Zanga et Coulibaly Siaka construisent et équipent les centres de santé, construisent des lycées, logements de maîtres et d’infirmiers, et font des rechargements lourds de routes, les populations bénéficiaires adressent leur bénédictions au président Laurent Gbagbo et non à une autre personne.

Les Ivoiriens ne le disent pas assez, les adversaires de Gbagbo notamment, Alassane Ouattara et Bédié sont contre les Conseils généraux. Leur option est de toujours laisser le pouvoir de décision à l’Etat central qui imposera son choix aux populations en matière d’infrastructures. Une telle politique ne responsabilise pas les populations. Gbagbo et les rêves d`Houphouët Au nombre des œuvres visibles, comme ce que réalisent les Conseils généraux dans chaque département, selon la politique du président Gbagbo, il faut ajouter la construction du pont de Jacqueville. Ville natale de Philippe Grégoire Yacé, un cacique du PDCI, mais lui et ses parents ont tout le temps emprunté un bac pour se rendre chez eux.

Quand Bédié est arrivé au pouvoir, il ne s’est aucunement soucié de la construction de ce pont. Il était tellement préoccupé à faire de Koukourandoumi un nouvel eldorado qu’il a préféré mettre des pièces de monnaie au mur, dans les douches et construire des boîtes de nuit dans ses résidences. Le pont de Jacqueville est actuellement en chantier grâce à Laurent Gbagbo. Il veut désenclaver ce riche département et atténuer les souffrances de son peuple. Il n’y a pas que ce pont. Yamoussoukro, village natal de Félix Houphouët-Boigny, érigé en capitale politique, est remise en chantier par Laurent Gbagbo. Tout a démarré par la construction de la Maison des députés. Un gigantesque complexe hôtelier de 300 chambres a été bâti et livré à l`Etat, le 27 mai 2006.

Cette bâtisse qui a vu le jour dans le cadre du transfert de la capitale décidé par Houphouët, a coûté 23,5 milliards de fcfa, financé à hauteur de 18 milliards par la Chine. Aussi sont en cours de construction, le Palais présidentiel, l’Assemblée nationale et l’aménagement de la Voie triomphale. Rappelons que le programme de transfert de la capitale prévoit une sécurisation foncière du périmètre d’urbanisation de Yamoussoukro étendue sur une superficie de 277.000 hectares au profit de l’Etat. Toujours dans sa dynamique d’achever les travaux chers à Houphouët-Boigny, le président Gbagbo a entrepris les chantiers de prolongement de l’autoroute du Nord. Ce chantier est conduit par la Société tunisienne de route et de bâtiment (Soroubat). Les travaux ont démarré en 2007 et vont coûter au total 130 milliards de fcfa.

Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID) et par les Fonds saoudiens de développement (FSD). Egalement se trouve au centre des préoccupations de Laurent Gbagbo, l’extension du Port autonome d’Abidjan (PAA) avec la construction d’un terminal qui doit accueillir des navires transportant jusqu’à 4.000 conteneurs. Les travaux d’extension du PAA vont coûter 100 milliards de fcfa. Cette extension verra la construction d’un pont qui desservira l’île Boulay. Pour Abidjan, en plus de ces chantiers, un mémorial est sorti de terre devant le Palais présidentiel et porte le nom du premier président ivoirien, feu Félix Houphouët-Boigny.

Comme à Abidjan, le Port de San Pedro est en chantier pour sa modernisation. Les travaux vont coûter 160 milliards et seront réalisés par l’armateur genevois MSC. Du côté de Grand-Bassam, le rêve de Laurent Gbagbo pour les technologies et l’économie du futur devient réalité. Bassam abrite le village des technologies, de l’information, de la communication et de la biotechnologie(Vitib), une zone franche qui a vu le jour en 2006 et qui pourra accueillir 150 entreprises sur un espace de 120 hectares. L’électrification rurale a bénéficié d’un grand investissement sous Laurent Gbagbo. Il est déterminé à sortir les villages de Côte d’Ivoire des ténèbres. En moins de 10 ans, Gbagbo a fait électrifier plus de 950 villages alors que le PDCI n’en a électrifié que 1000 en plus de 40 ans de règne sans partage.

Ce bilan porte essentiellement sur les grands travaux. Car le président ivoirien a une politique sociale inégalable. Il est à l’écoute des syndicats dans leurs revendications. L’augmentation des salaires, son humanisme, son humilité, ses rapports cordiaux avec les Ivoiriens sans distinction, sa générosité et son sens de partage sont un pan non négligeable de sa politique. Ceux qui soutiennent que Gbagbo détruit la Côte d’Ivoire, doivent regarder ce bilan dans un contexte de guerre. Bédié et Ouattara ont géré la Côte d`Ivoire. Qu’ils disent aux Ivoiriens ce qu’ils ont pu faire pour eux.

Benjamin Koré

Notre Voie du samedi 13 mars 2010

Eburnienews.net (avec Notre Voie)

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