Shell, Total et Eni vont céder 5 milliards de dollars d’actifs au Nigeria

Shell, Total et Eni vont céder 5 milliards de dollars d’actifs au Nigeria

Royal Dutch Shell, à la tête d’un consortium de compagnies pétrolières occidentales, s’apprête à céder quatre champs de pétrole au Nigeria pour 5 milliards de dollars.

Un consortium mené par la major pétrolière anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell s’apprête à vendre quatre de ses champs de pétrole onshore situés dans la région du Delta, au Nigeria, rapporte le quotidien britannique The Financial Times.

Il s’agit des permis OML 18, 24, 25, 29 ainsi que de l’oléoduc de Nembe Creek. Shell cède 30% de ses parts dans ces différents sites – y compris le pipeline. Total et Eni, qui possèdent respectivement 10% et 5% des quatre champs pétroliers concernés et du pipeline, vendent également leurs actifs. La compagnie nationale nigériane Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) conserve quant à elle les 55% restants.

5 milliards de dollars

Selon les informations du Financial Times, la transaction s’élèverait à 5 milliards de dollars. Des acheteurs ont été retenus pour les quatre blocs que cède Royal Dutch Shell mais deux enchérisseurs négocient encore leurs contrats, révèle le FT. Un accord est donc attendu au cours des prochaines semaines, une fois que les acheteurs potentiels auront obtenu le feu vert du gouvernement.

Concurrence des opérateurs locaux

Cette opération est un nouveau signe du désengagement progressif de plusieurs majors pétrolières occidentales de leurs champs pétroliers arrivés à maturité, particulièrement dans la région du Delta du Nigeria, en proie à de nombreux actes de violence et où les infrastructures pétrolières ont souvent été l’objet de pillages et d’actes de vandalisme.

Il faut noter toutefois que Shell, qui a enregistré un chiffre d’affaires mondial de 451 milliards de dollars et un résultat net de 16,5 milliards de dollars en 2013, conserve ses nombreux autres actifs pétroliers au Nigeria – où il est présent depuis 1958 – notamment dans l’offshore et le gaz naturel liquéfié.

Ces transactions confirment également l’appétit et les nouvelles ambitions des opérateurs locaux, soutenus par le gouvernement fédéral nigérian. Depuis 2008, des opérateurs nigérians tels que Oando, Seplat ou Shoreline Natural Resources ont racheté pour plus de 5 milliards de dollars d’actifs cédés par des majors occidentales telles que Shell, Total, Eni, Chevron ou encore ConocoPhillips.

Par Margaux Subra-Gomez

Source: Jeune Afrique

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