Selon un rapport des parlementaires britanniques, Sarkozy est intervenu en Libye pour « améliorer sa situation politique »

Selon un rapport des parlementaires britanniques, Sarkozy est intervenu en Libye pour « améliorer sa situation politique »

L’Irak a été une catastrophe sanglante dont les conséquences à ce jour sont toujours insurmontables. L’Afghanistan est un échec militaire et politique total. Malgré cela, les puissances occidentales n’ont rien retenu de ces échecs. Ils ont décidé d’une guerre en Libye pour renverser le colonel Kadhafi en 2011 pour, dit-on, libérer le peuple Libyen de la dictature de Mouammar Kadhafi.

Cinq (5) ans plus tard, un rapport des des parlementaires britanniques accable les puissances occidentales, et plus particulièrement le Royaume-Uni et la France, d’avoir tordu le sens de la résolution de l’ONU sur la protection des civils et contribué ainsi à renvoyer plusieurs villes, et plus particulièrement celle de Syrte à l’état de ruines.

En effet, Dans un rapport publié mercredi 14 septembre 2016, la Commission des Affaires étrangères du parlement britannique a relevé que la décision des puissances étrangères d’intervenir militairement en Libye en 2011 «fut fondée sur des postulats erronés et sur une analyse partielle des preuves». Les parlementaires britanniques rélèvent plusieurs erreurs dans le processus décisionnel qui a amené Londres à intervenir militairement en 2011 avec la France “de Nicolas Sarkozy” et le soutien des États-Unis, officiellement pour protéger les civils réprimés par le dictateur Mouammar Kadhafi – une menace « surestimée », affirment les deputes.

Les parlementaires britanniques accuse notamment l’ancien Premier ministre David Cameron d’avoir manqué de lucidité dans la prise d’une décision aussi stratégique que celle d’engager le Royaume-Uni dans une telle guerre. Le gouvernement britannique «n’a pas pu vérifier la menace réelle que le régime Kadhafi faisait peser sur les civils; il a pris au pied de la lettre, de manière sélective, certains éléments de la rhétorique de Mouammar Kadhafi; et il a échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion», révèlent les parlementaires dans leur rapport.

Nicolas Sarkozy accusé d’avoir décidé de l’intervention pour améliorer sa situation politique en France

Se basant sur les conclusions de Sidney Blumenthal, un conseiller d’Hillary Clinton alors secrétaire d’État US, le rapport des parlementaires britanniques affirme que l’ancien président français, Nicolas Sarkozy (fer de lance de l’opération militaire), a pris la décision d’intervenir en Libye en 2011 dans le but, entre autres, d’« accroître l’influence française en Afrique du Nord » et d’« améliorer sa situation politique en France ».

En effet, selon le rapport britannique, Sidney Blumenthal a détaillé auprès de d’Hillary Clinton les motivations du président français, qu’il résume en cinq points : «le souhait d’obtenir une plus grande part de la production de pétrole libyenne » ; « accroître l’influence française en Afrique du Nord » ; « permettre aux armées françaises de réaffirmer leur position dans le monde » ; couper Court « aux (…) projets de Kadhafi de supplanter la France en Afrique francophone » et, la volonté d’« améliorer sa situation politique en France ».

En d’autre termes, il n’est nullement fait mention de la protection des civils réprimés par Mouammar Kadhafi, officiellement brandie pour justifier une intervention militaire sur le sol libyen.

Suite à cette intervention militaire en Libye , le nettoyage ethnique à grande échelle a eu lieu et des milliers de civils ont été tués. Cinq ans après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi, le chaos continue de régner dans le pays, où le gouvernement d’union nationale (GNA), soutenu par l’ONU, peine à asseoir son autorité sur l’ensemble du pays depuis son installation en mars à Tripoli. Les villes de Benghazi et Syrte sont devenues les bastions du groupe jihadiste État islamique (EI).

Eburnienews.net

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