Simone et la Vision…: « Gbagbo est la tête qui porte notre vision ! Mais, Gbagbo n’est pas notre vision ! »

Simone et la Vision…: « Gbagbo est la tête qui porte notre vision ! Mais, Gbagbo n’est pas notre vision ! »

Depuis la 5e Assemblée Générale Ordinaire de l’Organisation des Femmes du Front Populaire Ivoirien (OFFPI) tenue à Azito le 30 novembre 2019, à la tribune de laquelle Simone EHIVET-GBAGBO a déclaré cela, la polémique a commencé à enfler et est montée d’un cran sur les réseaux sociaux.

Il ne pouvait en être autrement, en cette période de précampagne électorale déguisée où tous les coups tordus semblent permis….

La période politique est des plus bouillonnantes, en effet, eu égard à l’élection présidentielle prévue en principe pour octobre 2020.

De plus, cette tension est exacerbée par le fait que ce sont des élections importantes auxquelles le FPI a décidé de prendre part après s’être abstenu de le faire tout le temps qu’ont duré les deux mandats de son successeur Alassane Ouattara.

Alors, elles sont capitales pour le parti à la rose qui doit, à cet effet, en permanence, remobiliser ses troupes devenues quelque peu et inhabituellement, craintives, qui sont dispersées du fait de cette infernale et criminelle coalition internationale anti souverainiste, impérialiste, et, aussi, à cause de ses adversaires intérieurs à la politique encline au mal.

Il faut donc, au FPI, voir où il en est avec sa légendaire force de frappe électorale, et aussi voir si son slogan : « Nous sommes les Enfants des élections », est toujours d’actualité, après le séisme postélectoral de 2010 qui a semé la zizanie parmi ses militants et autres sympathisants, condamnant la plupart à un exil intérieur ou extérieur, certains aux fers et d’autres à la mort !

La tension est donc palpable et il ne pouvait en être autrement.

D’abord, parce que, pour préparer cette étape cruciale, chaque formation politique sur le territoire national a « la chance » d’évoluer avec son guide naturel.

Ainsi du PDCI avec le président Bédié et du RHDP avec son président Alassane Ouattara, pour ne citer que les poids lourds de notre politique.

 

Le seul parti dont le représentant, le symbole, l’icône, le porte-flambeau, et celui en qui tous se reconnaissent, est « absent », c’est évidemment le FPI dont le chef historique, Laurent GBAGBO, est loin de ses terres, retenu contre tout bon sens juridique par la Cour Pénale Internationale (CPI).

Il est absent, Laurent Gbagbo et comme conséquence de cela, l’échéance électorale de 2020 approche à grands pas et l’intérim que les cadres du parti assurent semble… s’éterniser, au grand dam de tous!

Certains militants du FPI semblent eux aussi pris de doute quant à la participation effective de leur champion à l’élection qui s’annonce.

Presque tous les autres partis politiques sont dans les starting-blocks mais rien n’a encore sérieusement commencé au FPI, par rapport à l’échéance électorale qui s’annonce.

Chaque militant, sympathisant ou, plus généralement, chaque « pro-Gbagbo » ronge son frein surtout que de plus en plus- l’on voit clairement se dessiner l’acharnement avec lequel les « forces du Mal coalisées» et leurs bras séculiers locaux complotent pour empêcher le retour au pays du stratège du FPI !

Et il y a de quoi s’inquiéter, dans une Côte-d’Ivoire où les propos incendiaires des dirigeants et les soupçons de magouille qu’on leur prête pour écarter Gbagbo de la course à la présidence, en plus de décourager ou de troubler le militant, rendent plus qu’impérieuse, l’arrivée –comme une bouée de sauvetage- de cet homme politique d’une autre dimension dont nous avons tous besoin qu’il « dise seulement un mot pour sauver notre pays » !

Le doute est donc permis et le militant du FPI ne serait-il pas en train d’attendre en vain ? Ne serait-il pas en train de s’illusionner en continuant de toujours penser au retour de Gbagbo avant les élections de 2020 ?

Sa démotivation peut être bien compréhensible car, devant lui, ne sont-ils pas toujours à la baguette, les mêmes comploteurs et leur satanée communauté internationale qui étaient venus changer l’ordre constitutionnel, dans la plus totale impunité et dans l’indifférence générale des autres puissants ?

 

Ne les voit-il pas, par leurs actions, en train de faire comprendre au FPI que tant qu’ils ont avec eux les maîtres du monde, ils resteront toujours au pouvoir et que l’espoir qu’un parti autre que le leur, prenne le pouvoir, n’est pas pour demain?

Il voit également et, curieusement, que l’on ressent de la nervosité et aussi de l’inquiétude suivies de tractations secrètes du côté de ceux qui l’y ont conduit, chaque fois que, de la Haye, nous parviennent des informations sur l’issue heureuse du procès qu’on lui a collé sur le dos.

Devant la situation dans laquelle se trouvent les militants de son parti, Madame Simone EHIVET-GBAGBO a compris qu’il lui fallait parler à ces hommes et à ces femmes autrefois valeureux, aguerris, intrépides, mais que les malheurs traversés par le parti et son chef sont en train de transformer en personnes amorphes.

Et quoi de plus enhardissant que de leur parler de la naissance du FPI, de celle de l’OFFPI et des objectifs qu’ils se sont fixés ?

C’est donc à cet exercice que la 2e VP du FPI s’est livrée en rappelant à son auditoire les fondamentaux du FPI depuis sa création pour –comme on le disait en son temps- « secouer le cocotier », effacer les peurs, les torpeurs, les engourdissements, les atermoiements de ses militants!

C’est donc pour cela que Simone EHIVET-GBAGBO a jugé nécessaire de rappeler à l’assistance la vision du parti qu’elle a contribué à créer.

Car ce dont il est question, par ces élections à venir, c’est surtout d’assurer la résurrection du pays, de réaffirmer sa souveraineté, de véritablement réconcilier les Ivoiriens; en un mot, il s’agit de reprendre la voie inscrite dans le projet de société et le programme de gouvernement du FPI que la méchanceté et la perversité de ses semblables n’a pas permis au parti de Gbagbo de mener à bien quand il dirigeait le pays !

Oui, il sera question –lors de ces élections- de parler et de proposer une vision de notre pays qui rassemble ses habitants, comme par le passé, en une harmonieuse mosaïque humaine, qui mette au premier plan la sauvegarde des intérêts de ceux-ci et qui donne à chacun, non pas la chance mais la possibilité réelle de jouir des bienfaits des trésors innombrables que Dieu a donnés à notre pays !

C’est cela l‘enjeu, mais c’est aussi cela la vision du FPI depuis ses origines !

C’est cela l’essence de l’idéologie du FPI que porte Gbagbo ; c’est la vision du FPI dont a parlé Simone Gbagbo à la tribune de l’OFFPI : celle des origines, celle qui a fait sa force en recueillant l’adhésion des masses populaires, mais aussi celle qui a pour but de « refonder la patrie agonisante » surtout en ces temps d’incertitudes après le cataclysmique tremblement de terre politique qu’elle a connu !

C’est cela que les fondateurs du FPI s’étaient attelés à inculquer à tous leurs militants.

Seulement voilà !

Avec quel type de militants le FPI retournera-t-il à la conquête de la Côte-d’Ivoire pour l’année électorale 2020 qui s’annonce déjà?

Surtout que tous ou presque ont été traumatisés ou le sont encore après la cauchemardesque crise postélectorale dont l’ultime conséquence est de s’être retrouvés privés de Gbagbo, celui qui faisait la force visible et incontournable du FPI et qui avait réussi à en faire le redoutable « parti des élections » qu’il était jusqu’aux élections de 2010 ?

Il n’est un secret pour personne que depuis le décès du président Félix Houphouët-Boigny, fondateur du PDCI, l’autre grand parti de l’échiquier national, le FPI est le parti qui réunit le plus de suffrages positifs quant à l’adhésion des populations à ce qu’il propose comme idéologie, comme mode de gouvernance, comme « vision » pour le peuple ivoirien.

C’est cette massive adhésion des divers peuples de notre pays, toutes tendances politiques, religieuses et tribales confondues, à ce que le FPI propose, et donc que propose le président Gbagbo chef du FPI qui avait, de tout temps, posé problème à ses contempteurs !

C’est de l’origine de cette fusion de la majorité du peuple dans cette vision du FPI que porte Gbagbo que la Vice-présidente du FPI, Simone EHIVET-GBAGBO a parlé!

Son rôle politique, en tant que 2e VP du FPI, c’est de galvaniser les militants et sympathisants du parti, en l’absence de celui qui est attitré pour le faire ; c’est de réveiller les ardeurs de tous ces hommes, femmes, jeunes, adultes et vieux qui avaient de tout temps fait la fierté du FPI !

Son rôle, c’est de rappeler constamment à la conscience de ces combattants les victoires qu’ils ont remportées ensemble dans les moments de braises –depuis l’acquisition du multipartisme en avril 1990 jusqu’à cette fatidique date du 11 avril 2011 !

Mais, galvaniser des militants, remobiliser les troupes, c’est leur rappeler les fondamentaux du parti, c’est s’assurer qu’ils connaissent bien le parti, sa façon de fonctionner, c’est qu’ils sachent exactement ce qui est attendu d’eux  à tel ou tel moment de la lutte !

D’où la série de questions-réponses qui avait pour objectif de savoir si elle était en face des mêmes militants qui, plusieurs fois testés par le passé avaient démontré que, pour la plupart, ils étaient aguerris, façonnés pour assurer la relève car possédant et maîtrisant l’idéologie du parti.

Car, et ce sont des faits avérés, en d’autres temps, ils avaient « prouvé » !

Ils avaient su se montrer militants convaincus, incorruptibles, idéologiquement préparés pour faire échec à toutes les tentatives de déstabilisation !

En 2010, n’avaient-ils pas mis en déroute la communauté dite internationale, ces pays occidentaux abusivement appelés nations de démocratie ?

Quand ce ramassis de comploteurs s’est ligué contre notre pays pour faire main basse sur ses richesses et que, pour assouvir leur convoitise, ils avaient mené la guerre contre le régime de Gbagbo qui voulait dérouler la vision du FPI dont il était porteur.

N’ont-ils pas vu les militants –comme un seul homme- se dresser et faire bloc autour du leader du FPI ?

Quand, dans leur noir dessein, ils avaient retourné une partie de ses fils contre leur propre pays, les conduisant à planter traitreusement le glaive dans le sein de la mère patrie, ces mêmes militants n’ont-ils pas mené la résistance, les mains nues, décidés à périr pour sauver leur nation en danger ?

Quand, ils ont fermé des agences bancaires occidentales ou celles qui leur étaient proches, avec le clair dessein de retourner le peuple ivoirien contre Gbagbo et sa vision, n’ont-ils pas dû se rendre compte que, plutôt que de se détourner de lui, de détester, de trahir et de haïr Gbagbo et sa fameuse vision de la politique, le peuple s’est senti plus solidaire de l’homme, a épousé son combat et est allé parfois jusqu’à s’identifier à lui !

Ils sont même allés jusqu’à priver de médicaments ce peuple que rien ne semblait pouvoir faire fléchir dans sa volonté de suivre Gbagbo jusqu’au bout !

De guerre lasse, leur solution finale a été d’éloigner Gbagbo de la Côte-d’Ivoire pour l’affaiblir et aussi affaiblir son parti.

Il y est depuis près de 10 ans et jamais son aura –auprès de son peuple- n’a été aussi éclatante !

Ils avaient pensé pouvoir réussir à retourner le peuple contre le porteur de la vision du FPI, ils sont entrain de déchanter et sont condamnés à trouver d’hypothétiques moyens de vaincre Gbagbo et son FPI !

C’est pour s’assurer que ces militants-là, qui ont fait échouer toutes les tentatives de déstabilisation du régime de FPI de Gbagbo, et qui ont obligé la France et l’ONU à « jeter bas le masque », à dévoiler finalement leur jeu trouble de soutiens financiers et militaires de la rébellion ivoirienne, sont encore « bons pour le service » que Simone EHIVET-GBAGBO a tenu ce discours hautement politique du haut de la tribune offerte par l’OFFPI !

Convaincue que les « soldats aux mains nues du FPI » sont toujours prêts, elle a ensuite rappelé la deuxième étape de l’engagement des pères fondateurs du FPI.

Et d’ajouter, « Gbagbo n’est pas notre vision ; notre vision, c’est la Côte-d’Ivoire nouvelle…Nous travaillons pour que notre vision de la Côte-d’Ivoire soit là, 10, 20, 100 ans et plus! »

Naturellement, ces propos de Simone EHIVET-GBAGBO qui sonnent comme une déclaration iconoclaste, ont fait les choux gras de journaux et de « journaleux » à la petite semaine, ont animé les conversations de ceux qui

–dans l’ombre- espéraient depuis toujours un faux pas de la direction intérimaire du FPI pour espérer se positionner avantageusement pour la course à la présidentielle d’octobre 2020 !

Alors, ils s’en sont donné à cœur joie, ne voulant pas comprendre ce qui pourtant était une évidence. Dans leur dessein lugubre, ils n’ont pas voulu saisir le sens de la série de questions que la 2e VP du FPI posait pourtant clairement, pédagogiquement, méthodiquement !

Elle savait bien que ses propos seraient interprétés par les spécialistes de la mauvaise foi qui pullulent dans la sphère politique ivoirienne, ces experts en falsification !

Patiemment, pas-à-pas, elle a emmené son auditoire à comprendre que « aimer Gbagbo parce qu’il est <<beau>>, est une raison vraiment compréhensible mais pas suffisante pour militer au FPI car si l’on trouvait quelqu’un de plus << beau>> que lui, Gbagbo serait remplacé. »

Ainsi, si la vision qu’il porte n’est pas solidement ancrée, politiquement, idéologiquement, viscéralement, dans notre cœur et dans notre raison, elle sera facilement détruite.

Or, il ne faut pas que la vision du FPI, qui est de refonder une Côte-d’Ivoire nouvelle, soit détruite par la première bourrasque, par ignorance de la portée de la vision qui a présidé à la création du FPI.

C’est un rappel, mais c’est aussi un hommage que Simone rend à tous ceux qui ont compris le combat du FPI qui est de maintenir la flamme toujours allumée. Car, c’est grâce à eux que, le FPI, voué à une mort certaine, en considérant toute l’armada universelle qui s’est donné les moyens militaires, financiers, idéologiques de l’écraser en 2010-2011, est sorti quasi indemne de cette rébellion qui a duré une décennie et qui aurait emporté tout autre parti.

Grâce à ceux qui auront compris cela ainsi, « Le jour où Gbagbo ne sera plus là, notre vision, elle, sera et devra toujours vivre ! »

C’est à un premier niveau donc, un hommage à la vigilance des militants et sympathisants du FPI qui ont résisté et continuent de lutter, pour que le parti ne s’effondre pas ; mais c’est aussi, à un deuxième niveau, pour recadrer ceux des dirigeants à la foi chancelante du fait des sévices endurés et de l’incertitude de l’arrivée du chef Gbagbo.

A un troisième niveau, nous y voyons un pied de nez que Simone EHIVET-GBAGBO fait à la coalition internationale des obscurantistes qui continuent de penser qu’en maintenant Gbagbo hors de chez lui pour le priver de participer à la vie politique en Côte-d’Ivoire, ils vont tuer la vision qu’il porte !

Or, cette vision est ancrée –définitivement- dans l’esprit des Ivoiriens !

Et c’est cela que les fondateurs du FPI se sont attelés à inculquer à tous leurs militants !

Les exemples cités plus haut lors de leur immixtion dans notre vie politique et leur lutte pour arracher le pouvoir à Gbagbo auraient dû les instruire !

C’est aussi leur crépuscule qu’elle annonce car ils prennent l’ombre pour la proie ! Car en fait, Gbagbo n’est que le porteur de la vision du FPI, et s’il tombe, bien vite d’autres Gbagbo assureront la relève dans la lutte du parti pour le bonheur du peuple ivoirien.

Oui, et Laurent Gbagbo lui-même l’avait annoncé il y a belle lurette : « SI JE MEURS, ENJAMBEZ MON CORPS ET CONTINUEZ LE COMBAT ! »

Et cela, beaucoup de vrais combattants, militants et sympathisants du parti à la rose l’ont intégré dans leur vision politique !

                                                         Ce lundi, 09 décembre 2019.

TAGRO Tapé Innocent, Enseignant

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.