Simone Gbagbo raconte l’humiliation que l’armée française lui a fait subir: Arrivée au Golf, j’avais les fesses en l’air, et des ‪‎militaires français‬ filmaient

Le procès de Simone Ehivet Gbagbo a démarré hier mardi 31 mai 2016, jour du 71 ème anniversaire de son époux le président Laurent Gbagbo. L’ex première dame est poursuivie pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Après la lecteur des charges retenues contre l’ex première dame Simone Gbagbo, la défense a soulevé une observation préalable relative à la qualification des charges au regard des articles 138 et 139 nouveaux utilisés pour qualifier de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En effet, ces articles (138 et 139 nouveaux) sont apparus dans le code pénal ivoirien seulement en 2015.

Alors que les prétendus crimes pour lesquels comparaît madame Gbagbo Dame datent de 2011. Ces faits sont donc antérieurs aux articles invoqués par l’avocat general. Malgré la pertinence des arguments des conseils de madame Gbagbo, la cour a rejeté les questions préalables soulevées et a décidé de juger Simone Gbagbo. Madame Gbagbo a donc immédiatement été appelée à la barre. Elle a plaidé non coupable.

Ce mercredi 1er juin 2016, deuxième jour du procès, Simone Gbagbo a tenu à saisir la belle occasion qui lui est donné dire sa part de vérité: «Monsieur le président, monsieur le jurés, monsieur le procureur, je voudrais vous remercier pour votre sollicitude à mon égard. Ma présence ici est un moment formidable pour moi de dire devant mes accusateurs ce qui s’est réellement passé».

Mais avant, l’ex première dame de Côte d’Ivoire a tenu à saluer la mémoire de tous les disparus de la crise postélectorale ivoirienne: «Pour le respect que j’ai pour le peuple de Côte d’Ivoire, je demande l’indulgence de la cour pour qu’on observe une minute de silence en mémoire de toutes les victimes. Je voudrais saluer la mémoire de tous les disparus quelque soit leur bord. J’ai une pensée pour toutes ces personnes qui ont tout perdu et qui vivent dans le desarroi».

Revenant au faits qui lui sont reprochés et après avoir plaidé non coupable, madame Gbagbo a tenu préciser que «la crise dite post-électorale est née du refus de Ouattara et la France de respecter les décisions du Conseil Constitutionnel». En effet pour madame «c’est Gbagbo qui a gagné les elections. On veut vous faire croire que c’est moi qui est tué le peuple de côte d’Ivoire or les acteurs sont encore vivants. On veut tronquer l’histoire de la côte d’ivoire». Profitant de l’occasion qui lui était offerte, Simone Gbagbo a présenté ses vøeux d’anniversaire à son époux detenu dans les prison de la communauté international: «les ivoiriens ne sont pas trompés en votant massivement pour le President Gbagbo, mon époux, pour qui j ai une pensée et à qui je souhaite joyeux anniversaire».

Se fondant sur les débats qui ont eu lieu suite à l’observation préalable, soulevée par son conseil de defense, relative à la qualification des charges contre elle au regard des articles 138 et 139 nouveaux utiliés, madame Gbagbo a indiqué que ses accusateurs veulent coûte que coûte la condamner pour des crimes quelle n’a pas commis, juste par la volonté du pouvoir: «je suis là parcequ’ils veulent que je sois coupable…..»

Ci-dessous quelque extraits

Qui a gagné l’élection de 2010?

Le 2 décembre 2010, Contre tout attente, monsieur Youssouf Bakayoko est allé proclamer les résultats des élections présidentielles dans le QG de l’adversaire du président Laurent Gbagbo, monsieur Ouattara. Messieurs les juges comment cela est il possible qu’un magistrat peut avoir sous ses plumes un tel acte ?

Le président de la CEI (Commission Electorale Indépendante) ne peut produire une telle déclaration qu’avec l’ensemble de son bureau réuni et au siège de l’institution. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les les textes.

Le président de la CEI n’a jamais pu fournir un procès verbal de délibération. Je le met au défit aujourd’hui de fournir un procès verbal avec la liste des emargements. Les résultats produit par la cei ne peuvent être des résultats provisoire. Nous avons encore vu ces mêmes manquements à l’élection présidentielle de 2015.

Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont suceptibles d’aucun recours. Vous savez ce que ça veut dire vous qui maniez tous les jours le droit. Même l’ONU dans ses résolutions reconnait la souveraineté de la Còte d’Ivoire. Ce sont les textes de la Côte d’Ivoire qui son reconnus. La décision de Tchoï n’est donc pas au dessus des textes de la Côte d’Ivoire.

Dès lors le débat sur qui a gagné les élections est clos C’est Laurent Gbagbo qui a gagné les élections de 2010. Laurent Gbagbo a prêté serment, c’est donc le Président Laurent Gbagbo qui est le président de la République de Côte d’Ivoire. Pourquoi est-ce que des magistrats, c’est à dire des personnalités garante du judiciaire accepte le contraire ? Le rôle du pouvoir judiciaire n’est-il pas de prendre des lois et dire le droit ? Nest ce pas d’appliquer les lois ? Pourquoi donc votre cour qualifie ouatara de président élu en 2010, pourquoi ?

Le seul Président élu à la suite des élections de 2010 c’est Laurent Gbagbo.

Il n’a jamais subsisté en Côte d’Ivoire deux gouvernement légaux. Le seul gouvernement légitime est celui de Mr Laurent Ggagbo avec à sa tête Le Premier Ministre Aké Ngbo.

Je sais qu’après la capture de Laurent Gbagbo et de moi même, le Conseil Constitutionnel et venu rendre une décision qui déclare ouattara comme président de la république, non pas comme vainqueur des élections. Et pour la première fois en Côte d’Ivoire, plus de 60 chefs d’états sont venus entériner cette forfaiture.

Sur quel texte de loi ivoirienne la chambre d’accusation s’est elle appuyée pour dire que ouatttara avait pris fonction depuis décembre 2010 au golf et que son gouvernement étai en place ?

Nous savons tous que son gouvernement a pris fonction le 10 mai 2011, car le nouveau chef d’état prend fonction a partir de sa prestation de serment. Même le procureur de la république reconnaît que Ouattara à pris fonction en mai 2011. Alors monsieur le président, on ne peut être plus royaliste que le roi lui-même.

Nous, nous sommes donc fait condamner à 20 ans pour avoir été hostile au gouvernement (de ouattara) de décembre 2010, donc d’un gouvernement qui n’existait pas.

Sur la crise post électorale

La crise post électorale est née du refus de Dramane et des autorités de la France d’accepter le choix du peuple et de l’arrêt du Conseil Constitutionnel.

Ce sont les hordes de mercenaires de Soro, descendant du nord de l’ouest en passant par l’Est. Violant, volant tuant

Sur les charges dont elle est accusée

Crimes contre l’humanité, crimes contre les prisonniers de guerres, je ne me reconnais pas en cela.

Comme Outtara le dit lui-même, il a pris fonction après son investiture en mai 2011, alors tout ce qu’il a fait (avant cela) était dans illégalité.

Sur la marche de la RTI, l’arrêt indique que cette marche était pacifique contrairement à ce que confesse la chambre d’accusation. Et nous avons des vidéos qui attestent que cette marche (sur la RTI) n’était pas pacifique. Et puis personnellement, je n’ai jamais été associé à la sécurisation de cette marche. Aussi, aucun témoin ne m’accuse à ce propos. Demander au DG de la police, il est toujours à ce même poste. Je trouve curieux que la justice n’ai jamais entendu le DG de la police Brindou N’bia.

Sur les allegations faisant état de tuerie de femme à Abobo

Aucune preuve n’a été donné que des obus des FDS ont été lancé sur le marché Siaka Koné d’Abobo. Que des allegations.

Au cour du procès militaire, il y a eu un expert qui a dit qu’il est impossible de tirer un obus sans courrir le risque d’endommager le camp commando d’Abobo, parce que les distances sont trop proches. J’ai lu tous les procès verbaux des témoins, mais aucun témoin de m’a cité, aucun fait.

Si des femmes sont mortes à Abobo, cela devrait être établi. Où sont les corps, quelles sont les lésions ? Quel est mon implication si cela est avéré ?

Pourquoi je n’ai pas élevée la voix pour demander à la population de lever les barages dans les quartiers, c’est de ça qu’on m’accuse ?

Mais les barrage découlaient du besoin des populations de se sécuriser. Même quand on me deportait à Odienné (bastion de dramane), il y avait des barrages partout dans les quartiers. Même dans les quartiers (Abidjan) dit bastillon du rdr il y avait des barrages. Aux dernières assises, les témoins du RDR ont reconnu qu’ils faisaient des barrages dans leur quartiers. Moi je n’ai eu aucun contact avec les barrages.

L’arrêt stipule que j’avais une main mise sur la télévision d’état, donc j’aurais utilisé l’émission raison d’état pour insister à la haine. J’ai encore quelques éléments de cette émission’ et je regarde souvent. Qu’est ce qui haineux ? Et haine contre qui?

Lors des dernières assises, les journalistes qui animaient cette émission et étaient poursuivi pour les mêmes raisons ont été acquitté, et moi on m’accuse (encore) d’avoir diffusé des messages de haine ;

Sur la cellule de crise

Oh seigneur!

Dans ce document j’ai vu des gens aller de postulat en postulat, d’allégation à allégation. J’ai été triste et je suis triste. On dit, Moi Simone Ehivet, j’ai instrumentalisé la crise postelectorale pour exécuter In plan visant à éliminer une partie de la population ivoirienne.

Ce texte me rend triste. Chaque mot est une outrecuidance.

Monsieur le président, les magistrats qui ont écrit ce texte y accordent-ils foi? Si cela s’avère c’est que nous sommes en danger Côte d’Ivoire.

Dans ce document il y a une déformation sans vergogne de la vérité. Parce qu’il y a des personnes dans les bras de qui moi Simone Gbagbo je devraient me retrouver. C’est dans vos bras que celui qui est accusé devrait trouver refuge. Vous ne pouvez pas affirmer qu’il y a eu une cellule de crise qui ordonnait tout sans preuves, sans donner le contenu des réunions. Même si vous êtes juge, même si vous êtes procureur de la république, vous ne pouvez pas le dire dans votre bouche sans preuves. Si vous le dites, c’est que personne n’est en sécurité dans ce pays.

Monsieur le Président c’est dans vos bras que je devrais me réfugier sans appréhension…

L’humiliation que l’armé française lui a fait subir

Je suis particulièrement touché par la violence faite aux femmes. J’ai été tabassée. J’ai vecu la violence dans ma chaire. J’ai échappé plusieurs fois au viol.

Quand je suis arrivé au Golf, monsieur le président, j’avais les fesses en l’air, et des ‎militaires français filmaient, ils prenaient des photos.

Avant mon arrestation j’etais tressé, mais arrivé au golf, il ne me restait qu’une petite touffe de cheveux sur la tête. Tout à été arraché…

Aïssatou Traoré

Eburnienews.net

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One comment

  1. Quel courage?Quelle grandeur d’esprit,Mme La Première Dame Simone E. Gbagbo?Quelle amazone,puissante combattante qui,malgré la corruption des juges et leur mission commandée visant à nuire,trouve encore la voix pour rétablir les faits que ses bourreaux (dont l’ingrat démon Dramane en premier) contrefont et falsifient sous nos yeux,il n’y a pas 10 ans!Honte bue à la lie et bassesse à cette race de prétendus hommes de droit en toge de Barabas!Vous pouvez tout falsifier,mais l’Histoire vous rattrapera,bande de putréfactions morales sans conscience! Voici les méthodes du parti unique avec ses facettes hideuses de justice très inféodée près le parrain rebelle Assassin Dramane Wattra qui renaît avec virulence!Un beau soir,l’Eburnie ne sera pas Burkina du Sud et tanière des brigands de la CEDEAO!

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