Simone Gbagbo sera-t-elle autorisée à assister aux obsèques de sa belle mère ?

Simone Gbagbo sera-t-elle autorisée à assister aux obsèques de sa belle mère ?

Imaginez son arrivée à Blouson ou à Gnaliépa. Comment réagira le gouvernement d’Alassane Ouattara si des partis politiques des pays amis et frères solidaires de Laurent Gbagbo, envoient des délégations aux Obsèques ? Comme vous le voyez, rien n’est réglé entre la famille et le gouvernement du rattrapage ethnique. Que reste-t-il finalement à rattraper dans un pays ou la morale et la compassion ne font plus bon ménage depuis des lustres ?

Pourquoi tant de haines et de cruautés contre eux et leurs descendants ? Tous ceux qui n’ont pas pris en compte la psychologie collective des Bété doivent repenser ici et maintenant les états d’âme de cette région très sensible de la Côte d’ivoire. Voilà pourquoi le lieu d’enterrement de la maman Margueritte Gadô, va devenir un sanctuaire, un lieu où convergeront des fleurs, des bougies, des prières et chants de tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le séparatisme du rattrapage ethno tribal d’Alassane Ouattara.

La conjugaison de population qui ira aux obsèques confrontera Gagnoa et sa région à un immense problème d’hébergement et d’hospitalité hors norme. Toutes formes d’aides de l’Etat sera refusé. Les FRCI doivent se faire discret. Certains et ils sont nombreux qui s’appuyant sur une jurisprudence de la CPI souhaite que Laurent Gbagbo soit aux funérailles de sa maman.

Nous ne lui conseillons pas un tel voyage dans un environnement de dozos, de sakos, gogos et autres zozos. Certes l’amour de revoir les siens est très fort pour l’homme privé de liberté qu’il est, mais nous lui demandons en historien de se rappeler de l’assassinat de Benigno Aquino, à l’aéroport de Manille le 21 aout 1983.

Nous déconseillons aussi aux officiels du gouvernement du rattrapage ethnique d’aller se faire voir aux obsèques de dame Margueritte Gadô, car la colère de la foule pourra ressembler à ce que nous avons vu à Palerme en Sicile en septembre 1982, à l’occasion des funérailles du général antimafia Roberto dalla Chiesa, au cour duquel le premier ministre et le ministre de l’intérieur de l’Italie, furent violemment conspués et ne trouvèrent leur salut que dans une prompte retraite dans une voiture blindée (…)

Serge-Nicolas Nzi

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